Aude Bouquine

BLOG LITTÉRAIRE

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026, Aude Bouquine

Chaque année, c’est la même valse. En juin, les éditeurs font leurs présentations de rentrée et annoncent les titres qui marqueront leur rentrée. Vers la mi-août, les librairies se métamorphosent : des centaines de romans envahissent les tables, et les bandeaux rivalisent d’ambition. Cet aperçu de la rentrée littéraire août 2026 ne prétend pas à l’exhaustivité, il est impossible de « lire la rentrée littéraire ».

Ce que je vous propose ici, c’est une sélection raisonnée, construite sur des paris, des intuitions, et quelques certitudes.

La rentrée littéraire août 2026 s’annonce dense, comme à son habitude. Plus de 500 romans, dont une soixantaine de premiers textes… des voix qui n’ont encore rien à perdre et tout à prouver, et qui réservent souvent de belles surprises. C’est d’ailleurs l’une de mes grandes joies de cette période : au milieu des valeurs confirmées, ce sont parfois les inconnus qui font parler d’eux. Les libraires le savent.

Parmi les noms déjà attendus : Colum McCann revient chez Belfond le 20 août avec « Ce qui nous frôle sous la surface », « La pianiste » d’Isabelle Amonou sort le 20 août également, les trois titres chez l’Iconoclaste devraient faire parler d’eux. À titre personnel, je suis très curieuse de découvrir « La solitude des professeurs est infinie », « Baignade surveillée», « C’était ça ou mourir », « Ceux qui nous frappent » ou encore « Le septième siffleur », dont certains libraires m’ont beaucoup parlée.

Une chose à garder en tête en parcourant cet aperçu de la rentrée littéraire août 2026 : les dates indiquées sont indicatives. Parfois, l’édition a ses humeurs, et des reports de dernière minute. Ce panorama sera mis à jour au fil des informations glanées ci et là, et des titres qui me semblent intéressants et qui méritent, selon moi, qu’on s’y attarde. Je vous souhaite un très bel été et d’excellentes lectures. 

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

13 août Chez Istya &Cie

Luca est un garçon de quatorze ans d’une sensibilité rare. Il vit avec sa famille dans une station balnéaire du Sud de l’Italie. Un été, il tombe amoureux pour la première fois d’une jeune fille pleine de vie. Mais quand elle disparaît et que les carabiniers frappent à leur porte, la vie de toute la famille bascule. Pour protéger Luca de l’ombre qui s’abat sur eux, sa mère le met dans un train avec une valise et un billet sans retour vers le Nord, où l’attendent son oncle Umberto, professeur de lycée, et sa tante Mara. Dans ce monde nouveau et loin de son enfance, Luca tente de se reconstruire, de grandir et de retrouver le sens de mots. Il est soutenu par Umberto, qui se donne entièrement pour lui, et par Flavia, une jeune fille déterminée à lui redonner espoir en l’avenir.Un roman délicat et profond de Roberta Recchia, sur la possibilité de renaître et de savoir pardonner, porté par une voix de protagoniste qui touche le lecteur dès les premières pages.

Chronique : La vie qui reste, Roberta Recchia

19 août

À quarante ans, Lola décide de tout quitter. Elle s’installe en  France avec son plus jeune fils, Arthur, et reprend des études dans l’espoir de se reconstruire.
Franck, lui, sort tout juste de prison. Il veut croire à un nouveau départ, et aspire à devenir un homme meilleur.   
Quand ils se rencontrent, chacun pense trouver en l’autre une  issue de secours. Mais peu à peu, une mécanique destructrice se met en place.
 D’une écriture nerveuse, intuitive, Victor Dumiot poursuit son exploration des origines de la violence

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

19 août

Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d’alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu’une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin. 
Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d’humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.

19 août

Armé d’un sac plastique renfermant sa vie entière et de son rire pour éclipser la violence des hommes, Jonas Dorléon décide de quitter Haïti. Après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, ce professeur d’histoire-géographie commence son périple en République dominicaine avant de traverser l’Amérique, franchissant les frontières à bord d’un autobus surchauffé ou affrontant les profondeurs de la jungle du Darién. À chaque étape, des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent et lui donnent la force de continuer. Avec l’ambition d’atteindre un jour le Canada.

