À la rentrée 2025, Michel Bussi m’avait agréablement surprise avec son récit sur le Rwanda dans « Les ombres du monde ». Cette année, avec « Que la mort nous frôle », il revient dans un registre plus « thriller », ce genre littéraire où il signe un contrat tacite avec le lecteur : « je vais te surprendre ». La mission est donc de ne pas se faire avoir, de rester aux aguets prêt à débusquer des indices et autres tours de passe-passe avant qu’ils n’aient lieu. Le plaisir coupable du lecteur de Michel Bussi consiste à être surpris. Malheureusement, ce réflexe, cultivé roman après roman, nourri par différentes autres lectures, peut aussi transformer l’expérience en quelque chose de plus frustrant.