Aude Bouquine

Encore, toujours, tout le temps et partout …

Petit, petit mois de septembre…. J’ai vraiment eu du mal à trouver mon bonheur dans une sélection que je trouve assez pauvre cette année. Alors, pas de panique, on va quand même trouver de quoi occuper ses journées pendant que les enfants retournent à l’école (vous en rêvez vous aussi ? C’est normal ! Mes filles sont en vacances depuis le 6 juin et je commence à être à court d’idées pour les occuper !) Le nouveau Jérôme Loubry est très attendu à l’instar du dernier Nicolas Beuglet où nous allons retrouver Sarah laissée dans une situation préoccupante dans l’opus précédent. Les éditions Taurnada nous ont également concocté une 4e de couverture très alléchante avec le livre de Christophe Royer. Et puis, il faut noter le petit nouveau de Bernard Werber et un tome 2 de Guerilla aux éditions Ring. Quoi lire en septembre ? Ma sélection est ici, c’est parti !

PS : Je vous préviens, tenez-vous prêts pour octobre, de superbes sorties annoncées !
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Jeanne Hervineau passe une mammographie de contrôle suite à une douleur dans le sein gauche. C’est bien connu, le cancer du sein est silencieux : pas de raison de s’inquiéter. Mais il faut à Jeanne « Six heures pour passer de l’insouciance à la terreur », la tumeur est bien là. « Le matin je n’avais aucune crainte. Au soir, je n’avais plus de doutes. »Alors Jeanne, terrassée, annonce la nouvelle à Matt son compagnon, le lâche, celui pour qui « C’est trop dur ». Jeanne la silencieuse, la docile, la douce devient Jeanne la guerrière, celle qui ne se tait plus. Sur le chemin de la maladie, dans les salles de chimiothérapie, elle rencontre 3 rescapées en sursis, comme elle. C’est cette amitié forte et sans condition qui va les conduire sur des chemins de traverse. Lire la suite

Août 415 après J.C, Hypathie mathématicienne et philosophe néoplatonicienne est sauvagement assassinée pour avoir refusé de se plier à la doctrine chrétienne. Ses écrits, par l’intermédiaire d’un livre, le codex, traverseront les siècles et seront confiés, sous le manteau, à d’autres esprits brillants capables de le nourrir. Juillet 2018 à Paris, Marie Duchesne étudiante en biologie intègre la police scientifique en stage et atterrit sur une première scène de crime défiant tout entendement, dans la grande boutique Hermès parisienne. La victime a été battue à mort, dépecée, et ses restes jetés au bûcher. Ce crime ressemble étrangement à celui d’Hypathie, et Marie, empreinte à de terribles cauchemars où elle se voit brûler vive, semble être le lien entre passé mystérieux et présent bien réel. Lire la suite

En 2001, Éric Sadge a 35 ans. Il est marié à Catherine qu’il aime passionnément. Ensemble, ils ont un fils, Nicolas 7 ans. Chroniqueur pour une émission culturelle, « Culture? Vous avez dit culture! »Éric est heureux dans son travail, mais cache « un flagrant délit du désir de briller. » Un matin, il se réveille à l’hôpital après un accident de voiture. Nous sommes le… 12 mai 2017. Son dernier souvenir remonte à la veille où il emmenait son fils à une compétition de judo. Seize années sont pourtant passées… Éric a désormais 51 ans, son fils 23. Il doit réapprendre à vivre dans un monde dont il ne maîtrise plus rien : ni les nouvelles technologies, ni les évènements historiques qu’il n’a pas vécus, ni le nom des personnalités émergentes nécessaires à l’exécution de son travail. Lire la suite