L’odyssée de Jonas est une cartographie intime de l’exode, une aventure littéraire qui raconte les migrations au présent – non comme une idée, mais comme une expérience physique. La faim, la peur, les blessures, rien ne peut l’empêcher d’avancer. Ni d’espérer.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

19 août

Une villa délabrée vendue un euro dans un village fantôme en Sardaigne : pour Tilda, architecte allemande, c’est une aubaine. À la recherche d’un nouveau départ, elle souhaite rénover l’endroit et tourner la page sur son douloureux passé. Mais l’apparence idyllique du lieu est trompeuse. Les cloches sonnent le dimanche comme par magie, et l’on murmure qu’une malédiction plane sur la maison. Avec l’aide d’Enzo, un journaliste qui enquête sur ce village, Tilda tente de percer les mystères qui l’entourent. Lorsque Nino, son jeune frère venu lui rendre visite, disparaît soudainement, elle est prête à tout pour le retrouver. Tilda découvre alors, dans l’arrière-pays de l’île, une vérité plus sombre que n’importe quelle légende – et qui semble étroitement liée à son passé. Car ceux qui s’installent à Botigalli n’achètent pas seulement des murs. Ils achètent aussi les secrets qu’ils renferment.

Chronique : La cabane dans les arbres, Vera Buck.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

19 août

Au cœur des forêts du Maine, une randonneuse disparaît : loin de sa destination finale sur le sentier des Appalaches, Valerie Gillis, quarante-deux ans, ne donne plus signe de vie. Seule dans la nature sauvage, elle lutte pour survivre et écrit des lettres à sa mère pour ne pas sombrer. Les recherches s’organisent. Sur le terrain, l’enquête est menée par Beverly, une garde-chasse expérimentée qui fuit un contexte familial difficile. Dans la maison de retraite où elle vit, Lena, qui a entendu parler du drame et croit reconnaître en Valerie sa fille disparue, s’improvise détective en chambre. Mais cette disparition ne semble pas accidentelle. Au fil des recherches se dessine peu à peu le portrait fragmenté de ces trois femmes. À la fois immersion en pleine nature et roman psychologique, Heartwood explore la complexité et les failles des relations mères-filles. Un livre lumineux sur notre éternel espoir de rédemption.

19 août

On dit que l’empire a retrouvé la paix. On dit que les luttes fratricides sont terminées. Mais ce qui a été brisé à Azemichi ne veut pas mourir. Aujourd’hui, dieux et démons marchent parmi les hommes. Et une tempête se prépare.

Sen est un prince en exil, rare survivant d’un clan qui a été décimé quand son père s’est rebellé contre l’empire dix-sept ans plus tôt. Privé de son héritage, il est déterminé à réparer les crimes du passé, quel qu’en soit le prix. Rui est une paysanne dont le sort est inextricablement lié à celui de Sen depuis qu’elle lui a sauvé la vie. À la dérive, elle ne parvient pas à trouver sa place dans un monde qui semble ne pas vouloir d’elle – jusqu’au jour où un acte irréparable la force à affronter son destin.

À présent, les intrigues politiques, la guerre civile naissante et l’ombre d’une vengeance divine menacent de plonger l’empire dans le chaos. Sen et Rui se lancent alors dans une quête qui leur permettra de restaurer leur honneur perdu.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

19 août

La Vie, impair et passe, c`est le jeu de dés que le destin s`amuse à lancer. Mais laissera-t-il sa chance à chacun de retomber sur ses pieds ?
Après un malentendu, Dany, fils et petit-fils de forain, est abandonné par la communauté manouche dans laquelle il est né. Il se retrouve alors à Sète, chez Lucy et son compagnon Hector, un braqueur passionné d’opéra.

