Aude Bouquine

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

Neuf parfaits étrangers se retrouvent dans un centre de remise en forme pour une cure de 10 jours, loin des vicissitudes de la vie quotidienne, des informations anxiogènes, et des portables à portée de main. Dix jours pour faire le point et remettre sa vie sur les rails. Chacun a un motif différent d’être là. Frances est un auteur de littérature rose qui a été victime d’une arnaque sentimentale sur internet, Tony un ancien sportif de haut niveau qui vit mal sa retraite, Lars un avocat réputé pour défendre la cause des femmes dans les divorces, mais aussi en couple avec un homme qui veut un bébé quand lui n’en souhaite pas, Carmel est obsédée par son poids, persuadée que c’est à cause de cela que son mari l’a quittée, Napoleon, Heather et Zoé sont là en famille suite à un deuil dont ils ne se remettent pas, Jessica et Ben ont gagné au loto et leur fortune soudaine a pulvérisé leur couple. Ces neuf parfaits étrangers vont devoir composer les uns avec les autres, accepter de se livrer et de se dévoiler sous la houlette de Masha, directrice charismatique de « Tranquillum House » et de ses deux bras droits Yao et Dalila. Lire la suite

Grosse, laide, grosse vache. Ainsi se décrit Sandrine. Conditionnée depuis l’enfance par un père toxique et malaisant, qui pouvait éructer pendant des heures sur son physique, son attitude, ses notes, Sandrine a appris à ne pas répondre, à se pelotonner « sur ce qui n’était pas encore totalement brisé, essayant de préserver quelque chose, quelque chose qui s’amenuisait, d’année en année, dont il ne restait plus rien maintenant. » Sa vie professionnelle est sa chance pour sortir de ces griffes en l’obligeant à quitter la maison, pour s’éloigner, définitivement. Elle rencontre alors l’homme qui pleure. Un homme dont l’épouse a disparu. Un homme qui élève un enfant seul. Lors de la rencontre, quelque chose de difficilement explicable se passe entre eux. Rapidement, elle va vivre avec lui. Mais, la première femme réapparaît… Quelle place Sandrine va-t-elle désormais pouvoir occuper ? Devra-t-elle reprendre un aller simple pour cette solitude honnie, mais programmée ? Sera-t-elle définitivement la deuxième femme ? Lire la suite

Je commençais à désespérer de retrouver Kate Mosse dans mes lectures un jour. Je l’ai découverte pour la première fois il y a 13 ans (non, vous ne rêvez pas) avec, « Labyrinthe » (2007), « Sépulcre » (2008), et « Citadelles » (2014). L’action se déroulait déjà dans les environs de Carcassonne, une vie chère à son cœur puisqu’elle y possède une maison. D’origine britannique, elle a travaillé plusieurs années dans le domaine de l’édition, puis a été directrice d’un théâtre avant d’écrire son premier roman « Labyrinthe », en version anglaise en 2005. Lorsque je l’ai lue pour la première fois, je me souviens d’un choc. Quelqu’un avait réussi à me faire lire un roman historique sans que je trouve ça barbant et surtout sans que j’abandonne. J’en ai même redemandé ! Lorsque j’ai découvert que les éditions Sonatine éditaient son nouveau roman, je me suis tout naturellement jetée dessus. Lire la suite

Préparez-vous : février annonce le début de 3 mois de nombreuses sorties et pour certaines, très attendues (par moi en tout cas !) Vous trouverez ici une liste non exhaustive, celle de mes choix de lecture. Comme vous le verrez, il n’y a pas que de la littérature noire : j’ai lu beaucoup de romans contemporains au mois de janvier et je vais continuer. On arrête le bla-bla et on découvre ma sélection juste ici 👈 . Lire la suite

« Il est juste que les forts soient frappés. La phrase saffiche tel un blason en lui. Et elle lui semble parfaitement logique, évidente — appropriée, là encore. Il est juste, oui, précisément parce que c’est plus injuste, plus cruel, et donc plus éloigné de l’entendement des simples mortels, que lui et moi, qui sommes si jeunes, pleins de vie, si forts, nous soyons frappés. Nous plutôt que d’autres, qui ne s’en relèveraient pas. Voilà. Nous sommes attaqués par le monstre le plus immonde que la vie ait pu lâcher sur nous parce que, justement, nous sommes les adversaires les plus valeureux qu’elle ait l’honneur de mettre à l’épreuve. »

Elle c’est Sarah, dite le moineau. Lui c’est Théo, dit le lutin. Ils sont jeunes, heureux, parents d’un petit Simon et ils s’aiment à la folie. Lorsqu’une seconde grossesse arrive, c’est le bonheur absolu. Mais Sarah est de plus en plus souvent très essoufflée… Le verdict tombe : une tumeur située entre le cœur et le poumon, inopérable, car mal placée : un cancer du « ris-de veau ». Lire la suite

