Aude Bouquine

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

J’ai découvert Anne-Gaëlle Huon lors de l’apéro des Caro du 24 juin (replay disponible, lien en fin d’article) et grande était mon envie de découvrir cette auteur pétillante, positive, au sourire lumineux et aux yeux brillants. Albin Michel m’avait envoyé « Ce que les étoiles doivent à la nuit », mais j’ai décidé de suivre les conseils de Caroline Vallat, libraire, et de commencer avec le premier « Les demoiselles ». Il s’ouvre sur la mention de « Liz Clairemont, la chef préférée des Français», personnage que le lecteur découvrira dans le second tome. Pour l’heure, nous remontons le temps grâce au témoignage de Rosa, au soir de son existence lorsque «les doutes nous tiennent compagnie et les étoiles sont peu loquaces.»

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Déménagement oblige, je m’y prends très en avance pour préparer la rentrée littéraire d’août. Cette année, j’ai décidé de faire une sélection très précise des romans qui me font vraiment envie en espérant pouvoir les faire acheminer jusqu’à Budapest, lieu de ma future villégiature. C’est la première fois que je vais habiter dans un endroit où je ne maîtrise pas la langue et cela promet quelques bons fous rires !

Voici donc ma sélection toute personnelle de 34 titres à lire au bord du Danube (ou pas). N’hésitez surtout pas à partager vos envies de lecture avec moi, vous connaissez ma curiosité.

J’ai pris contact avec la librairie française de Budapest dont j’attends la réponse. Mon but est de réunir la communauté française autour d’un club de lecture et pourquoi pas d’organiser des dédicaces d’auteurs français sur place. On a bien le droit de rêver… Les chroniques c’est bien, mais faire les choses en live c’est mieux !

Le mois de juillet sera consacré au rattrapage de mon retard en service presse et celui d’août à la rentrée littéraire. En septembre, j’aurais une meilleure idée de ce qui se passe et surtout de comment ça se passe.

Je vous souhaite à tous un très bel été, de belles lectures et de jolies parenthèses. Lire la suite

Voici mon bilan lecture du mois de juin, mois officiel de la main heureuse ! J’ai lu 9 livres, dont huit excellentes lectures et une déception. Si vous me suivez sur Babelio, vous constaterez que six d’entre eux peuvent se targuer d’avoir reçu 5 étoiles, ce n’est pas si souvent le cas ! Lisez-les, conseil d’amie !

Pour revenir sur LA polémique du mois qui frise les oreilles sur les réseaux sociaux, à savoir, si tu lis beaucoup, tu lis mal (oui, faut oser), tu lis en transversale (mais bien évidemment), tu n’as pas de vie (ben non… tu en as une toi ?), tu n’as pas d’enfants (j’ai vendu les miens et à un bon prix), tu ne respectes pas le travail de l’auteur (c’est vrai que ne plus pouvoir s’arrêter de lire un roman c’est l’insulte suprême). Je répondrais tout à fait aimablement, avec un brin de cynisme quand même « Si tu n’as pas d’autres causes perdues à défendre ni de plus grandes préoccupations dans ta vie que de savoir combien de livres les gens lisent et comment ils lisent, tu ferais peut-être bien de regarder à quoi ressemble TA vie, ça t’occupera ! » Comme disait Chuck Wendig dans les somnambules « Vos préjugés sont vos fenêtres sur le monde. Nettoyez-les de temps en temps, ou la lumière n’entrera pas. » ou encore, mais c’est un petit peu plus direct, accrochez-vous : «Sans déconner! Il y a des gens qui ne sont que des déchets, alors ils rencontrent d’autres déchets et commencent à constituer une décharge. Et c’est encore plus facile avec Internet. » Je vous laisse méditer….

Cette affaire tout à fait passionnante des bonnes âmes qui hantent les réseaux étant réglée, voici donc mon bilan mensuel, avec comme d’habitude, les liens vers mes chroniques. 

Je vous souhaite un bel été les amis, ne lisez pas trop, ou alors en cachette avec la lampe de poche sous la couette, sans le dire à personne. Très bonnes lectures à tous, lire rend officiellement moins débile. Je vous embrasse. 

