Dans « Les plus jeunes années du monde », on trouve de la chlorophylle qui rougeoie, une secte, et deux enfants qu’on a longtemps empêchés d’exister normalement. De ces ingrédients, Marie-Lorna Vaconsin aurait pu faire mille récits différents. Elle a choisi une dystopie qui refuse d’enterrer l’humanité, une fin du monde sans fin.
Depuis Orwell, Huxley, ou encore Margaret Atwood, on reconnaît les ficelles d’une dystopie classique : un pouvoir identifiable, un système déjà refermé sur lui-même, un ou plusieurs protagonistes qui ouvrent les yeux et cherchent une issue ou mènent un combat de liberté. Le monde apparaît alors comme toxique, il faut le fuir ou le renverser.
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