Alice est fille d’immigrés napolitains. Quand son père les quitte, il ne reste que sa mère Silvia et sa sœur Mona. Puisqu’il faut bien s’en sortir et s’élever au-dessus de son milieu social, Alice devient une jolie poupée façonnée par des mains habiles, celles de sa mère avide du rejaillissement de la beauté de sa fille sur la famille toute entière. Entre concours de beauté, publicités et articles de presse, Alice se plie bien volontiers aux demandes de Silvia dont les yeux brillent enfin un peu. « Alors, à dix-sept ans, je n’ai ni ami, ni amour et je me contente d’exister dans un seul regard. Celui de ma mère. » Pour échapper aux griffes de cette mère envahissante et tentaculaire, il ne reste qu’un choix possible : quitter la petite ville de Bolbec et partir pour Paris. Entre études et petits boulots, elle rencontre Jean. « Jean Collignon est un homme et un enfant en même temps. Un mélange de brindilles vite emportées par la brise et de solides racines souterraines. » Un amour fou et avide. Des années de bonheur, la naissance d’une petite fille et un mariage. « L’homme qui veillera toujours sur moi. Il ne sera jamais la lueur hésitante, je sais déjà qu’il sera mon avenir. Partout. Tout le temps. Dans les endroits hostiles comme en bordure des noirs silences. » Et pourtant, malgré ce bonheur parfait, Alice décide de disparaître. Elle quitte mari et enfant. Elle devient Marguerite Renoir et s’efface. Pourquoi ? Lire la suite

Toulouse, la ville rose… Au sortir du périphérique, une joggeuse est abattue de sang froid.   Trois témoins : Ludovic, Ousmane et Claire. Trois témoins qui choisissent de prendre la fuite. Le lendemain, aucune mention du meurtre dans la presse, ni à la radio. Mais chacun reçoit un SMS émanant d’un numéro inconnu disant « je sais ce que vous avez vu ». La tension monte dans une ville déjà fortement marquée par cet étrange tueur surnommé Baba-Yaga ayant déjà plusieurs victimes à son actif. Un étrange jeu de piste commence alors, mettant en lumière des personnalités pas aussi irréprochables que ça. Un seul but : rester en vie. Lire la suite

Laurence Graissac naît en 1979. À l’hôpital, c’est contraint et forcé que son grand frère, Thierry embrasse sa petite main contre l’obtention d’un paquet de bonbons promis par son père « L’enfant venait d’inscrire dans la mémoire de ses parents l’image d’un grand-frère tendre et aimant. » Mais ne vous y trompez pas. Elle devient rapidement celle qui va briser sa vie en volant l’amour de ses parents et pour cela, il va falloir qu’elle paie. Chaque parole, chaque geste doivent lui faire regretter d’être née. L’acharnement, le harcèlement moral dont elle sera victime n’aura de cesse que de la mettre plus bas que terre, la faire disparaître aux yeux du monde, mais surtout d’annihiler toute volonté de riposte, tout désir, toute possibilité de s’épanouir dans son corps de femme. « Quoi qu’elle y fasse, au creux de ses nuits, Laurence entendrait vibrer les cris de créatures inventées par son frère. Déjà l’innocente combinaison de sa naïveté et de son imagination répandait en elle le chaos. » Lire la suite

« Lui dire que l’amour est fugace et éternel, instantané et interminable, grandiose et minable, avare et généreux, intense et insipide, tendre et cruel, qu’il est vérité et mensonge, passion et raison, sincérité et hypocrisie, spontanéité et manipulation, caresse et brutalité, grandeur et décadence, splendeur et misère, joie et tristesse, illusion et réalité, espoir et désespoir. » Paris, La Sorbonne fin des années 80. Amélie et Vincent se rencontrent. Il suffit d’un regard. Un regard et une soirée pour sceller deux destins. Puis, un rendez-vous manqué pour les desceller. Deux vies, chamboulées. Une éternité pour se retrouver. Une éternité qui dure 30 ans. Le lecteur suit alors le chemin pris par Amélie, et parallèlement celui de Vincent, et la vie, cruelle, qui les remet en présence, de temps en temps, jamais au bon moment. « La moitié des erreurs qu’on fait dans la vie est à cause de la précipitation, l’autre moitié à cause du défaut d’action. » Lire la suite

Disparaître… Partir en douce, s’évanouir, s’évaporer, s’envoler, s’éclipser, se volatiliser.        Disparaître… S’éteindre, succomber, périr, trépasser, décéder, perdre la vie, trouver la mort, mourir. Paris, une jeune femme met fin à ses jours. Saint-Jean Cap Ferrat, un homme est retrouvé noyé, totalement défiguré, le bout des doigts brûlés. Chacun à leur façon, ils ont décidé de disparaître. Pourquoi ? Ces deux affaires sont-elles liées ? « Qu’est-ce qui peut bien pousser quelqu’un à souhaiter disparaître de la surface de la terre ? » Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :