Aude Bouquine

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

Toulouse, la ville rose… Au sortir du périphérique, une joggeuse est abattue de sang froid.   Trois témoins : Ludovic, Ousmane et Claire. Trois témoins qui choisissent de prendre la fuite. Le lendemain, aucune mention du meurtre dans la presse, ni à la radio. Mais chacun reçoit un SMS émanant d’un numéro inconnu disant « je sais ce que vous avez vu ». La tension monte dans une ville déjà fortement marquée par cet étrange tueur surnommé Baba-Yaga ayant déjà plusieurs victimes à son actif. Un étrange jeu de piste commence alors, mettant en lumière des personnalités pas aussi irréprochables que ça. Un seul but : rester en vie. Lire la suite

Laurence Graissac naît en 1979. À l’hôpital, c’est contraint et forcé que son grand frère, Thierry embrasse sa petite main contre l’obtention d’un paquet de bonbons promis par son père « L’enfant venait d’inscrire dans la mémoire de ses parents l’image d’un grand-frère tendre et aimant. » Mais ne vous y trompez pas. Elle devient rapidement celle qui va briser sa vie en volant l’amour de ses parents et pour cela, il va falloir qu’elle paie. Chaque parole, chaque geste doivent lui faire regretter d’être née. L’acharnement, le harcèlement moral dont elle sera victime n’aura de cesse que de la mettre plus bas que terre, la faire disparaître aux yeux du monde, mais surtout d’annihiler toute volonté de riposte, tout désir, toute possibilité de s’épanouir dans son corps de femme. « Quoi qu’elle y fasse, au creux de ses nuits, Laurence entendrait vibrer les cris de créatures inventées par son frère. Déjà l’innocente combinaison de sa naïveté et de son imagination répandait en elle le chaos. » Lire la suite

« Lui dire que l’amour est fugace et éternel, instantané et interminable, grandiose et minable, avare et généreux, intense et insipide, tendre et cruel, qu’il est vérité et mensonge, passion et raison, sincérité et hypocrisie, spontanéité et manipulation, caresse et brutalité, grandeur et décadence, splendeur et misère, joie et tristesse, illusion et réalité, espoir et désespoir. » Paris, La Sorbonne fin des années 80. Amélie et Vincent se rencontrent. Il suffit d’un regard. Un regard et une soirée pour sceller deux destins. Puis, un rendez-vous manqué pour les desceller. Deux vies, chamboulées. Une éternité pour se retrouver. Une éternité qui dure 30 ans. Le lecteur suit alors le chemin pris par Amélie, et parallèlement celui de Vincent, et la vie, cruelle, qui les remet en présence, de temps en temps, jamais au bon moment. « La moitié des erreurs qu’on fait dans la vie est à cause de la précipitation, l’autre moitié à cause du défaut d’action. » Lire la suite

Disparaître… Partir en douce, s’évanouir, s’évaporer, s’envoler, s’éclipser, se volatiliser.        Disparaître… S’éteindre, succomber, périr, trépasser, décéder, perdre la vie, trouver la mort, mourir. Paris, une jeune femme met fin à ses jours. Saint-Jean Cap Ferrat, un homme est retrouvé noyé, totalement défiguré, le bout des doigts brûlés. Chacun à leur façon, ils ont décidé de disparaître. Pourquoi ? Ces deux affaires sont-elles liées ? « Qu’est-ce qui peut bien pousser quelqu’un à souhaiter disparaître de la surface de la terre ? » Lire la suite

Troisième opus des aventures de Tomar Khan que l’on retrouve au nouveau 36, rue du Bastion. Cette fois-ci, c’est le corps d’une jeune fille étendue sur le dos qui est retrouvé dans une piscine parisienne. Clara s’est tranché les veines et c’est tout son sang qui se répand dans le bassin. Simple suicide et affaire classée ? Pour Rhonda, adjointe de Khan, mais aussi compagne partageant sa vie, les choses ne sont pas aussi simples et son intuition de femme lui dicte de ne pas lâcher, et de mener une véritable investigation, même si les apparences sont trompeuses. Lire la suite

Choix d’un récit en deux temps et délocalisation de l’intrigue pour ce nouveau roman de Fiona Barton. Le lecteur retrouve la famille Waters, dont nous avions déjà fait connaissance dans les opus précédents principalement en la personne de Kate, journaliste au Daily Post. Deux familles signalent la disparition de leurs filles, en voyage de fin d’études en Thaïlande. Lorsque deux corps correspondant à leur signalement sont retrouvés, Kate veut absolument se charger de l’enquête, toujours avide de sortir un bon papier pour son journal. Mais alors que la correspondance personnelle de l’une de ces jeunes filles est dévoilée au grand jour, et qu’elle évoque le prénom de Jake, les choses commencent vraiment à se corser… En effet, Jake est le prénom du fils de Kate, lui aussi en Thaïlande, dont elle n’a aucune nouvelle depuis plusieurs semaines…. Lire la suite

