« Ilos » emprunte le chemin dérangeant d’un futur proche… un futur aux particularités glaçantes pour être parfaitement reconnaissable. Marseille, 2052. La Méditerranée a avalé une partie de la ville, les immeubles émergent à peine de l’eau comme des épaves verticales. Il n’existe plus vraiment de ville, plutôt deux strates qui coexistent mal. En haut, ce qui reste debout. En bas, la « ville basse », celle que la Méditerranée a reprise. On circule en barque dans ce qui fut des rues, l’eau a cette teinte brunâtre qui dit l’abandon, et les rats ont colonisé ce qui reste habitable.
La montée des eaux, les tempêtes à répétition, les épidémies sonnent moins comme de la science-fiction que comme une simple extrapolation. Ce n’est pas le monde d’après l’apocalypse, c’est le monde de la dégradation continue, l’impression que la ville pourrit sur pied.