Aude Bouquine

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

Cette chronique se veut objective, et constructive. Je n’aurais pas la prétention de tenter de résumer ce roman, mais je veux dire merci à l’auteur d’entrée de jeu de m’avoir appris un nouveau mot. « Anamnèse », retour à la mémoire passée vécu et oublié, ou refoulé. Oui, j’ai ouvert un dictionnaire, j’aime au moins comprendre le titre du roman que je lis.

Ceux qui me suivent savent que je n’avais pas aimé le premier roman de Salvatore Minni « Claustrations ». Je suis de celles qui pensent que le subjonctif imparfait alourdit considérablement un récit même si, il est certes beau à l’emploi, je ne le conteste pas. Et pourtant, contrairement à un commentaire de l’auteur sous une chronique de la blogueuse Jessica Blet, blog livresaddict (lien plus bas) et je cite : Lire la suite

Lorsque j’ai inscrit ma fille dans sa nouvelle école, la Directrice m’a dit « Il faut être conscient qu’un déménagement pour un enfant équivaut à un deuil. Il perd tous ses repères, tous ses amis, tout ce à quoi il était profondément attaché, quand nous, adultes, ne voyons que l’organisation du déménagement, les cartons à emballer et à déballer… » Elle me raconte alors l’anecdote suivante : un petit garçon qui arrivait des États-Unis pleurait tous les jours dans la cour. Cela a duré des semaines, tout le monde a essayé de le comprendre, de le consoler, de lui dire qu’il allait s’habituer… rien n’y faisait. Un jour, c’est elle qui le reçoit dans son bureau pour essayer de comprendre où se situe le problème. Le petit garçon a simplement dit qu’il n’y avait pas de vert ici, pas de pelouse, pas de nature. Partout le béton, une cour minuscule, pas d’endroit pour courir. Il était en deuil de son ancienne école américaine. Lire la suite

Laure, 21 ans est atteinte d’une tumeur au cerveau : inopérable et incurable. Les médecins lui donnent 2 ans, peut-être 3, à vivre. « Incomplète. Sa vie, tout ce qu’elle ne fera pas. Incomplète. Tout ce qu’elle ne sera jamais, parce qu’elle n’en aura ni le temps ni l’envie. » Si la nouvelle a l’effet d’une bombe à retardement, l’espoir et l’envie d’accomplir un rêve naissent : traverser l’Atlantique en solitaire sur le bateau qui appartenait jadis à son père. De nos jours, rien d’impossible ! Pour cela, utiliser des moyens à portée de nos doigts, les réseaux sociaux. GoFundMe, Facebook, Instagram, YouTube, tous les moyens sont bons. En quelques clics et des milliers de partages, son rêve fait le buzz et devient le rêve par extension de milliers d’autres personnes atteintes du cancer. Sous le hashtag #OnEmbarqueAvecLaure, #LeCancerNeVaincraPas, Laure devient une idole des temps modernes, suscitant admiration, espérance et foi en l’avenir. Parfois, ce qui a fait votre gloire fait aussi votre chute : sûrement le prix à payer pour un miracle…. Lire la suite

Les sorties thriller/polars/romans noirs se calment en novembre et c’est tant mieux ! Personnellement, j’ai beaucoup de livres que je voudrais lire avant la fin de l’année pour bien préparer mon top des lectures 2019, notamment «  De bonnes raisons de mourir » de Morgan Audic et «  Octobre » de Søren Sveistrup dont j’entends beaucoup parler. Puis, j’emporterai en vacances quelques-uns des livres de Jacques Saussey, une très belle découverte du mois d’octobre et quelques pépites conseillées par Valérie du blog Sangpages dans ses articles «  Résistance », ou d’autres de Séverine Lenté, chaîne et groupe «  Il est bien ce livre ». En attendant, voici ma liste non exhaustive des romans à paraître que je veux absolument lire. Je vous ai rajouté à la fin les sorties poche de livres que j’avais beaucoup aimés. Très bonne lecture à tous ! Lire la suite

Manchester, 2013. Ruth, narratrice de ce roman décide d’écrire au meurtrier de sa fille Lizzie, violemment assassinée chez elle en septembre 2009 alors que sa petite fille dormait à l’étage. La violence des coups portés à l’aide d’un tisonnier n’aura laissé aucune chance à Lizzie. Celle-ci laisse derrière elle son mari, Jack et sa fille Florence, 4 ans. Ruth, raconte tout : l’annonce, le procès, la vie après le procès, et les réponses tant désirées de l’assassin pour comprendre son mobile. Pour cela, elle ne néglige rien, elle raconte sous forme de lettres l’éventail de ses émotions, sa rage, sa colère, et la vie quotidienne, âpre, difficile, surhumaine. Quatre parties pour quatre étapes, du choc à la tentative d’apaisement pour continuer à vivre. « Ta violence a engendré cette violence en moi, cette créature enragée qui me dévore furieusement de l’intérieur. » Lire la suite

