Aude Bouquine

BLOG LITTÉRAIRE

Le Calamity Club de Kathryn Stockett

Quinze ans après « La Couleur de sentiments », Kathryn Stockett revient avec un texte romanesque à souhait, foisonnant, drôle, émouvant, historiquement ancré, peuplé de personnages formidables : « Le Calamity Club ». Une fois ce livre commencé, je vous garantis que vous n’aurez aucune envie que cette histoire s’arrête. 

Nous sommes dans le Mississippi en 1933. Birdie Calhoun vient de Footely, Mississippi, où elle tient la comptabilité d’un magasin général pour moins que ce que gagne le commis de quinze ans. Sa mère et sa grand-mère sont en difficulté financière. Elle vient rendre visite à sa sœur Frances, qui a épousé Rory Tartt, vice-président de banque à Oxford, pour lui demander de l’argent. Frances fait du bénévolat à l’orphelinat local pour occuper ses journées. 

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Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026, Aude Bouquine

Chaque année, c’est la même valse. En juin, les éditeurs font leurs présentations de rentrée et annoncent les titres qui marqueront leur rentrée. Vers la mi-août, les librairies se métamorphosent : des centaines de romans envahissent les tables, et les bandeaux rivalisent d’ambition. Cet aperçu de la rentrée littéraire août 2026 ne prétend pas à l’exhaustivité, il est impossible de « lire la rentrée littéraire ».

Ce que je vous propose ici, c’est une sélection raisonnée, construite sur des paris, des intuitions, et quelques certitudes.

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Comme au premier jour de Claire Lombardo

« Tout le bonheur du monde » avait été un énorme coup de cœur. Cette année, Claire Lombardo revient avec un second roman. Ample, dense, bouleversant et drôle. «Comme au premier jour » confirme l’immense talent de cette jeune autrice. 

Julia Ames a cinquante-sept ans. Elle se rend au supermarché pour chercher de la chair de crabe pour le dîner d’anniversaire de son mari Mark, qui fête ses soixante ans. Pas banal pour une entrée en matière, mais ce n’est pas son magasin habituel… Alors qu’elle remonte l’allée des produits bio, elle tombe sur Helen Russo, quatre-vingt-sept ans à présent, qu’elle n’a pas vue depuis dix-huit ans. Soudain, c’est son passé entier qui lui revient en pleine figure. 

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Bilan lecture mai 2026, Aude Bouquine

Bilan lecture mai 2026, c’est parti !

Encore un mois fécond au niveau de mes lectures. Au mois de mai, j’ai lu huit romans que vous retrouverez ici, trois romans pour le prix FNAC dont je ne peux pas encore vous parler, et j’ai écouté quatre romans à l’audio. Parmi ces livres, j’ai eu trois énormes coups de coeur que je vous encourage vivement à lire. 

Pour les lecteurs bilingues, « Yesteryear » de Caro Claire Burke a été un énorme coup de coeur. Je sais qu’il sera traduit en 2027, mais je ne sais pas encore chez quel éditeur. 

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Une vie si lointaine de M.L.Stedman

Dès les premières pages d’« Une vie si lointaine », M. L. Stedman vous dépose dans un camion Bedford qui cahote sur une piste de terre rouge en Australie-Occidentale, en janvier 1958. Trois hommes sont à bord, un père et ses deux fils. Vous ne sortirez plus de ce pays, de cette famille et de cette histoire jusqu’à la dernière page.

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Moi, Anaïs Berg de Diane McEvoy

« Moi, Anaïs Berg » commence par un prologue qui vous saisit à la gorge. Une femme reprend conscience, enterrée vivante dans son propre jardin, enveloppée dans une couverture trempée. Elle racle la terre de ses mains, remonte à la surface, récupère quelques affaires et part se réfugier dans l’hôtel le plus proche. Mais, avant de disparaître, elle a pris grand soin de recouvrir la tombe dans laquelle elle gisait. Comme si de rien n’était. Personne ne doit savoir qu’elle est encore en vie. 

Puis, le roman alterne entre deux narrateurs dont les trajectoires vont, inévitablement, se croiser. 

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Les grues volent vers le sud de Lisa Ridzén

« Les grues volent vers le sud » est arrivé en librairie précédé d’un bruit si fort qu’il m’a été presque impossible de le lire sans que les attentes ne s’interposent entre le texte et moi. Une campagne médiatique massive et des éloges unanimes et dithyrambiques ont installé une pression que peu de romans peuvent tenir. D’emblée, je vais être honnête : ce livre m’a moins touchée que ce que tout ce bruit laissait espérer. Il a été vendu comme une expérience émotionnelle dévastatrice où tout le monde pleure à la fin. Il est en réalité tout autre chose…

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Couverture du roman Le groupe de Isabelle Lagarrigue

En anglais, on dit « accidental killer». En français, on utilise l’expression « homicide involontaire», mais, en réalité, la significationn’est pas la même, bien que, dans les deux cas, il y ait cette idée d’avoir provoqué la mort sans intention de la donner. 

Dans « Le Groupe», c’est ce qu’Isabelle Lagarrigue va explorer. Que ressent l’enfant de quatre ans qui a appuyé sur la gâchette du pistolet de son père ? Celui qui a desserré le frein à main d’une voiture sans comprendre ce qu’il faisait ? Ou encore celui qui a allumé une gazinière défectueuse et a tué trois voisins dans son immeuble ? 

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Un baiser de quarante ans de Nickolas Butler

J’aime énormément les romans de Nickolas Butler . Dans ses livres, il y a tout ce que j’aime en littérature américaine : l’atmosphère, de beaux personnages, l’écriture et les thématiques. « Un baiser de quarante ans », son dernier roman paru aux éditions Stock, ne fait pas défaut par rapport à «La maison dans les nuages» ou encore à « Retour à Little Wing ». 

Un homme d’une soixantaine d’années, trop bien habillé pour l’occasion, est assis au zinc d’un bar du Wisconsin. Il attend son ex-femme dont il a été séparé depuis quatre décennies. Sa nervosité est semblable à celle d’un adolescent. C’est ainsi que commence « Un baiser de quarante ans » : un homme attend celle qu’il n’a jamais pu oublier, en espérant ne pas tout rater une deuxième fois. 

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Tuez-les tous de Christopher Bouix

Il m’avait épatée avec « Alfie », puis avec « Tout est sous contrôle ». Cette année, Christopher Bouix revient avec un roman totalement déjanté, « Tuez-les tous!». Cet auteur prend décidément tous les risques et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses initiatives paient. J’ai rarement pris autant de plaisir à lire un texte qui mélange les genres et qui ose absolument tout. Inclassable est sans doute l’adjectif qui lui correspond le mieux… Tant et si bien que j’ai été obligée d’informer un libraire que le classer dans « littérature française » n’était pas sa place. Placez-le à côté du King, près des thrillers horrifiques, je suis sûre qu’il intriguera vos clients. 

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