« Ceux qui nous frappent » s’ouvre au tribunal correctionnel de Rennes. Trois journées d’audience pour juger Charles Levain, poursuivi pour harcèlement moral ayant conduit sa compagne Sara Messina, ancienne boxeuse, à se jeter dans la Vilaine. Le roman s’appuie sur une circonstance aggravante bien réelle du Code pénal, inscrite depuis la loi du 30 juillet 2020 : 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende lorsque le harcèlement conjugal a poussé la victime au suicide. Ici, Anaïs Llobet s’appuie sur cette loi qui existe en réalité depuis cinq ans au moment de ce procès, mais que la justice peine à faire fonctionner. Comment prouver de tels faits quand, dans un dossier judiciaire, il n’est pas fait mention de coups et que les mots qui disent la violence ne demeurent que dans quelques messages téléphoniques ou dans la mémoire de ceux qui restent ?
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