« La Correspondante » suit Sybil Van Antwerp, une vieille dame à la retraite. Mère, grand-mère, divorcée, femme brillante qui a réussi professionnellement, Sybil s’assoit à son bureau tous les matins, pèse ses mots, laisse sa main suivre le fil de sa pensée et écrit des lettres. Elle s’adresse à son frère, à sa meilleure amie, à un jeune garçon, à ses auteurs préférés qu’elle lit avec passion, à son voisin, à une directrice d’université et à quelqu’un qu’elle surnomme Poulain.
Son quotidien se compose de ces mots adressés, de vérités contenues ou énoncées qu’elle pose sur le papier. Et puis, un jour, une lettre venue du passé fissure son équilibre. Quelque chose demande à être regardé en face. Alors, Sybil, qui croyait avoir rangé sa vie dans des tiroirs bien fermés, comprend qu’on ne traverse pas le temps sans qu’il réclame son dû. Ce roman épistolaire avance ainsi, par fragments, composé de missives qu’elle envoie et reçoit. Il est traversé par un drame ancien qui continue de faire de l’ombre.