Aude Bouquine

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

Des sorties programmées avant… Avant le confinement… Vous trouverez ici des informations sur les reports de la fin du mois de mars, mais aussi les nouvelles dates programmées pour les sorties d’avril. Certaines maisons d’édition ont fait le choix de sortir d’abord une version epub, puis une version papier plus tard. C’est le cas par exemple pour le roman de Sonja Delzongle, et pour celui de Franck Leduc. Cela sera également le cas au mois d’avril. Évidemment, ces dates de report sont encore susceptibles de changer en fonction du temps que nous mettrons à sortir de cette crise. Les principaux salons littéraires ayant été annulés, il est plus que jamais indispensable de soutenir les auteurs par d’autres voies. J’essayerai de mettre à jour cet article régulièrement et j’espère pouvoir sortir un article « sorties de mai » sans annoncer de mauvaises nouvelles. D’ici là, portez-vous bien et essayez de sortir de chez vous par la lecture. Lire la suite

Et voilà, le mois de mars est passé. Mon rythme de lecture était plutôt très bon, jusqu’au confinement… Ce mot fera désormais partie de notre histoire collective, mais aussi de notre Histoire avec un grand H. À ce jour, plus de 3 milliards de personnes sont confinées sur notre terre, en lutte contre un ennemi invisible. Gageons que cet événement dramatique fera naître des romans forts et anxiogènes dans les années à venir. La grande différence sera qu’on ne pourra plus parler d’incohérences ou de ficelles trop grosses… On saura !

Ce mois de mars s’annonçait très riche au niveau des sorties, et riche aussi en émotions. Certaines maisons d’édition ont repoussé leurs sorties et c’est bien compréhensible. Le secteur du livre va lui aussi souffrir considérablement de la situation. Lire la suite

J’aurai énormément de choses à dire sur le dernier roman d’Aurélie Valognes, mais je vais essayer d’être concise. C’est l’histoire d’un petit garçon qui ne colle pas au système scolaire, un enfant qui n’entre pas dans les cases. Alors, on le juge, on le blesse on le tyrannise avec des mots. « Il commençait à en avoir assez des étiquettes qui grattent, des gommettes qui collent et des cases trop étroites dans lesquelles les adultes s’obstinaient à l’enfermer. » Toute sa scolarité sera une lente descente vers les abîmes de la perte de confiance en soi, jusqu’à être persuadé être « encore plus un moins que rien ». Les instituteurs qui jalonnent sa vie durant ses années d’école d’élémentaire sont d’une férocité verbale sans nom, de ces paroles prononcées qui restent gravées à tout jamais. « Je ne vois pas quel avenir pourrait s’ouvrir à lui, à part peut-être “essayeur de matelas” ». Lorsque Gustave arrive en sixième, il rencontre la prof de français qui va changer sa vie : Céline Bergamote. Elle est la seule à croire en lui et à pouvoir lui redonner confiance. Elle est celle qui ouvre le cahier des rêves… Lire la suite

Un livre qui arrive à point nommé dans une atmosphère actuelle très préoccupante. « Survivre », un titre qui donne des frissons face à ce que nous vivons actuellement, et qui remet en cause nos libertés individuelles pour le bien collectif. Ne serait-ce que pour ces raisons-là, il est intéressant de lire ce roman pour découvrir comment Vincent Hauuy imagine notre futur. Un futur proche, puisque nous sommes ici en 2035. La terre est en grande difficulté et connaît des « vagues migratoires sans précédent », des canicules meurtrières, des conflits qui explosent, des villes sous loi martiale, des guerres entre pays pour négocier le prix de l’eau. La pauvreté accrue provoque des guerres civiles sans précédent « Quand on a tout perdu, la perspective de la mort n’est plus un frein. » Florian Starck est ce qu’on appelle un survivaliste, et un exilé volontaire. Il a fui la société pour se réfugier en pleine nature, celle-ci lui ayant pris les deux êtres qui comptaient le plus dans sa vie. Il a quitté la société parce qu’il ne supportait plus l’espèce humaine. Il est appelé par sa sœur Claire, ministre de l’Intérieur pour participer à « un divertissement international sur le thème de la survie, la grande préoccupation du moment. » Son rôle officiel sera de coacher une participante pour l’aider à remporter le jeu. Sauf que sa véritable mission ne va pas s’arrêter là… Lire la suite

« Je regarde le lac noir. Il n’y a plus un bruit autour de nous. Juste le clapotis de l’eau sur les rochers du rivage, quelques bourrasques de vent qui viennent faire frissonner les feuilles des arbres. Le lac, si avide, est-il enfin rassasié ? » Le cadavre de Clara Miller est remonté du lac aux suicidés, comme ceux de plusieurs autres femmes. Ce lac, situé près de la demeure de Mike Stilth, star adulée, idole incontestée, conduit Paul Green, journaliste au « Globe » à mener l’enquête. Pour cela, il lui faudra déterrer les secrets de la star, tenter de pénétrer la forteresse qui lui sert de domicile, approcher ses enfants, son staff, la redoutable Joan Harlow et ses gardes du corps. Que cache le magnétique Mike Stilth ? Quelles sont ses blessures ? Pourquoi garde-t-il Noah et Éva prisonniers des murs de Lost Lakes ? Olivier Bal nous entraîne dans les limbes du star système et du journalisme putassier. Lire la suite