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« Les somnambules » a été publié en juillet 2019 aux éditions Del Rey. Son auteur Chuck Wendig, né en 1976 est auteur d’œuvres de science-fiction, de fantasy, de thrillers horrifiques, de quoi vous donner un aperçu assez précis de son imagination fertile. Vous pouvez le suivre sur son blog « Terribleminds » qui allie pensées, conseils d’écriture et actualités personnelles. Les éditions Sonatine publient son roman en mars 2021, et je peux vous dire qu’elles ont rudement bien fait ! 2019, le monde tourne toujours à peu près rond… mais Chuck Wendig, lui, imagine qu’un mystérieux virus plonge les États-Unis dans le chaos. « Le virus s’est déjà propagé à grande échelle ; il ne s’est pas encore montré au grand jour. » Ce virus frappe tout le monde, homme ou femme, jeunes ou vieux, sans distinction de race. Il se manifeste comme un gros rhume, puis une vilaine grippe. Pour le détecter, des tests sont pratiqués à l’aide d’écouvillons que l’on pousse au fond du nez. 2019, le monde tournait encore à peu près rond, mais l’auteur lui s’était lancé dans la rédaction d’un texte visionnaire, prophétique, annonciateur d’un fléau colonisateur des corps et des esprits… Début 2020, la réalité dépasse la fiction : le monde est placé en quarantaine, frappé par un virus qui tue, oblige à des choix impossibles, restreint les libertés, et touche tous les pays sans distinction de race ni de sexe.

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Et pourquoi ne pas s’autoriser à rêver à d’autres cieux et d’autres lieux la tête dans les nuages ? C’est ce que propose le mystérieux Mark Miller, un pseudonyme somme tout assez classique pour un auteur qui souhaite garder l’anonymat, dans « Minuit! New York ». L’intrigue est elle aussi assez traditionnelle : deux unités de lieu, Paris et New York, un homme et une femme amenés à se rencontrer, un secret chez l’un, des menaces pour l’autre. Dit comme ça, cela peut apparaître assez banal, mais il faut bien avouer que ça fonctionne et qu’une fois commencé, le lecteur brûle de connaître la fin. Si vous lisez la 4e de couverture, vous vous rendrez compte que ce qui est proposé dans ce livre est fidèle à ce que vous y trouverez. Il n’a pas de mensonges sur la marchandise, pas de tentative d’escroquerie, c’est un livre qui mélange romance et suspens et qui m’a beaucoup fait penser à un autre auteur à ses débuts…

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Alex Michaelides a fait une entrée remarquée dans le thriller psychologique en février 2019 avec « Dans son silence » (voir le lien vers ma chronique en fin d’article). Quand un roman obtient un tel succès, il n’est pas facile de relever le challenge une seconde fois, en proposant, à nouveau, un thriller psychologique. « Les Muses » met en scène une psychothérapeute, Mariana, appelée au secours de sa nièce étudiante à Cambridge. Le cadavre d’une jeune fille sévèrement mutilée a été retrouvé près de l’école. Mariana, très fragile psychologiquement, puisqu’elle vient de perdre son mari mort noyé lors de leurs vacances, décide de se rendre à Cambridge pour soutenir sa nièce Zoé. D’origine grecque, elle rencontre sur le campus un professeur qui enseigne le grec ancien. Ce dernier, très charismatique, intrigue Mariana. Lorsqu’elle apprend qu’il a créé un groupe appelé les Muses, assemblage d’étudiantes triées sur le volet, en adoration devant le mâle savant auquel il donne des cours privés, elle le place immédiatement dans la liste des suspects. Quand un second cadavre est retrouvé, le doute n’est plus permis : Edward Fosca est le coupable qu’il faut parvenir à démasquer. 

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Roman-fleuve, mais aussi saga familiale « Tout le bonheur du monde » raconte l’histoire de la famille Sorenson : un couple Marilyn et David et leurs quatre filles Wendy, Violet, Liza et Grace. Dans une narration qui oscille entre présent et passé, Claire Lombardo explore, grâce à une plume affûtée et un incroyable esprit d’analyse les fondations du couple, les jeunes années des filles et leurs impasses d’adultes. (l’auteur n’a que 30 ans !) Le roman s’ouvre sur un prologue qui plonge directement le lecteur dans le monde des Sorenson, à l’occasion du mariage de leur aînée Wendy, mariage qui a lieu dans la maison familiale. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de Marilyn partie se réfugier sous le ginkgo, là où tout a commencé avec David… Elle contemple la fête de loin, s’interroge sur les années passées si vite, admire ses filles dont les plus jeunes, Liza et Grace n’ont que respectivement 16 et 7 ans. Marilyn Sorenson fait le point sur sa vie de femme et sa vie de mère. « Comment était-il possible de concevoir des êtres humains, de les créer à partir de rien, puis soudain de ne plus les reconnaître ? » Par petites touches, le lecteur découvre également les filles, si différentes les unes des autres, dans des portraits courts qui seront étoffés bien plus tard dans le récit. La fratrie se décompose en deux binômes, Wendy et Violet qui n’ont que quelques mois d’écart et dont les relations sont très tendues parce qu’elles partagent un terrible secret, puis Liza et Grace. Le roman couvre plus de 40 ans de vie, sans linéarité, mais en précisant toujours à quelle époque on se trouve. 