Chronique : À DIEU VAT, Jean-Michel Guenassia

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

19 août

Dans nos vies comme dans nos sociétés, que choisissons-nous de retenir et que nous permettons-nous d’oublier ? Telle est finalement la question.

19 août

On fait partie d’une grande famille. On sait qu’on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l’été dans notre maison à la montagne. On trouve que c’est normal. C’est chez nous, c’est à nous, c’est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s’appartient. On ne sait pas comment dire je, on n’en a pas besoin, puisqu’on est nous. Nous les enfants, les frères et sœurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n’a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c’est. On n’en est pas capables. On n’en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s’est fissurée, on n’a pas compris. Ça n’aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n’était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.

20 août

Arun Kumar est doté d’un palais absolu, d’une mémoire des arômes si infaillible qu’elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l’instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d’aventures sur le vin, portrait d’un génie hors la loi dont les crimes se dégustent.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

20 août

En 1968, à San Juan, lorsque Rafaela épouse Peter, un Irlandais séduisant, elle étouffe les doutes qui l’assaillent au nom d’un avenir qu’elle veut croire radieux. Pour cette jeune femme encore hantée par la faillite financière de ses parents et par son amour caché envers Candido, le fils de sa gouvernante, quitter son île natale de Porto Rico apparaît comme un possible renouveau. Malgré la joie apportée par ses deux enfants, son installation à St. Louis sur le continent américain l’isole. L’hostilité de sa belle-famille, ainsi que l’interdiction de parler l’espagnol et le mépris des parents d’élèves pour son accent et sa couleur de peau la plongent dans l’amertume.
Sa fille Ruth, elle, apprend à survivre en taisant les injustices subies. Dès lors, elle n’a qu’une obsession : s’intégrer, quitte à renier la culture de sa mère et ses souvenirs.

20 août

Depuis sa chute sur un fer à béton à Marseille lorsqu’elle était enfant, Roxanne a une cicatrice sur le visage. Des années après cet accident, la jeune femme, qui sort d’une cure de désintoxication, tente de reprendre pied, guidée par sa passion pour la musique. Premier roman.

20 août

En 2007, à l’âge de dix-huit ans, Alexandrine Descotes se demande pour la première fois pourquoi elle, son frère et sa sœur sont nés triplés par fécondation in vitro. En quête de réponses, elle se tourne vers ses grands-parents paternels. Colette, sa grand-mère, entrouvre alors la porte d’un secret familial longtemps tu.

À la fin des années 1950, à Lyon, la vie d’un jeune couple bascule : le corps de leur nouveau-né ne ressemble à aucun autre. Les médecins parlent d’un cas exceptionnel,  » aussi rare que de gagner le gros lot à la Loterie nationale « . Face à leur impuissance, Colette et Gérard refusent de céder à la fatalité : ils mettront tout en œuvre pour que leur fils puisse vivre dignement. Ce que cela supposera de force et de courage, la narratrice va le découvrir, et nous avec elle. En chemin : des épreuves, des rencontres, et surtout, de l’amour.

20 août

On connait tous la légende de van Gogh, le « suicidé de la société ». Mais avant les incontournables moments biographiques, il y a d’abord eu un enfant, prénommé Vincent, comme le bébé né et mort tout juste un an avant sa naissance. Vincent, donc, grandit dans une famille pieuse très attachée à la règle, tandis que lui est un enfant qui recherche la lumière. Alors il marche. Il marche inlassablement. Il traverse les Pays-Bas, l’Angleterre, la France. En quête d’amour, d’emploi ou d’absolu, il affronte les déceptions. Il découvre sa vocation. Si certains commercent, pêchent ou prient, lui, ce qu’il a à exprimer, il le dessine.