L’année dernière presque à la même période, je vous parlais de l’entrée fracassante dans le monde du noir d’Antoine Renand. Avec « l’empathie », il avait marqué mon esprit en développant des thématiques questionnantes, et intéressantes autour d’une trame très bien ficelée. Figurez-vous qu’il remet ça cette année, avec « Fermer les yeux ». Chronologiquement, « Fermer les yeux » siégeait déjà dans les pensées de l’auteur bien avant « l’empathie », même s’il est publié après. L’histoire a été écrite en 2005 sous la forme d’un scénario : cela devait devenir un film. Et puis, les hasards de la vie en ont décidé autrement. Cela veut dire qu’Antoine Renand n’a pas été obligé de faire de concession, que son texte est celui qu’il voulait qu’il soit et que le résultat est à la hauteur de ses attentes. Qu’en est-il des nôtres ? Lire la suite

Lorsque j’ai découvert Claire Favan grâce à Gérard Collard, nous étions en 2010 (heu… 10 ans déjà) et elle entrait avec fracas dans le monde du noir avec « Le tueur intime » suivi du « tueur de l’ombre ». Cela avait été un choc, et pour plusieurs raisons. D’abord, parce que c’était une femme et qu’il y a 10 ans elles étaient peu nombreuses dans le domaine. Ensuite, à cause des atrocités qu’elle écrivait, oui il y a 10 ans, peu osaient décrire de vraies scènes de meurtre avec force descriptions et moult détails. Son terreau d’écriture était le territoire américain et les tueurs en série. « Les cicatrices » vont nous replonger dans cette atmosphère. L’année dernière, l’auteur avait choisi d’écrire un roman beaucoup plus personnel, « Inexorable », qui traitait des souffrances d’un enfant harcelé, broyé par le système scolaire. Elle y avait alors mis beaucoup d’elle-même, de sa souffrance de mère, de sa vie intime. Cela lui avait été reproché. Les lecteurs étaient déroutés… Lire la suite

Le 26 mars 2004, Mylène Archère croise le regard de Pascal Kopinski. Elle a 45 ans, a épousé un brillant avocat, et gère un cabinet d’investissement très lucratif. Ce jour, elle visite le studio Del’Orto. Pascal y joue du charleston, il a 20 ans de moins qu’elle. « Je percevais dans ces murs un parfum d’aventure, un imminent virage. » Mylène et Pascal vont vivre une passion démentielle, de celles qui n’appellent aucune raison, aucune explication, aucune justification. « Ces trois cent soixante-cinq jours sont les plus intenses de mon existence et les plus évidents. » Mylène a maintenant 62 ans. Elle a passé 8 ans de sa vie en prison. Elle travaille dans un dépôt-vente, rien de subsiste de son ancienne vie, mais elle ne regrette rien. Comment une femme aussi brillante a-t-elle pu se retrouver dans une situation aussi précaire ? « Pour échapper à mon milieu, il me suffisait d’arrêter de croire que j’en étais prisonnière. »De temps en temps, Mylène s’offre des week-ends. Telle une « chasseuse de silence », elle prend le large pour s’offrir une parenthèse. Arrivée dans le Lot, elle découvre alors la roulotte qu’elle a louée. Mais celle-ci lui réserve bien des surprises : chaque objet présent la ramène à Pascal, l’amour de sa vie, pourtant mort, assassiné en prison. « Tout ici me parle d’un homme dont le souvenir et l’odeur me hantent depuis seize ans. » Pascal est-il toujours en vie ? Lire la suite

Le roman commence le 6 avril 2009, quelque part en France. Nabil regarde son fils Léonard dormir. Le petit a 2 ans 1/2 et une terreur sourde étreint Nabil « car ça va trop bien. Tant d’harmonie ; cet amour si viscéral qu’il exhume les peurs les plus ancestrales. Peur qu’il arrive quelque chose à Léo, peur des maladies, peur des accidents, peur du bonheur, peur d’y croire, peur du deuil, peur du vide, de cette folie qui embrase les tripes… »  Le roman se construit en deux parties, deux histoires que le lecteur suit de front : celle de la famille de Nabil et de sa femme Marie, et celle de Philippe Fournier, biochimiste, directeur de recherche au CNRS, membre de l’académie nationale de médecine, consultant pour Le Monde et nouveau membre de la Commission européenne sur le règlement des pesticides. Plus tard, il sera rejoint par Franck, journaliste au Monde. Tous ont un point commun : ils ont osé s’interroger sur le rôle des perturbateurs endocriniens, des risques, et des maladies qui en découlent. Certains le vivent de plein fouet, d’autres se battent pour qu’éclatent une prise de conscience et une forme de justice. Ils vont Tous subir une implacable vendetta orchestrée par le lobby de l’industrie chimique. « Et la machine à diffamer s’accélère, détruisant tout sur son passage. », « Nécrosé, le réel succombe au virtuel le plus putassier, faisant de leur vie un enfer 2.0 » Lire la suite

Une famille : Tom écrivain, Jake son fils de 8 ans, et Rébecca, décédée. Pour tenter de tourner la page et démarrer une nouvelle ville, Tom décide de déménager à Featherbank, « un endroit qui respire la sérénité », charmante petite ville qui semble propice au calme et à la tranquillité. Il ne sait pas que vingt ans auparavant, un serial killer sévissait en ces lieux et qu’il a tué plusieurs enfants. On l’appelait l’homme aux murmures. Vingt années se sont écoulées et pourtant, Jake entend régulièrement des murmures sous sa fenêtre lui demandant d’ouvrir la porte…. Lire la suite

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