Petit mois de lecture que ce mois de juillet, déménagement oblige. Des difficultés de concentration, j’ai commencé des romans assez longs que j’ai arrêtés faute de temps, ne voulant pas me gâcher de lectures que je prédisais excellentes. Ainsi, je me suis réservé «  es Marcheurs » de Frédéric Mars et «  2.11.63 » de Stephen King pour plus tard. Sept lectures ce mois-ci dont un abandon, deux romans de Sandrine Collette, un de Henri Loevenbruck qui m’attendait depuis très (trop ?) longtemps, la découverte du livre de Sébastien Didier fraîchement édité chez Hugo et un roman «  aume au cœur  » Comme d’habitude, vous retrouverez les liens vers mes chroniques sous les couvertures des ouvrages. N’hésitez pas à me faire part de votre ressenti si vous les avez lus. Lire la suite

Nick est prof de théâtre, marié, père de deux enfants. Ancien acteur, sa vie est sur les rails, chaque chose est à sa place : réputation, vie de couple, boulot. 
Angela est une ado de 13 ans à tendance sale gosse.  Mal dans sa peau, toujours en recherche de bagarre et n’hésitant pas à taper dans le tas, elle est pas mal détestable et détestée. À la suite d’une violente dispute avec une camarade de classe, elle est exclue de son école. Le soir même, elle fait une tentative de suicide en avalant de l’aspirine. Le lendemain, elle accuse son prof de viol. 
La vie bien rangée de Nick prend alors des allures de cauchemar. 
Nous sommes bien en présence d’un thriller psychologique avec une seule problématique : qui ment, qui dit la vérité ? Je me suis demandé quel avait été le but de l’auteur en écrivant ce roman dans cette aire très actuelle et parfois malsaine du #metoo ou #balancetonporc, où la réputation d’un homme s’écroule à la seconde où l’accusation est lancée fusse-t-elle vraie ou fausse, la vindicte populaire s’emparant alors de l’histoire en écrasant tout sur son passage, s’immisçant subrepticement dans une vie de couple bien rangée où Monsieur semble avoir quelques vices cachés que la fausse pudibonderie de la société bien pensante ne saurait tolérer. Lisa Ballantyne ne nous rend pas le personnage d’Angela sympathique. Loin de là… Une vraie tête à claques qu’on aurait bien envie d’envoyer en camp de redressement. Oui, je sais… Ce n’est pas politiquement correct de taper sur une victime potentielle, femme de surcroît, enfant dans ce cas précis… Et sur un coupable potentiel alors ? Avoir des envies sexuelles un peu moins « classiques » (et encore, on se détend, on n’est pas dans « hell.com ») est-ce s’accuser tout seul d’être un dégénéré ? Deux trois mots clés restés dans votre moteur de recherche et hop, c’est la taule assurée. Veillez bien à effacer régulièrement vos historiques de navigation, on ne sait jamais !
C’est exactement le genre de sujet qui me fait suer et contribue à prodigieusement m’agacer. Pourquoi ? Parce que notre société fait que la présomption d’innocence n’existe plus. Une accusation ? Une condamnation directe sans passer par la case départ. Nous ne sommes plus dans la parole de l’un contre celle de l’autre, nous sommes dans un jeu pervers de « Je suis une femme je dis la vérité », « tu es un homme, tu mens ». Alors, je vous entends déjà hurler au loup justement ! Allez, les féministes, sortez l’artillerie lourde ! (Pour info, je suis aussi du côté des femmes, mais pas à n’importe quel prix). Je savoure déjà la petite phrase mainte fois entendue « il n’y a pas de fumée sans feu… »
Dans ce cas précis, c’est exact : il n’y a pas de fumée sans feu. Il y a bien eu un problème grave survenu à Angela. L’agressivité permanente et la propension à la violence cachent des choses bien plus  profondes qu’il n’y paraît. 
Si le titre anglais « Little Liar » vous apporte pas mal d’indications sur le contenu, et même si je n’ai pas été transcendée par ce récit, il y a quand même quelques thématiques que j’ai beaucoup aimées. D’abord la façon dont l’auteur construit le tsunami de réactions en chaîne qui découle de l’accusation. Plus particulièrement son effet totalement dévastateur sur la sphère familiale. Ensuite, la place du sexe dans un couple marié depuis un certain temps, lorsque l’un a mis deux enfants au monde et que l’autre reste si frustré qu’il se tourne vers l’exécution au final assez soft de ses fantasmes. « À présent, il connaissait si bien son corps qu’il aurait pu identifier, isolé du reste, l’un de ses doigts, de ses orteils et presque même l’un de ses cheveux. Intimité. Ils étaient devenus si intimes qu’il ne pouvait plus la chosifier, quels que soient les efforts qu’il déployait. (…) Quand il la voyait dans la vraie vie, il avait envie d’elle et aimait chaque centimètre carré de son corps, mais l’idée qu’il avait d’elle, cette idée avait été ternie par la familiarité… » Enfin, la construction du roman grâce à une alternance des voix donne le dynamisme nécessaire qui manque un peu à l’intrigue. 
En résumé, même si je n’ai pas été happée par cette lecture que j’ai finalement trouvée assez banale, je n’ai pas détesté non plus. L’écriture reste très classique, le scénario attendu. Il reste la fin. Vous me direz si vous l’avez vue venir ou non. Elle méritait un peu plus d’éléments pour que le lecteur soit un tant soit peu surpris…  Je classerai donc cette lecture dans un oui mais…

#AuLoup #NetGalleyFrance

 

La rentrée littéraire approche à grands pas. Chaque année, pléthore d’ouvrages paraissent à cette période. C’est la grande messe de la littérature blanche, mais quelques ouvrages de littérature noire pointent également le bout du nez. Cet article est consacré aux sorties du mois d’août et j’ai déjà fait mes choix de lecture : je suis dans les starting-blocks ! J’ai sélectionné 19 titres dans lesquels j’irai piocher au gré de mes envies et de mon humeur. Si vous n’avez pas encore eu le temps de vous pencher sur la question, voici quelques idées des romans qui pourraient traverser vos routes. Lire la suite

Au Népal, Mara sauve d’une mort certaine deux enfants ligotés à un arbre : une petite fille Nin et un petit garçon Nun. Habitués à une vie sauvage, ces deux êtres « aux fissures au cœur » deviennent rapidement de petits sauvageons, experts en débrouillardise, vols et chapardages vitaux. «Ils grandissaient en ayant faim, la faim au ventre et celle du désir. Ils avaient le visage dévoré par les creux, l’estomac qui grondait quand ils croisaient des commerçants (…) »Quelques années plus tard, une jeune Française, Lior, se rend en terre du Kamtchatka pour s’adonner à sa passion favorite : la chasse. Pas n’importe quelle chasse, la chasse à l’ours. Cette traque va l’entraîner bien au-delà d’elle-même, là où se cache une vérité bien camouflée et faire ressurgir ses peurs d’enfant. Lire la suite

Septième roman déjà d’Agnès Martin-Lugand et c’est toujours un plaisir pour moi de la retrouver. Chacun de ses livres vous embarque dans un univers très différent, mais l’héroïne en est toujours une femme à laquelle je parviens à m’identifier. Elles ont un morceau de quelque chose, un passé, des blessures, des problématiques qui trouvent écho en moi, comme si une petite parcelle de chacune créait un tout qui pourrait me ressembler. Cette sorte de communion avec ces héroïnes est une expérience assez magique puisque le processus se reproduit à chaque fois. Lire la suite

« Nous rêvions juste de liberté » est l’histoire d’Hugo Felida qui devient Bohem. Né à Providence dans un milieu modeste, Hugo se retrouve envoyé dans un lycée catholique pour lui apprendre la vie (Dieu, famille, école), comprenez l’ordre et la discipline. «Quand j’y repense, ce lycée bon chrétien, c’était une sacrée fabrique à pervers en puissance (…), une vraie usine à frustrations. » C’est là qu’il va rencontrer Freddy, puis deux autres garçons qui deviendront ses amis. Freddy c’est plus qu’un pote, c’est un modèle, un exemple, un avant-goût de liberté. Ensemble, ils vont passer d’une adolescence subie, à une vie de liberté choisie, de l’adolescence ingénue, à l’âge adulte écrasant. Lire la suite

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