20 août

Anthony Fennell, écrivain irlandais en plein doute, espère retrouver l’inspiration avec un reportage sur un fait intrigant : la rupture des câbles des fournisseurs d’Internet enfouis en pleine mer. Une panne géante des réseaux de téléphonie en Afrique lui donne l’occasion d’embarquer sur l’un des bateaux chargés des réparations.
Le chef de mission est John Conway, un compatriote irlandais. Fennell est fasciné par le charisme de cet ingénieur, apnéiste hors pair, et par le couple qu’il forme avec Zanele, une actrice sud-africaine.
Tandis que le bateau remonte la côte d’Afrique de l’Ouest, Fennell et Conway vont se retrouver confrontés à une ironie tragique : les câbles qu’ils doivent réparer transportent des nouvelles susceptibles d’ébranler leur existence respective…

20 août

Lolita B. couplepourquoi Lolita B. ne voit plus son filsLolita B. va-t-elle revenir à la télévisionLolita B. richequi est Lolita B.

Femme devenue spectacle, Lolita B. a été exposée, scrutée, commentée, jugée. Derrière l’image, il y a pourtant une enfant qui n’a jamais quitté la pièce où tout a commencé. Car la guerre ne se déroule pas toujours là où on l’attend. Souvent elle a lieu dans les corps, dans les familles, dans les maisons, dans les souvenirs impossibles que l’on ne partage pas.

20 août

Le piano est toute sa vie. Mais Jeanne, prodigieuse concertiste, voit son monde basculer lorsqu’elle perd l’une de ses mains dans un accident de voiture. Entre rage et désespoir, elle choisit de fuir et de se réfugier dans la maison bretonne de son enfance. C’est que Jeanne a aussi besoin de comprendre. Juste avant de disparaître quelques mois plus tôt, son père lui a glissé à l’oreille une petite phrase qui a déclenché en elle une tempête de questions… Alors, dans ce lieu d’enfance battu par les vents et la mer, Jeanne va questionner ces vieux secrets de famille, ces histoires du temps de la guerre, de sa mère qui, comme elle, un jour a fui, de la passion qu’elles ont partagée pour le piano. Jeanne doit comprendre d’où elle vient pour inventer celle qu’elle sera demain.

Chronique de L’enfant Rivière

20 août

Jour d’été, grand soleil.

Dans la grande maison au bout de l’allée, la famille se réunit. Tout le monde est venu passer les vacances, comme chaque été.

Grande famille dit grande tablée et salade de pommes de terre. Comment vont les amours ? On accueille les pièces rapportées. Tu en es où dans tes études ? On se réjouit de l’arrivée d’un nouveau bébé. Le papa n’a pas pris de congés ? On cherche l’ombre pour boire le café. Il fait incroyablement chaud cet été, non ? La forêt va finir par brûler. Grand-mère, c’était comment les jours passés ? Seul compte le temps présent. Et surtout ne pas parler politique, surtout ne pas parler, surtout ne pas… Avec Cet été il neige, Pauline de Vergnette nous offre une histoire-poème où se déploie une langue sublime et inventive pour nous raconter en famille. Tout est juste, constaté, nous y trouvons nos ambivalences autant que notre beauté, et l’on sent monter une tension qui nous emporte jusqu’à l’embrasement.

Sortie 20 août

Professeur stagiaire dans un collège de la banlieue parisienne, Jean Deichel découvre la violence du métier, les difficultés des rencontres avec les élèves ou encore le silence des institutions, tandis qu’il rêve de donner le cours parfait.

20 août

« Quand le soleil commence à décliner, nous allons derrière la maison étendre les draps sur la corde. En fin de journée, la lumière bascule et la campagne entière se couvre d’un voile d’or. Tout semble plus doux, plus lent. Presque pardonné. Je me dis : voilà ce qu’il faudrait. Recouvrir en permanence le monde de cette lumière qui berce le sud de l’Italie pendant quelques minutes sur le coup de dix-neuf heures. » Comment habiter humainement un monde devenu trop rapide pour nous ? Au cœur de la tempête, Valério cherchera une zone de repli. Un endroit, ne serait-ce qu’un petit endroit, où la vitesse n’entre pas.

