Après « Les saules », roman noir rural, Mathilde Beaussault revient avec un roman noir social, « La colline ». Le roman débute par la découverte d’un nouveau-né, vivant, dans une benne à ordures, à Rennes. Dans les tours d’immeubles autour, Monroe se vide de son sang. Par la pensée, elle s’échappe et remonte vers « La colline », où elle a passé plusieurs mois. Alors adolescente fracturée, Monroe arrivait dans ce lieu-dit perdu nommé Le Rocher. Elle y a échoué, épuisée, mutique, portant déjà dans son corps un secret que les mots n’étaient pas encore en mesure de formuler. Autour d’elle, il n’y avait presque rien, mais il y avait l’essentiel : une maison isolée, des collines, Jacques, un voisin discret, et cette grand-mère, Madeleine, si singulière.