Dans la fabrique du romanesque, il existe un exercice périlleux : écrire la suite d’un livre qui n’a fait aucune promesse. Après « La vie qui reste », Roberta Recchia publie « Moi qui t’aimais ». Dans le premier roman, un drame suivait une famille entière ravagée par la mort d’une adolescente sur une plage. Dans le second, un personnage secondaire, petit frère d’un coupable à peine esquissé, a visiblement continué de hanter l’autrice, tant et si bien qu’elle décide de le placer désormais en personnage principal. Ainsi, au cœur de « Moi qui t’aimais », le lecteur découvre Luca, jeune garçon de quatorze ans.
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