20 août

À quinze ans, Thessa rencontre Noé et Jypsi dans les couloirs du lycée. Commence alors une amitié magnifique et complexe. Fille d’une mère française et d’un père zanzibari, Thessa vient d’un monde bourgeois où personne ne lui ressemble. Noé a grandi en banlieue et rêve d’une autre vie que la sienne. Jypsi, elle, veut faire du cinéma, connaître la gloire. Vingt ans ont passé. Vingt ans à s’aimer et se fuir, se trahir et se retrouver, entre Zanzibar, Londres, Paris et Los Angeles. Dans une longue lettre, Thessa confie à Blue, la fille de Jypsi, devenue adolescente, la tragédie qui a bouleversé leurs vies. Vagabondes est le roman d’une génération tiraillée entre des désirs contradictoires, enfermée dans des représentations trop étroites de l’amour et de l’identité. Une fresque sensuelle, une ode à l’imagination et aux nouvelles façons d’aimer.

20 août

Waldo accepte à contrecœur de se rendre à la fête que sa mère, autrice à succès, organise sur la presqu’île. Six cents hectares de liberté, les dunes sous le vent, les criques désertes… Chaque été depuis l’enfance, Waldo et son frère Adam retrouvaient là les sœurs Wilberforce : Annabel, la cheffe de bande, et Olivia, plus secrète. Entre eux, ils s’appelaient les  » jumeaux cosmiques « . Mais l’adolescence est venue à bout de leur bonheur. Dix ans ont passé. À la nuit tombée, la fête se transforme en un théâtre de révélations, où chacun doit regarder en face ce qu’il a fait, ignoré ou tu. La Dernière des Wilberforce est un roman tempétueux et fascinant sur les amours perdues, la maternité, la violence, la responsabilité, le besoin de réparation et le désir de liberté.

20 août

Olivier Grondeau n’est pas un touriste ordinaire, mais un voyageur épris de liberté qui, depuis des années, traverse le monde en autostop, avec peu de moyens et sans téléphone. Son art : tendre le pouce en souriant. En route vers Lahore, il projette de fêter la fin d’année sur une plage indienne. Mais à Chiraz, tout bascule : arrêté dans une auberge par la police iranienne, il est accusé d’espionnage dans un contexte de tensions liées au mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Transféré en prison, vêtu d’un uniforme à rayures, il est enfermé dans une cellule exiguë. Ni sa famille ni l’ambassade ne sont informées. Il apprend ses premiers mots en persan : Fekr nakon. « Ne réfléchis pas. » Face à l’enfermement, il mobilise ses ressources intérieures : poésie persane, chansons populaires, souvenirs de films, fragments de littérature. Il invente des rituels pour tenir, écrire, rêver, rester vivant.

20 août

Après La Petite Bonne, Bérénice Pichat nous entraîne une nouvelle fois dans une zone grise de l’histoire pour questionner notre moral et notre humanité en temps de crise. Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.

20 août

 » Avec nous, hurle Satan, et nous en rions volontiers. « 
D’un chant de Waffen-SS à une photographie oubliée, Le diable rit avec nous explore les zones grises de l’Histoire et la manière dont le XX? siècle continue d’agir dans nos vies, nos silences et nos héritages.

Il allait parler, ça lui tenait à cœur de livrer sa vérité. Le diable s’esclaffait, une fois de plus, nous regardant en train de nous dépatouiller avec notre histoire.

Sur la photographie, trois légionnaires posent fièrement. Un cliché trouvé dans les affaires d’Émile, grand-père du narrateur, ancien officier de la Légion étrangère. Au dos de l’image : Charles Morin, Cao Bang, Indochine, 1949.
Morin fut de ces Français engagés dans la Waffen-SS, officiellement pour défendre l’Europe contre le communisme. Condamné à mort par contumace à la Libération, il se réfugie à la Légion sous un nom d’emprunt. Ce sera l’Indochine, sous les ordres d’Émile.
Un ancien SS, un grand-père adoré, une autre guerre, un même drapeau : cette photographie retrouvée révèle, comme une énigme, une histoire aussi personnelle que collective. Comprendre Morin, c’est interroger la figure tutélaire d’Émile, ses silences, ses fidélités. C’est questionner nos amnésies.