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Il n’est jamais aisé d’écrire une chronique qui soit suffisamment « honorable » pour rendre justice à un roman que l’on a follement aimé. « De cendres et de larmes » est un roman que j’ai follement aimé, de la première à la dernière phrase. Sophie Loubière a un don pour poser ses atmosphères qui deviennent de plus en plus oppressantes au fur et à mesure des pages qui se tournent. Le roman s’ouvre sur une scène d’apocalypse que personne n’oubliera : Notre-Dame en feu. Madeline est caporale-cheffe sapeur-pompier. Elle est mariée à Christian qui accepte un poste de conservateur au cimetière de Bercy. Cette famille constituée de deux adultes et de trois enfants vit dans un tout petit appartement. L’idée d’une maison plus grande est séduisante. Une maison située au cœur d’un cimetière un peu plus rebutante. Et pourtant, la famille franchit le pas, attirée comme des papillons par l’espace, le silence, le calme et plus de sérénité. Lire la suite

Le 17 janvier 2019, Laurent Philipparie sortait un roman au titre bien étrange « Lectio Letalis » dans lequel il mettait en scène un livre doté de pouvoirs mystérieux : tous ceux qui le lisaient se donnaient la mort. L’écrivain mettait en lumière l’endoctrinement sectaire, « un pouvoir capable de contrôler tous les pouvoirs ». « Reikiller» est un titre tout aussi énigmatique qui aiguise la curiosité. Il renvoie à la pratique du Reiki, cet art énergétique japonais ancestral qui permet de rééquilibrer les énergies par imposition des mains en faisant circuler celles-ci entre l’émetteur et le receveur. L’âme et le corps, à nouveau en harmonie œuvrent ensemble pour procurer du bien-être, et dans certains cas de possibles guérisons de maux très variés. Cette « énergie de l’esprit » plane sur la totalité du roman. D’abord à l’intérieur du cabaret le « Satyr Rieur» où Virginie, la patronne, le pratique presque fanatiquement, mais aussi dans les esprits de ceux qui s’y adonnent ou au contraire ceux qui le combattent. «Virginie était persuadée que la conscience générait des maladies ou des traumatismes afin de nous interpeller sur les obstacles à notre épanouissement.» Jenny, acrobate dans ce cabaret, est mariée à un gendarme, Didier. Ensemble, ils ont une petite fille, Luna, à qui l’on vient de diagnostiquer une tumeur très agressive. Pendant que Didier est plongé dans une enquête concernant la disparition de plusieurs touristes allemandes, Jenny, terrassée par la mort prochaine de sa fille est prête à tout tenter, y compris la pratique du reiki pour la sauver. Lire la suite

Nous sommes en 1944, la fin de la guerre approche, Paris est en liesse, l’espoir renaît. C’est au milieu des balles, «des vengeances, des règlements de compte entre voisins, des petites bassesses, des beaux discours, des grandes ambitions nationales et individuelles.», que Paul et Stanley se rencontrent. Le premier est français, le second américain. Il aura suffi d’un seul regard, puis d’une seule semaine pour bouleverser leurs existences respectives à jamais. Sept jours, sept nuits pour que le moment «où le corps de Stanley était brutalement entré en contact avec le sien»devienne «le moment pivot» de l’existence de Paul, un souvenir impérissable pour Stanley. « La vie rêvée des hommes » raconte les années qui passent, les vies de Paul et Stanley, séparées par un océan, mais dont les âmes resteront à jamais connectées. «Il savait indubitablement qu’il allait devoir organiser le reste de ses jours en l’honneur ou au regret de ces instants, peut-être les seuls moments de vérité auxquels il ne lui serait jamais donné de se confronter.» Le temps passe, et avec lui les années. Certaines sont clé, dans la vie de l’un ou de l’autre. Chacun raconte en alternance un pan de sa vie, sous le prisme d’une double vie organisée à dessein, forte d’un « arrangement mou » avec soi-même. Et pourtant, les deux hommes ne font pas les mêmes compromis. L’un est frondeur, l’autre plus discret. L’un refuse le consensus, l’autre se marie. L’un vit à New York, l’autre en Bretagne. Lire la suite

