Le mois de la rentrée s’achève et c’est déjà l’heure du bilan lecture septembre 2024.
Ce mois-ci, j’ai eu d’excellentes lectures, mais aussi de vraies déceptions. Il faut ajouter à cela des romans que j’ai abandonnés tant je me suis ennuyée. Lorsque j’ai le temps, j’ai décidé de chroniquer également mes déceptions, à condition d’avoir lu les ouvrages en entier. Pour les abandons, j’écrirai quelques lignes sous la couverture du livre dans chaque bilan.
De plus en plus, j’éprouve le besoin d’être immergé dans de vraies histoires, avec de beaux personnages. Parfois, je me trompe dans mes choix, même lorsque la thématique m’intéresse a priori. L’écriture peut être très belle, léchée, si le roman ne me propose pas un contenu, différent de « moi et mon nombril », cela ne me satisfait plus.
Dans ce bilan lecture septembre 2024, quelques lectures se démarquent clairement par rapport à d’autres. Je voudrais d’abord parler des trois romans coup de cœur du mois.
Il y a le trait remarquable « Bien-être » de Nathan Hill qui brille par son originalité et les thématiques abordées sous couvert d’une dissection du couple. Quel intense plaisir de lecture ! Quelle plume ! Quelle densité !
Puis, il y a le bouleversant roman d’Arnaud Dudek, « Un printemps en moins » qui m’a arraché le cœur, car il traite du harcèlement scolaire, un sujet qui me met dans une rage folle pour l’avoir expérimenté dans ma propre famille. J’aurais envie que tous les profs de français le lisent et le fasse lire à leurs élèves, pour qu’ils comprennent enfin, les dégâts psychologiques irréversibles que les enfants harcelés ressentent lorsqu’ils sont choisis comme « victime ».
Enfin, le roman d’Ariane Bois, « Après elle », donne la parole à ceux qui restent, les enfants, lors d’un féminicide. Sa plume, sensible, juste, qui vient creuser dans les synapses psychologiques des victimes silencieuses, est remarquable.
Merci à ces trois auteurs d’avoir suscité autant d’émotion et un tel plaisir de lecture.
Dans ce bilan lecture de septembre 2024, vous trouverez également les chroniques de trois déceptions. Je ne prends pas un plaisir pervers à écrire ce qui m’a déplu, mais j’estime que c’est parfois nécessaire, même si, il est incroyable de constater à quel point ces chroniques sont lues (bien plus que les chroniques positives).
Ainsi, le roman de Rebecca Lighieri « Le Club des enfants perdus » a déjoué tous mes pronostics en termes de vues. Je n’ai jamais eu autant de lecteurs pour cette chronique… Autant vous dire que je m’interroge un peu. Est-ce parce qu’il fait partie de la première liste du prix Goncourt ?
Quant à « Tata » que j’ai attendu avec tellement d’impatience, je vous laisse lire ma chronique, lire le roman, et vous faire votre propre avis.
La dernière chronique négative concerne le roman de Guillaume Sire « Les grandes patries étranges » qui m’a vraiment mise en colère. Je regrette d’avoir eu à insister autant sur le style, mais j’ai rarement lu un roman aussi pompeux. Vraiment dommage, car il avait un réel potentiel.
À toutes fins utiles, je rappelle que l’on peut prendre un réel plaisir à lire un roman très exigeant qui nécessite une vraie implication de la part du lecteur, et un roman plus « facile » avec le même plaisir !
Je vous souhaite de très belles lectures pour le mois d’octobre et je vous embrasse 😘 .

Après la brume, Estelle Rocchitelli.


L’épaisseur de l’aube, Nicolas Garma-Berman.

Le bruit de nos pas perdus, Benoît Séverac.

Prendre son souffle, Geneviève Jannelle.

La vie qui reste, Roberta Recchia

Un printemps en moins, Arnaud Dudek.


Les Guerriers de l’Hiver, Olivier Norek.

Le Club des enfants perdus, Rebecca Lighieri.


American Boys, Khashayar J. Khabushani.

Les grandes patries étranges, Guillaume Sire

L’éducation des papillons, Donato Carrisi.

Chronique à paraître
Abandons :

Abandon page 250
C’est la première fois que je suis si déçue par un roman de Jérome Camut et Nathalie Hug. L’année dernière, ils m’avaient pourtant épaté avec « Nos âmes au diable ».
NOS ÂMES AU DIABLE, Jérôme Camut et Nathalie Hug – Fleuve Noir, sortie le 17 mars 2022.
« Loin de la fureur du monde » est un roman dont la lecture s’est avérée particulièrement laborieuse, surtout dans la première moitié. Impossible de vraiment entrer dans l’histoire tant les invraisemblances se multiplient. Les personnages creux et inconsistants prennent des décisions absurdes, leurs actions manquent de logique, ils souffrent cruellement de profondeur et de crédibilité, ce qui rend toute tentative d’empathie vaine. On peine à comprendre leurs motivations et réactions face à des événements qui devraient logiquement susciter plus d’émotions ou de réflexions.
De plus, l’intrigue centrée autour d’un mystérieux massif forestier où des disparitions inexpliquées s’accumulent aurait pu être intéressante, mais elle s’effondre rapidement sous le poids de ses propres invraisemblances. On a l’impression que l’histoire avance non pas grâce à des actions logiques, mais à des artifices narratifs, créant une sorte de décor factice dans lequel il est impossible de s’impliquer émotionnellement.
Une lecture très décevante que j’ai survolée en diagonale sur la deuxième moitié pour avoir le fin mot de l’histoire et que je ne regrette absolument pas de ne pas avoir terminée.
D’autres avis sur le roman – Babelio –

Quel ennui… Voici le genre de livre dont je parlais plus haut où il n’y a pas vraiment d’histoire puisque le texte repose principalement sur de l’introspection psychologique. Les nombreuses séances de thérapie sont longues et répétitives. Le roman se concentre sur les non-dits et les traumatismes familiaux à caractère autobiographique. Il souffre d’un manque de rythme, d’une intrigue active, d’évènements notables… De plus, il est entièrement focalisé sur le personnage de Sandrine et son dialogue intérieur. Trop psychanalytique pour moi, trop stagnant. Abandon page 100.
D’autres avis sur le roman – Babelio –


Chronique à paraître

Chronique à paraître

Un livre à lire et une série à regarder ❤️

Les séries et les films de polar sont nombreux. Olivier Norek et Sandrine Colette viennent d’être nommés dans la première sélection du Goncourt. Olivier Norek est aussi dans la liste du prix Renaudot et Interallié. De plus en plus d’auteurs et d’autrices de polar sont invités dans les médias mainstream.
Bref, le polar est-il devenu respectable ?
Les nombrils, ça n’a jamais été ton (notre) truc(s) 🙂
Pas vraiment 😂
Et pourtant, regarde on ne voit même plus les têtes parfois 🤣
ils ont créé des monstres ! 😉
Qui se reproduisent…
Un mois en demi-teinte, j’espère qu’octobre sera à la hauteur et mettra dans tes lectures autant de couleurs que dans les arbres ! (Ouais, je suis d’humeur poétique, ce matin 😅)
Tata me reste en travers de la gorge. Et ça a déclenché une panne de lecture. 😈 Bilan mitigé mais joli tout de même. Merci à toi 🙏 😘
Je compatis, crois-moi… Je n’ai pas forcément la main heureuse en ce moment, mais quand j’aime, j’aime vraiment beaucoup ♥️
Ça, j’avais bien remarqué que quand tu aimes, tu aimes. 🥰 Et quand tu n’aimes pas, aussi. 😁😘