20 août

Disparues depuis dix ans au cœur des montagnes après la fuite de leur père, les cinq sœurs Kowalsky réapparaissent et deviennent un phénomène mondial avant d’être intégrées au projet spatial EnnoIA. Propulsées aux confins du système solaire à bord du vaisseau la Génitrice, une intelligence artificielle conçue pour explorer l’univers, elles cherchent de nouveaux espaces pour développer le tourisme spatial de demain.
Mais le programme de la Génitrice semble soudain s’enrayer et tandis que le vaisseau erre dans le vide sidéral, que les frontières spatio-temporelles se font plus poreuses et qu’une catastrophe imminente approche, l’une des sœurs parvient à s’éjecter du vaisseau à bord d’une capsule pour rejoindre la Terre. Elle y retrouve une humanité ayant tourné le dos à la technologie et à l’idée de progrès. Vivants dans la forêt en tribus nomades, les êtres humains sont de moins en moins nombreux et le processus de désabondance enclenché des décennies plus tôt est poussé à son acmé jusqu’à l’étiolement du langage.

21 août

Le contexte mondial est alarmant ; les discours guerriers prolifèrent. Charlie, elle, a la chance d’avoir grandi dans une république pacifiste, qui a opté pour une solution radicale : confier tout le pouvoir aux femmes, et écarter les hommes – le temps de corriger leur éducation abîmée par un patriarcat millénaire. Aujourd’hui, le pays ouvre ses frontières à une journaliste étrangère, Alba Larochette. Féministe convaincue, celle-ci s’enchante de découvrir enfin cette mystérieuse société, tellement plus évoluée que son Québec natal. Enceinte, elle se rapproche de Charlie : elle aussi attend un garçon, conçu de manière naturelle – contre toutes les règles de son pays… Caroline Bouffault soulève une question qui nous a, toutes et tous, traversé l’esprit un jour : faut-il renoncer à la virilité pour vivre en paix ? Une fable politique incisive, qui joue avec nos peurs de façon réjouissante.

21 août

Aux premiers jours de juillet 1940, dans un pays traumatisé par la défaite et l’exode, quatre jeunes Françaises aux patriotismes divergents – une aviatrice profasciste, une infirmière communiste, une lycéenne gaulliste, une veuve opportuniste – sont prises dans un entrelacs de loyautés et de liaisons coupables. De Paris désert et occupé par la Wehrmacht à Vichy bondé où grenouillent les politiciens, en passant par la campagne normande, ces femmes vont connaître en l’espace de huit jours un monde sens dessus dessous : la France est quasiment en guerre avec son ex-alliée l’Angleterre, L’Humanitése félicite de voir les ouvriers fraterniser avec les soldats allemands, tandis que l’Assemblée nationale se prépare à voter les pleins pouvoirs à Pétain.
Un chassé-croisé amoureux et politique, pendant qu’agonise la République.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

21 août

Dans les Highlands écossais, sur une exploitation agricole en difficulté, vivent Fiona, son mari éleveur et leur fils adolescent, dont la vue décline.
La baie de Somme est le terrain de chasse de Willy, qui espère un jour transmettre à son petit garçon sa passion pour le gibier d’eau.
Au Maroc, la Merja Zerga voit naviguer touristes, guides ornithologiques et le jeune Hamza, qui donnerait tout pour s’échapper, migrer loin de là où il est né.
Dans ces mêmes lieux, chaque année, fait escale un oiseau en déclin, le courlis cendré.
Sous les battements d’ailes de cette espèce vulnérable, ce sont trois récits de filiation, de transmission et de réconciliation qui s’entrelacent, au plus près de familles issues de territoires très différents, qui doivent pourtant composer avec la même réalité : celle d’un monde qui change.
Avec justesse, et sans cruauté, ce roman bouleversant explore les questions agricoles, humaines et écologiques liées au dérèglement climatique et la cohabitation encore possible entre les espèces.

