Le 24 octobre 1975, 90 % des femmes islandaises ont cessé toute activité. Le pays s’est littéralement arrêté. Plus d’activités professionnelles, plus de tâches domestiques, plus de temps consacré à la famille ou aux enfants. Dans leur grande naïveté, les hommes ont alors découvert tout ce que les femmes faisaient vraiment au quotidien.
Dans « Un jour sans femme», Laetitia Colombani part de cette grève fondatrice pour poser la question suivante : qu’en est-il cinquante ans après ? Que se passerait-il, si, encore une fois, les femmes du monde entier se mettaient en grève ?
« Au-delà du désert », le nouveau roman de Kristin Hannah fait écho au précédent « Le chant des oubliés ». Le premier parle de la guerre en Irak, le second de celle du Vietnam. L’entrée en matière est un peu différente, car ici, quand certains mots sont prononcés, ils ne peuvent pas être repris. « Je ne t’aime plus ».
De l’extérieur, Jolene et Michael Zarkades forment un couple que l’on envie. Mariés depuis douze ans, ils ont deux filles et une jolie maison face au détroit de Puget. Vu de l’intérieur, c’est une autre histoire. Après l’anniversaire de Jolene, et alors qu’elle espérait raviver leur couple, Michael lui annonce froidement qu’il ne l’aime plus.
Michael est avocat, très pris par son métier. Jolene est pilote d’hélicoptère dans la Garde nationale, elle travaille donc pour l’armée, un milieu que son mari exècre. Hasard ou coïncidence, c’est au moment de cette crise conjugale que Jolene est appelée à partir en Irak.
Avertissement préalable : si vous cherchez un roman sur le deuil avec des bougies parfumées, des larmes de crocodile sur une playlist de Norah Jones, passez votre chemin. « L’étrange odyssée de la famille Monsieur » est certes un roman qui parle de deuil, mais sans le côté triste de l’événement.
Milan Monsieur vient de mourir. Compositeur de génie et auteur d’une œuvre colossale, ce père catastrophique demande par testament que ses cendres soient dispersées en Islande lors d’une aurore boréale. De plus, il a organisé un escape game grandeur nature pour pimenter le tour et désigner ainsi l’héritier de son immense fortune. La famille embarque donc sur le yacht de Monsieur Monsieur très humblement baptisé « Le Styx »… tout un programme !
Vous avez des envies de voyage ? Maison Pop vous propose diverses explorations dans de grandes villes européennes. J’ai commencé par « Les héritiers de Lisbonne », que j’avais envie de lire depuis sa sortie. Ce roman s’installe au Portugal et fleure bon les pastéis de nata et la peinture fraîche des azulejos. Dès les premières pages, Gabriel Blancard vous emporte dans la ville de Lisbonne et vous propose un voyage à double temporalité.
J’ai rencontré Anna McPartlin il y a presque dix ans avec « Les derniers jours de Rabbit Hayes ». Que d’émotions lors de cette lecture ! Depuis, je suis ses publications et, quand « Les Silencieuses » a été annoncé, il était clair qu’il ferait partie de mes achats du mois d’avril. Ce roman met en scène une héroïne dotée d’une détermination à toute épreuve. Nous sommes en 1980, dans l’Ouest de l’Irlande, où Mary Shea exerce la fonction de garda au sein de la police locale. C’est la seule femme dans un milieu très masculin où la testostérone règne en maître.
Quinze ans après « La Couleur de sentiments », Kathryn Stockett revient avec un texte romanesque à souhait, foisonnant, drôle, émouvant, historiquement ancré, peuplé de personnages formidables : « Le Calamity Club ». Une fois ce livre commencé, je vous garantis que vous n’aurez aucune envie que cette histoire s’arrête.
Nous sommes dans le Mississippi en 1933. Birdie Calhoun vient de Footely, Mississippi, où elle tient la comptabilité d’un magasin général pour moins que ce que gagne le commis de quinze ans. Sa mère et sa grand-mère sont en difficulté financière. Elle vient rendre visite à sa sœur Frances, qui a épousé Rory Tartt, vice-président de banque à Oxford, pour lui demander de l’argent. Frances fait du bénévolat à l’orphelinat local pour occuper ses journées.
Chaque année, c’est la même valse. En juin, les éditeurs font leurs présentations de rentrée et annoncent les titres qui marqueront leur rentrée. Vers la mi-août, les librairies se métamorphosent : des centaines de romans envahissent les tables, et les bandeaux rivalisent d’ambition. Cet aperçu de la rentrée littéraire août 2026 ne prétend pas à l’exhaustivité, il est impossible de « lire la rentrée littéraire ».
Ce que je vous propose ici, c’est une sélection raisonnée, construite sur des paris, des intuitions, et quelques certitudes.
« Tout le bonheur du monde » avait été un énorme coup de cœur. Cette année, Claire Lombardo revient avec un second roman. Ample, dense, bouleversant et drôle. «Comme au premier jour » confirme l’immense talent de cette jeune autrice.
Julia Ames a cinquante-sept ans. Elle se rend au supermarché pour chercher de la chair de crabe pour le dîner d’anniversaire de son mari Mark, qui fête ses soixante ans. Pas banal pour une entrée en matière, mais ce n’est pas son magasin habituel… Alors qu’elle remonte l’allée des produits bio, elle tombe sur Helen Russo, quatre-vingt-sept ans à présent, qu’elle n’a pas vue depuis dix-huit ans. Soudain, c’est son passé entier qui lui revient en pleine figure.
Encore un mois fécond au niveau de mes lectures. Au mois de mai, j’ai lu huit romans que vous retrouverez ici, trois romans pour le prix FNAC dont je ne peux pas encore vous parler, et j’ai écouté quatre romans à l’audio. Parmi ces livres, j’ai eu trois énormes coups de coeur que je vous encourage vivement à lire.
Pour les lecteurs bilingues, « Yesteryear » de Caro Claire Burke a été un énorme coup de coeur. Je sais qu’il sera traduit en 2027, mais je ne sais pas encore chez quel éditeur.
Dès les premières pages d’« Une vie si lointaine », M. L. Stedman vous dépose dans un camion Bedford qui cahote sur une piste de terre rouge en Australie-Occidentale, en janvier 1958. Trois hommes sont à bord, un père et ses deux fils. Vous ne sortirez plus de ce pays, de cette famille et de cette histoire jusqu’à la dernière page.