Corentin est l’enfant dont on ne veut pas, celui qui dérange, le balluchon inutile et encombrant qu’on se trimbale, le colis qu’on laisse ici ou là pour s’en débarrasser. Espoirs déçus, absence d’affection d’une mère, c’est dans les forêts où habite Augustine qu’un semblant de vie peut recommencer. Sous ses airs revêches, la vieille femme le prend sous son aile et l’aide à grandir. Jusqu’aux études à la grande ville. Jusqu’à ce fameux soir où le monde brûle, s’autodétruit, où la terre, rejette ses pensionnaires égoïstes. Protégé par les catacombes, miraculeusement en vie, Corentin découvre alors ce qui reste du monde : rien. Il est seul. Il pense à Augustine. Il marche vers les forêts. Là où tout a commencé… Lire la suite

Ce n’est pas chose aisée de résumer dans un article mes lectures préférées de 2019… Encore moins de les classer par ordre de préférence. J’avoue que c’est un exercice que je n’aime pas spécialement faire parce que cela implique de confronter des romans pour lesquels je n’ai pas ressenti les mêmes émotions ou qui n’ont pas suscité les mêmes questionnements ni les mêmes intérêts… Nommer par exemple LE LIVRE de l’année est pour moi totalement impossible à faire. À la question : Et s’il n’en restait qu’un ? La réponse serait : il n’est pas encore écrit.

Cependant, cette année a été riche en découvertes et surtout riche en émotions. Premier critère essentiel pour moi dans un classement de lectures dites marquantes. Si l’émotion n’est pas là, l’intérêt est inexistant. Si en plus, le style d’écriture accentue cette émotion, l’harmonie est parfaite. Le classement que je vous propose donc est construit de manière chronologique et a été régulièrement mis à jour durant l’année au rythme de mes découvertes. Lire la suite

L’année 2019 se termine doucement. Si comme moi, vous vous dites que vous avez à peu près réussi à lire tous les romans qui vous faisaient de l’œil, qu’il ne vous en reste que quelques-uns que vous voulez encore chroniquer en urgence, mais que franchement, vous y êtes presque, profitez bien de cet état de grâce, il ne durera pas. J’ai jeté un coup d’œil aux sorties pour janvier 2020, autant en littérature blanche qu’en noire, et il va falloir se faire à l’idée : le jeu recommence ! Faire un choix de lecture judicieux, lire, chroniquer pour donner envie aux autres et promouvoir la lecture sous toutes ses formes, échanger quoi ! J’ai donc sélectionné 28 livres pour ce mois de janvier qui me font envie, pour des raisons très diverses. Une liste non exhaustive puisqu’on n’est jamais à l’abri de sorties non annoncées. Mon objectif de 2020 sera toutefois de découvrir de nouvelles plumes qui mériteront d’être mises en lumière.

J’en profite pour remercier les maisons d’édition qui ont joué le jeu cette année en acceptant mes demandes Netgalley ou en envoyant à la modeste blogueuse que je suis leurs ouvrages dans un laps de temps raisonnable pour les apprécier à leur juste valeur : Metropolis, Belfond, XO, De Saxus, Stéphane Marsan, Harper Collins, Taurnada, Sonatine et plus récemment les éditions Fleuve et Calmann-Lévy. C’est toujours agréable de recevoir une réponse à un mail même lorsqu’elle est négative. J’espère avoir été à la hauteur de cette confiance. Voici donc les ouvrages dont je vous parlais plus haut à sortir en janvier 2020. Faites votre sélection 😉

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Nous sommes en juillet 1977 à New York. Été caniculaire. Cela fait 2 ans que Miles Davis n’est pas sorti de chez lui. Deux ans d’enfermement dans l’enfer de l’héroïne qu’il consomme à outrance. Ce soir-là, panne générale d’électricité. Panne de dope aussi. Et un tueur qui arpente les rues de la ville à la recherche de sa prochaine victime. Miles Davis « amorphe comme une merde », « vieux pirate gangrené », s’hydrate au cognac. À 51 ans, il a seulement la peau sur les os, le souvenir de ses notes, de ses potes musicos Bird, Fats, Duke et les autres, des femmes qui ont partagé sa vie… Il est le seul encore en vie, pas pour longtemps… Sa tox-box est vide, ses tripes se crispent, angoisse maximale, terreur à 100 %. Il va falloir que « le génie du jazz » sorte de chez lui chercher de quoi apaiser ses démons. « J’ai vécu mille vies, j’ai fait plusieurs fois le tour du monde, mais même au top, je me suis toujours senti vide » Combler le vide, sortir, trouver de quoi planer, oublier « Car le silence tout seul, c’est dur ». Lire la suite

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