26 août

En trente ans, Amos et Emerson se sont bâti une existence que beaucoup leur envient. Leurs épouses sont proches, leurs filles adolescentes ont grandi ensemble, et leurs journées s’écoulent dans la langueur de vies new-yorkaises opulentes. Leur amitié semble immuable. 
Ce week-end, pourtant, quelque chose a changé. Alors qu’ils sont réunis pour célébrer les cinquante-deux ans d’Emerson dans sa maison de campagne, la fête laisse place à de vieilles rancœurs. Lorsque les tensions éclatent, leur monde si soigneusement construit se brise en un acte de violence impensable, aux conséquences abyssales. 
Dans un style d’une exactitude infinie, Hal Ebbott pose un regard acéré sur la fragilité des liens, le mariage et les rapports de classe. Acclamé outre-Atlantique, Entre amis signe l’entrée en littérature d’un écrivain-né.

Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026

26 août

Charles Levain, jeune trentenaire bien sous tous rapports, comparaît devant le tribunal de Rennes pour un motif inhabituel : harcèlement moral sur conjointe ayant causé son suicide. Son ex-compagne, la championne de boxe Sara Messina, s’est jetée dans les eaux de la Vilaine. Si Charles affirme que Sara était dépressive et qu’il tentait tant bien que mal de la soutenir, pour la mère de la victime, il est un homme violent et sa fille était sous son emprise. Quant aux amies de Sara, cela fait longtemps qu’elles ne croient plus à la justice. Mais elles ne laisseront pas Charles impuni.Les trois jours de procès autour de ce « suicide forcé » verront défiler à la barre experts, policiers et avocates – témoins parfois troubles de la détresse mais aussi du caractère impétueux et complexe de la boxeuse. Tous tenteront de répondre à l’épineuse question : qui a tué Sara ?Anaïs LLobet pousse dans leurs retranchements nos perceptions de la justice, de la violence et de la vengeance.

26 août

À Crosby, petite ville côtière du Maine balayée par le vent et les souvenirs, Bob Burgess, avocat à la retraite, voit sa vie paisible bouleversée lorsqu’il accepte de défendre un homme accusé du meurtre de sa mère. Il se confie volontiers à Lucy Barton lors de leurs promenades, devenues rituelles depuis l’installation à Crosby de la célèbre écrivaine. Leur complicité n’a pas échappé à leur amie commune, la singulière et attachante Olive Kitteridge, qui apprécie elle aussi l’oreille attentive de Lucy. Au fil de leurs rencontres, les deux femmes se racontent les histoires de ceux qui ont croisé leur chemin, se faisant les gardiennes d’existences jusqu’alors tues et de passions inavouées. Dans Racontez-moi tout, Elizabeth Strout nous éblouit par sa compréhension profonde de la nature humaine et son talent inouï pour rendre extraordinaires les vies ordinaires, nous rappelant la fragile beauté des connexions minuscules qui nous unissent.

27 août

Berlin, 1919. Hans et Hellmut, camarades d’école, deviennent amis. Une amitié intime teintée d’ambiguïté, et Hans tombe amoureux d’Hellmut, lui-même épris de sa belle-mère Magda. Quand Hellmut disparaît, Hans se rapproche de Magda, et leur liaison s’étend jusqu’à ce que celle-ci rencontre son futur mari : Joseph Goebbels.
Très vite, Magda, national-socialiste fanatique et  » mère modèle  » du Troisième Reich, et ses enfants saturent les journaux de leur image de papier glacé. Hans, quant à lui, est de plus en plus en danger à cause de son homosexualité. Pourtant, il continue à servir un régime qui le menace.

27 août

Après le succès littéraire et commercial de son récit Les Exportés, Sonia Devillers part à la recherche d’un admirable piano à queue, volé par les nazis en 1943. Ce qu’elle nous raconte est bouleversant, instructif, et magistralement mené. 