Noah Turner, le plus jeune d’une fratrie raconte l’histoire de sa famille : sa mère Margaret, son père Harry, ses deux sœurs Eunice et Sidney. Une famille presque ordinaire si ce n’est une certaine fascination morbide du père à susciter délibérément l’envie de faire peur à autrui. Mais ce roman retrace également une magnifique histoire d’amour, l’attraction quasi magnétique de deux êtres qui ne pourront pas vivre séparés en dépit de leurs différences. Ainsi Noah, narrateur de cette histoire, évoque les années 60 et la rencontre de ses parents, puis les années 80 où la famille s’agrandit de deux petites filles, deux périodes où il ne faisait pas encore partie de l’histoire familiale, pour terminer en 2013. Dans la famille Turner, chaque membre semble atteint d’une forme de mal pathogène, transmise par le père, lui-même victime d’une tumeur au cerveau qui lui donne cet aspect de génie un peu fou, obnubilé par des projets bizarres et originaux, comme la création de cette gigantesque maison hantée dans son jardin. Lire la suite

Tout commence en 36 483 avant Jésus-Christ, sur la péninsule ibérique. Gnva chef de famille, cherche à protéger coûte que coûte sa femme Chta et son fils Bvé des destructeurs, notamment de Draka leur chef emblématique. Malheureusement, Bvé, impuissant assiste au massacre de sa famille. À Ajaccio, en février 2020, Vannina Aquaviva, capitaine de gendarmerie, mais aussi « mazzera acciaccatore », chasseuse d’âme se réveille après un nième cauchemar terrifiant. Il faut dire qu’elle a un don : des prophéties lui annoncent régulièrement la mort de proches sans qu’elle puisse savoir qui va mourir. Vannina est appelée sur les lieux d’un crime sordide, au fond d’une grotte où elle découvre « un amas de carcasses orné d’un enchevêtrement de membres sectionnés et d’ossements de toute taille. », une cage thoracique cisaillée, un cœur arraché, de la cervelle cuite… Quel est le rapport entre ces hommes venus d’un âge lointain, et ce crime qui frappe la Corse ? « Une chasse à l’homme » débute (et vous verrez que ces guillemets prennent tout leur sens) à travers le monde et les âges. Lire la suite

Cerise est une petite fille de 11 ans qui souhaite devenir romancière. Toujours à l’affût de nouvelles aventures, elle passe son temps à espionner les habitants de son village en quête de mystères à percer. Un jour, du haut de sa cabane en pleine forêt, elle aperçoit un vieil homme couvert de peinture. Très intriguée, elle décide d’en savoir plus. Accompagnée de ses deux fidèles copines, Line et Erica, elle est bien décidée à savoir qui il est et surtout ce qu’il fait là.

Première chronique de bande dessinée : il était inconcevable de ne pas vous parler de cette merveille. Lire la suite

Marsac est chef de groupe au 36 quai des Orfèvres « Une adresse mythique pour une vie usante, et un métier de chien, qui le dévore avec application. » Une nuit, sa nouvelle recrue Lise Brugguer l’appelle pour lui demander de venir à son secours. C’est touchée d’une balle dans le dos qu’il l’a retrouve au pied d’un escalier, dans un immeuble inconnu, à côté du cadavre d’un homme mort, abattu d’une balle en pleine tête. En attendant les secours, dans un dernier souffle, elle le supplie de s’occuper de sa fille Liv, 3 ans dont elle n’avait jamais parlé à personne. Pour la première fois, Marsac se voit contraint de mentir à son équipe et de mener une enquête qui commence par de lourds secrets. Lire la suite

Dans ce roman, nous sommes dans une thématique déjà vue : la disparition d’un enfant. Nicolás a disparu voici 2 ans, et n’a jamais été retrouvé. Quand Enrique disparaît à son tour, dans la même zone commerciale, au même âge, c’est toute une communauté qui voit ses plaies se rouvrir. D’abord, celle de l’enquêtrice Ana Arén et avec elle toute son équipe, mais aussi celles de tous les parents terrorisés à l’idée de lâcher la main de leurs enfants. Le kidnappeur, surnommé Slender Man par la presse, refait surface et la traque qui va suivre sera impitoyable. Âmes sensibles, attention ! Le roman s’ouvre sur une scène extrêmement difficile à laquelle tout parent ne peut que compatir, priant pour n’être jamais confronté à ce genre de terrible décision. Lire la suite

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