Bilan lecture de mars 2024, s’est parti !
L’objectif de ce mois de mars a été de retrouver l’envie de lire sans forcément chroniquer… Curieux pour une blogueuse littéraire. Et pourtant ! À force d’analyser chaque texte, de trouver des phrases d’accroche qui donneraient envie à d’autres lecteurs de découvrir les romans dont je parle, j’ai constaté que je ne savais plus lire juste pour le plaisir. Il est parfois nécessaire de faire une pause pour retrouver cet enthousiasme de s’émerveiller devant une plume, de s’attacher à des personnages ou tout simplement d’être emporté par un récit.
En écoutant le livre audio « La lignée » dans lequel Aurélie Valognes imagine une correspondance entre une jeune écrivaine et une auteure expérimentée, je me suis posé beaucoup de questions sur la construction de certains romans. Au-delà de l’écriture, il y a ce lien entre le lecteur et l’écrivain, mais aussi la façon dont sont amenés certains passages qui font rire, émeuvent ou serrent la gorge. Que se passe-t-il exactement avant ces scènes-là ? Quel est le rouage qui déclenche un sourire ou une émotion ? Pourquoi certains romans fonctionnent si bien sur nous et d’autres pas du tout ? Tentez l’expérience de ces questionnements, les réponses sont fort intéressantes…
Dans ce bilan lecture de mars 2024, il y a six livres chroniqués : « Du côté sauvage » de Tiffany McDaniel, « La colère d’Izanagi » de Cyril Carrère, « La dernière allumette » de Marie Vareille, « À pied d’oeuvre » de Franck Courtès, « Au Nord de la frontière » de RJ Ellory, « De neige et de vent » de Sébastien Vidal. Six excellentes lectures, dans des genres très différents, mais six lectures marquantes.
Je signale également la sortie de « Le livre, c’est » illustré par Jack Koch auquel j’ai eu le plaisir de participer. J’adore cet artiste au trait reconnaissable entre tous !
Il y a aussi des romans non chroniqués qui ont été des lectures plaisir (et pour une, une déception). Je n’ai pas grand-chose de pertinent à en dire si ce n’est avoir passé un bon moment le nez dans les pages plutôt que devant la télé !
Le bilan lecture de mars 2024, c’est également quatre livres audio terminés, un record, je crois ! (j’ai presque terminé le cinquième, « Poussière Blonde » de Tatiana de Rosnay lu par la merveilleuse Françoise Cadol que je recommande chaudement !)
Comme d’habitude, vous retrouverez aussi en fin d’article le lien vers le Podcast « Un certain goût pour le noir » auquel je participe chaque mois.
Les beaux jours reviennent, les lectures en plein air également ! Cela me réjouit ! À bientôt pour de nouvelles aventures, je vous embrasse.

La colère d’Izanagi, Cyril Carrère

Du côté sauvage, Tiffany McDaniel

La dernière allumette, Marie Vareille

À pied d’œuvre, Franck Courtès.

Au nord de la frontière, R.J. Ellory

De neige et de vent, Sébastien Vidal

Si j’ai aimé la première partie de ce roman, la seconde a eu raison de ma patience. La construction en poupée gigogne, l’histoire de l’histoire dans l’histoire, n’est décidément pas faite pour moi !

Ça fonctionne ! Un vrai plaisir de lecture sans prise de tête et un bon divertissement.

Un roman sur l’amitié, à la fois drôle et touchant. C’est amusant parce qu’en le lisant, j’entendais la voix de Serena dont j’avais découvert l’accent chantant dans son précédent écouté en version audio.

Chronique à paraître en avril –




Beaucoup de choses à noter sur le métier d’écrivain, la relation à l’écriture, à la maison d’édition, à l’inspiration et au lien avec le lecteur. J’ai beaucoup aimé cette version audio.

Écouté après la lecture en version papier, pour reprendre le roman depuis le début en connaissant la fin et la construction.

En audio, les romans de Lucinda Riley fonctionnent toujours avec moi : évasion garantie ! Une histoire qui nous emporte en Inde, avec double temporalité. J’ai beaucoup aimé.

Ne pas se fier à cette couverture de carte postale : le récit est bien plus profond qu’il n’y paraît. Attention, pour ceux que cela dérange, le roman parle aussi du covid et du confinement.

L’essentiel est que tu te fasses plaisir. J’ai hâte de lire ce que tu penses du dernier de Madame Giebel. Merci beaucoup pour le partage de ton bilan 🙏😘
Tu fais un travail formidable à chaque chronique, détaillée, argumentée. Je me suis souvent dit que j’étais incapable de faire ça, moi je me contente de livrer juste une trace de mes émotions de lecture.
Mais l’essentiel, ça reste ce moment où on tourne les pages, avec frénésie pour savoir, ou avec lenteur pour savourer… Le meilleur blog du monde ne pourra jamais rivaliser avec cette émotion si intime… c’est cette relation-là que tu dois privilégier ! 😘
Je suis bien d’accord avec cette analyse. Il ne faut jamais perdre le plaisir de lecture. C’est ça le moteur de tout le reste, c’est donc précisément cela qu’il faut préserver à tout prix. Le reste n’a que peu d’importance à côté.
Le principal est de toujours garder ce plaisir de lecture. Je comprends que tu n’aies pas toujours envie de chroniquer chaque livre lu. On a tous des « périodes » je crois, et ça permet aussi de ne pas se lasser. J’ai hésité à lire le dernier Catriona Ward, je vais attendre un peu finalement ! 😁
Ce petit passage à vide me rappelle celui que j’avais eu quand je travaillais en librairie… J’avais toujours en tête à quelle clientèle s’adresse ce livre, comment je vais le « vendre » etc. et j’en avais perdu le plaisir lecture, rien que le plaisir ! Malgré tout, merci pour toutes tes chroniques qui nous donnent envie de plonger dans les livres que tu nous fais découvrir.