Le fabuleux piano est un instrument volé par les Allemands, en 1943, à des juifs qui le cherchent encore… Dans ce vide impossible à combler, Sonia Devillers entend une résonance intime, le souvenir d’un instrument que sa propre grand-mère, forcée à l’exil, a regretté toute sa vie. Elle part alors sur les traces des pianos fantômes pillés par milliers sous l’Occupation et transportés jusqu’aux confins du IIIe Reich.
Avec cet instrument de concert ressurgit l’incroyable destin d’une famille d’éditeurs de musique, les Enoch. Un siècle de partitions, des menuets de Ravel aux ritournelles de Prévert. Les nazis se sont acharnés sur les Enoch, mais ils ont échoué à les réduire au silence. Des douleurs de la guerre va naître une chanson portée par Yves Montand, Les Feuilles mortes : un triomphe mondial.
Le piano disparu continue pourtant de hanter les survivants…

27 août

Qui à Mission Hills pourrait oublier le 16 juillet 1969 ? Le matin, tous les regards étaient médusés par les premières images d’une fusée décollant vers la Lune. L’après-midi, le petit Richie Manning se noyait dans la nouvelle piscine bleu lagon du quartier, bondée en cette journée si chaude. Une maître-nageuse était pourtant présente – une splendide étudiante, aux longs cheveux blonds et aux jambes parfaitement bronzées. Mais derrière ses lunettes de soleil, surveillait-elle vraiment la baignade ? De ce jour tragique qui fait chavirer une famille et toute une communauté, Laura Kasischke scrute chaque recoin, sans relâche, pour en saisir toutes les failles. Elle plonge également dans les destins des témoins clés, qui se trouvent heurtés, par ricochet. Baignade surveillée, lecture vertigineuse, signe le retour époustouflant de l’immense écrivaine américaine.

27 août

Claviériste d’un groupe de pop chrétienne minable, Melody Mahaffey traîne depuis trois ans son mal-être sur les routes des États-Unis. Lorsqu’elle reçoit un appel de détresse de sa mère, Geneva, avec qui elle a une relation difficile, elle décide de revenir à la ferme de Three Rivers, cette vaste propriété à l’abandon du sud du pays que sa famille continue d’appeler  » la maison « . Là, elle découvre avec stupeur que son père est mourant et que Geneva a déserté le foyer conjugal pour faire une retraite spirituelle auprès d’une femme médecin amérindienne. Alors qu’une pluie torrentielle s’abat sur la région, et que le Mississippi entre dans une crue sans précédent, un fugitif, Obi, et son jeune fils, trouvent refuge à Trois Rivières. À mesure que la terre se désagrège sous les flots, des rancunes, des mensonges et de sombres secrets refont surface, prêts à tout emporter sur leur passage.

27 août

 » Aussi loin que je me souvienne, je me suis ennuyée tous les hivers de ma vie. Sauf deux. Celui de 1999 et celui de l’année dernière. « 

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12 réflexions sur “Aperçu Rentrée Littéraire Août 2026.

  1. laplumedelulu dit :

    J’en ai le tournis à tout avoir lu. Merci beaucoup pour tes recherches et le temps passé à tout rechercher 🙏😘

  2. Anonyme dit :

    Un grand merci. Quelques pépites en vue. Michel.

  3. Anonyme dit :

    Merci pour cet avant-goût de la rentrée! Passez un très bon bel été.

  4. Sylvie Gasq dit :

    Pour ma part, ce sera le dernier livre de Laura Kaschichke, une autrice que j’adore.

  5. Moi je vais faire comme d’habitude : ignorer tout ça et faire mes choix quand mes prescripteurs favoris auront tranchés 😏

  6. Aude Bouquine dit :

    C’est une solution qui se respecte 😉

  7. Aude Bouquine dit :

    Moi aussi ❤️

  8. Aude Bouquine dit :

    Très bel été à vous aussi

  9. Aude Bouquine dit :

    Rendez-vous à la rentrée ❤️

  10. laplumedelulu dit :

    Bel été à toi 😘

  11. Je mémorise ton article, pour y piocher des idées le moment venu.

  12. Anonyme dit :

    Merci Aude pour cette veille, je pense que l’on va avoir des lectures communes : )
    J’avoue que je me projete un peu plus loin, c’est mal, car il faut déjà profiter de l’été, mais bon Chris Whitaker quand même

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