Vous avez des envies de voyage ? Maison Pop vous propose diverses explorations dans de grandes villes européennes. J’ai commencé par « Les héritiers de Lisbonne », que j’avais envie de lire depuis sa sortie. Ce roman s’installe au Portugal et fleure bon les pastéis de nata et la peinture fraîche des azulejos. Dès les premières pages, Gabriel Blancard vous emporte dans la ville de Lisbonne et vous propose un voyage à double temporalité.
J’ai rencontré Anna McPartlin il y a presque dix ans avec « Les derniers jours de Rabbit Hayes ». Que d’émotions lors de cette lecture ! Depuis, je suis ses publications et, quand « Les Silencieuses » a été annoncé, il était clair qu’il ferait partie de mes achats du mois d’avril. Ce roman met en scène une héroïne dotée d’une détermination à toute épreuve. Nous sommes en 1980, dans l’Ouest de l’Irlande, où Mary Shea exerce la fonction de garda au sein de la police locale. C’est la seule femme dans un milieu très masculin où la testostérone règne en maître.
Quinze ans après « La Couleur de sentiments », Kathryn Stockett revient avec un texte romanesque à souhait, foisonnant, drôle, émouvant, historiquement ancré, peuplé de personnages formidables : « Le Calamity Club ». Une fois ce livre commencé, je vous garantis que vous n’aurez aucune envie que cette histoire s’arrête.
Nous sommes dans le Mississippi en 1933. Birdie Calhoun vient de Footely, Mississippi, où elle tient la comptabilité d’un magasin général pour moins que ce que gagne le commis de quinze ans. Sa mère et sa grand-mère sont en difficulté financière. Elle vient rendre visite à sa sœur Frances, qui a épousé Rory Tartt, vice-président de banque à Oxford, pour lui demander de l’argent. Frances fait du bénévolat à l’orphelinat local pour occuper ses journées.
Chaque année, c’est la même valse. En juin, les éditeurs font leurs présentations de rentrée et annoncent les titres qui marqueront leur rentrée. Vers la mi-août, les librairies se métamorphosent : des centaines de romans envahissent les tables, et les bandeaux rivalisent d’ambition. Cet aperçu de la rentrée littéraire août 2026 ne prétend pas à l’exhaustivité, il est impossible de « lire la rentrée littéraire ».
Ce que je vous propose ici, c’est une sélection raisonnée, construite sur des paris, des intuitions, et quelques certitudes.
« Tout le bonheur du monde » avait été un énorme coup de cœur. Cette année, Claire Lombardo revient avec un second roman. Ample, dense, bouleversant et drôle. «Comme au premier jour » confirme l’immense talent de cette jeune autrice.
Julia Ames a cinquante-sept ans. Elle se rend au supermarché pour chercher de la chair de crabe pour le dîner d’anniversaire de son mari Mark, qui fête ses soixante ans. Pas banal pour une entrée en matière, mais ce n’est pas son magasin habituel… Alors qu’elle remonte l’allée des produits bio, elle tombe sur Helen Russo, quatre-vingt-sept ans à présent, qu’elle n’a pas vue depuis dix-huit ans. Soudain, c’est son passé entier qui lui revient en pleine figure.
Encore un mois fécond au niveau de mes lectures. Au mois de mai, j’ai lu huit romans que vous retrouverez ici, trois romans pour le prix FNAC dont je ne peux pas encore vous parler, et j’ai écouté quatre romans à l’audio. Parmi ces livres, j’ai eu trois énormes coups de coeur que je vous encourage vivement à lire.
Pour les lecteurs bilingues, « Yesteryear » de Caro Claire Burke a été un énorme coup de coeur. Je sais qu’il sera traduit en 2027, mais je ne sais pas encore chez quel éditeur.
Dès les premières pages d’« Une vie si lointaine », M. L. Stedman vous dépose dans un camion Bedford qui cahote sur une piste de terre rouge en Australie-Occidentale, en janvier 1958. Trois hommes sont à bord, un père et ses deux fils. Vous ne sortirez plus de ce pays, de cette famille et de cette histoire jusqu’à la dernière page.
« Moi, Anaïs Berg » commence par un prologue qui vous saisit à la gorge. Une femme reprend conscience, enterrée vivante dans son propre jardin, enveloppée dans une couverture trempée. Elle racle la terre de ses mains, remonte à la surface, récupère quelques affaires et part se réfugier dans l’hôtel le plus proche. Mais, avant de disparaître, elle a pris grand soin de recouvrir la tombe dans laquelle elle gisait. Comme si de rien n’était. Personne ne doit savoir qu’elle est encore en vie.
Puis, le roman alterne entre deux narrateurs dont les trajectoires vont, inévitablement, se croiser.
« Les grues volent vers le sud » est arrivé en librairie précédé d’un bruit si fort qu’il m’a été presque impossible de le lire sans que les attentes ne s’interposent entre le texte et moi. Une campagne médiatique massive et des éloges unanimes et dithyrambiques ont installé une pression que peu de romans peuvent tenir. D’emblée, je vais être honnête : ce livre m’a moins touchée que ce que tout ce bruit laissait espérer. Il a été vendu comme une expérience émotionnelle dévastatrice où tout le monde pleure à la fin. Il est en réalité tout autre chose…
En anglais, on dit « accidental killer». En français, on utilise l’expression « homicide involontaire», mais, en réalité, la significationn’est pas la même, bien que, dans les deux cas, il y ait cette idée d’avoir provoqué la mort sans intention de la donner.
Dans « Le Groupe», c’est ce qu’Isabelle Lagarrigue va explorer. Que ressent l’enfant de quatre ans qui a appuyé sur la gâchette du pistolet de son père ? Celui qui a desserré le frein à main d’une voiture sans comprendre ce qu’il faisait ? Ou encore celui qui a allumé une gazinière défectueuse et a tué trois voisins dans son immeuble ?