Cette chronique aurait pu être une succession de citations relevées dans « Le carnaval des ombres » tellement RJ Ellory possède cette virtuosité de si justement décrypter les émotions humaines. Les auteurs susceptibles de dépeindre de façon si précise la palette de ces émotions sont rares et précieux. RJ Ellory n’a plus rien à prouver de ses aptitudes de conteur et de cette magistrale aisance qui est sienne de prendre son lecteur par la main pour l’emmener dans son univers. Non seulement ce roman touche en plein cœur grâce au chemin que parcourt Travis, lui qui était tellement sûr de ses croyances, mais l’auteur installe une atmosphère impossible à quitter. On voudrait que la lecture dure toujours et que le mot fin n’y soit jamais apposé. Tels certains autres grands qui suscitent chez moi la même émotion, comme Dennis Lehane ou Stephen King par exemple, je ne comprends pas pourquoi ses romans n’attirent pas les scénaristes cinématographiques. Tout est là pour faire un grand film, digne des plus immersives productions. 

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« Il était une fois 11 auteurs superbes qui avaient décidé de s’engager dans l’écriture d’un recueil. Auparavant, ils s’étaient cantonnés dans des travaux bien peu passionnants. (Écrire un roman sans contrainte prédéfinie c’est tellement monotone…) Alors moi, Yvan, j’ai mis des paillettes dans leurs vies. Accompagné de ma drôle de dame éditrice de son état, je les ai sortis de leurs habitudes pour les engager et je ne le regrette pas, car se sont vraiment de drôles d’auteurs ! » Ça vous rappelle quelque chose ? Nous avons connu Charlie et ses drôles de dames, aujourd’hui venez à la rencontre d’Yvan et de ses drôles d’auteurs. Des auteurs surprenants, étonnants, insolites. 

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Le mois de mai, météorologiquement parlant, a été bien pourri. Le plaid chauffant est toujours sur mon fauteuil de lecture… Ce temps exécrable aura permis la lecture de 11 romans, des choix plutôt éclectiques, tous riches en émotions et en plaisir. Parmi ces lectures, je voudrais signaler la qualité des sorties chez Plon, tant au niveau polar qu’en littérature générale. La lecture du roman de Solène Bakowski m’a bouleversée pour bien des raisons, mais surtout parce que je partage un peu le secret d’Alice… Dans un autre registre, « Le bonheur l’emportera » d’Amélie Antoine va chercher un plus profond des émotions la quintessence du bonheur. Bref, si vous n’avez lu aucun de ces romans, je vous les recommande vivement. Avez-vous participé au challenge 1991 lancé sur les réseaux au moment de la sortie du dernier Franck Thilliez ? À défaut, plongez-vous dans cet opus d’un Sharko avant Sharko : il est totalement immersif !

L’été arrive doucement et après tous ces mois de marasme, de nouvelles aventures nous attendent. En août nous quitterons la France pour la Hongrie. Budapest est dotée d’une librairie française et évidemment, j’ai déjà des idées à la pelle ! En attendant, je vous souhaite d’excellentes lectures et je vous embrasse.

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Si comme moi vous avez beaucoup de livres et que vous êtes incapables de vous souvenir de ce que vous avez acheté, ou que vous avez des velléités de déménagement appelées plus communément « syndrome de la bougeotte », j’ai l’application qu’il vous faut : elle s’appelle BOOKBUDDY. C’est une application de gestion de livres qui permet un accès immédiat à votre bibliothèque, où que vous soyez.

Elle vous permet de scanner les code-barres de vos livres ou de les rentrer manuellement ou encore d’effectuer une recherche en ligne pour les ajouter. Ainsi, lors d’une petite escapade en librairie, vous saurez exactement ce que vous avez chez vous et éviterez d’acheter des doublons (comme moi !) 

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« Rendors- toi tout va bien », débute sur l’autoroute A31. Une femme roule, « loin du désastre ». Elle semble prendre la fuite. Soudain, c’est l’accident. Le film se rembobine, nous sommes à nouveau le matin de cette même journée. À Sète, devant le café du vieux port, un homme est appréhendé par la gendarmerie. Il est 6h45 du matin. Guillaume ne comprend pas ce qu’il fait dans ce fourgon des forces de l’ordre à 7h15. Au même moment, dans la maison familiale, Christelle se prépare à partir. Elle écrit et réécrit un mot à ses filles. Elle rature, jette, recommence. Elle tente de préparer leur petit déjeuner et le pique-nique pour leur sortie scolaire, mais le temps lui manque. Elle se blesse avec un couteau. Elle doit partir, maintenant, tout de suite, avant que tout le monde sache… avant que le scandale éclate. Avant que sa famille, ses voisins, ses amis apprennent la vérité.

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