Aude Bouquine

Encore, toujours, tout le temps et partout …

Je termine à l’instant « Les démoniaques » et je hurle toute seule dans mon salon : « C’est quoi cette putain de fin Mattias ?? » Est-ce que tu veux vraiment créer une génération de frustrés, révoltés du Bounty après avoir créé une génération d’insomniaques ? La secte des adorateurs de Mattias Köping, légèrement agités du bocal, semble encore sévir après la lecture de chaque nouvel opus.

Donc, j’ai tout fait à l’envers. J’ai commencé par la fin en lisant d’abord « Le Manufacturier ». Je m’en fiche, je fais ce que je veux. « Les démoniaques » était dans ma bibliothèque depuis sa sortie, commencé et lâché devant la violence du texte. Après « Le Manufacturier », autant dire que j’étais prête et méga prête à rentrer dans la cour de l’horreur : j’avais déjà atteint des émotions paroxystiques sur l’échelle des souffrances très personnelles, imaginée par Mattias. Lire la suite

« Le consentement sexuel » est l’accord volontaire qu’une personne donne à son ou sa partenaire au moment de participer à une activité sexuelle. Une personne doit clairement exprimer son accord au moment de participer à cette activité sexuelle. Elle peut le faire par ses paroles, son comportement ou les deux.

James Whitehouse est un homme brillant dont la carrière a connu une évolution fulgurante. Sous-secrétaire d’état, membre clé du gouvernement, proche du Premier ministre depuis leurs études à Oxford, il est marié à Sophie, également ex-étudiante d’Oxford. Douze années d’un mariage quasi sans nuages avant une phrase, prononcée dans l’urgence « J’ai merdé dans les grandes largeurs » : Lire la suite

Avant la prochaine sortie du nouveau roman de Paul Colize « Un jour comme les autres »  le 7 mars 2019 (je vous mets le résumé en fin de chronique), j’avais envie de découvrir l’auteur par l’un de ses ouvrages précédents, que j’avais depuis un certain temps dans ma pile à lire.

Fred est pigiste web pour le quotidien belge « Le soir ». Comme dans son métier où tout va vite et fort, il consume sa vie par les deux bouts. Adepte des paris de l’extrême où sa vie est toujours mise en jeu, il ne fonctionne qu’à coup d’adrénaline, quand son coeur bat à 200 à l’heure.  En quête perpétuelle de scoops susceptibles d’asseoir sa carrière de journaliste, il reçoit, un soir, un étrange coup de fil pour recueillir des révélations fracassantes. Le jour du rendez-vous, les choses ne se passent pas comme prévu. Obstiné par l’idée de trouver le fin mot de l’histoire, Fred est alors embarqué dans un engrenage qui va dépasser ce qu’il a pu imaginer. Lire la suite

C’est rituel. Chaque début d’année commence par la sortie du dernier Lisa Gardner… Enfin dernier, façon de parler, puisque les éditions Albin Michel ne les sortent pas dans l’ordre d’écriture. « Fear nothing », « À même la peau » est sorti en 2014, avant « Lumière Noire » que nous avions pu découvrir en janvier 2018. Allez comprendre ! On y retrouve notre inspectrice DD Warren, personnage récurrent, du département de police de Boston. Cette fois-ci, elle court après un serial killer un peu fétichiste qui reproduit toutes ses scènes de crime à l’identique : peau des corps écorchée, rose rouge, champagne, menottes. À la limite, j’ai envie de vous dire que c’est loin d’être l’élément passionnant du livre. Je consens à admettre que pour les adeptes de thrillers, on a un crime ou plusieurs, le but c’est d’en trouver l’auteur. Certes ! Sauf que s’il n’y a que ça, c’est d’un ennui mortel.  Lisa Gardner sauve les meubles en étoffant son roman de thématiques intéressantes, de problématiques différentes, d’un personnage assez attachant et d’un autre assez effrayant. Lire la suite

Il n’est jamais aisé pour un auteur de passer entre les mains d’un lecteur qui a adoré sa lecture précédente. Ce fut mon cas avant d’attaquer « Lectio Letalis ». Je venais de terminer un livre qui a provoqué un énorme coup de foudre, le premier de l’année dont je ne suis pas prête de me remettre.

C’est donc un peu fébrile que j’attaque ce roman demandé sur Netgalley parce que j’en avais entendu parler par Barbara Abel et que la couverture, il faut le souligner, est magnifique !! Quel bon choix de la part de Belfond pour attirer l’oeil du lecteur sachant que le titre est tout à fait mystérieux et ne renvoie à rien dans mon imaginaire personnel ! Lire la suite

Bonjour à tous,

Voici ma liste de lecture, personnelle et non exhaustive, pour la fin du mois de janvier et le mois de février. Je ne suis pas égoïste, je la partage donc avec vous ! Nous sommes le 20 janvier, j’en suis à ma onzième lecture et j’espère pouvoir tenir ce rythme. Vous y trouverez principalement du noir, mes lectures de prédilection, mais aussi un ouvrage de littérature blanche d’un de mes auteurs chouchous.

Je vous annonce d’ores et déjà que j’ai noté 26 titres pour le mois de mars (ruine financière programmée, vie sociale annihilée sauf pour le Quai du Polar !), et 9 pour le mois d’avril. Affaire à suivre donc 😉 Lire la suite

Anthony Rauch et Marion, capitaines de police travaillent dans une brigade appelée « la brigade du viol ». Ensemble, ils enquêtent sur un violeur qui officie dans les ascenseurs. Celui-ci a déjà trois victimes à son actif et ne compte pas s’arrêter là. Parallèlement, un individu surnommé l’Alpha, sorte de chef de meute auto proclamé, mais solitaire s’introduit par les fenêtres d’appartements parisiens, pour assouvir ses pulsions. Le lecteur suit la trace de ces deux prédateurs, ainsi que l’enquête menée par cette brigade. Lire la suite

Nadège Solignac est une institutrice aimée des enfants et respectée des parents. Elle possède un visage d’ange, doux, tendre, de ceux qu’il est impossible de ne pas aimer au premier regard. D’ailleurs, son prénom, Nadège, renvoie à une douceur cotonneuse. Sauf que, Nadège est derrière les barreaux, en attente de son procès pour la mort accidentelle d’un flic qui aurait tenté de la violer… En attente surtout de savoir si elle va s’en sortir, et tromper, encore une fois, son monde . Légitime défense ou pas ? C’est primordial qu’elle s’en sorte, parce qu’elle a au fond d’elle, ce besoin impérieux de tuer. Oui, Nadège est une tueuse en série, froide, calculatrice, qui se dévoile, à nous, lecteurs. Au fil des pages, elle raconte. Tout. Son enfance, ses blessures, ses premiers crimes, ses incitations au suicide, tout. Lire la suite

Ce roman se déroule en Australie. Après des années de bataille, Sasha est enfin enceinte. Son couple en a énormément souffert, elle a déjà perdu deux bébés et fait un métier douloureux qui l’amène à disséquer des corps, notamment de nouveaux nés, puisqu’elle est médecin légiste. Lors du sauvetage d’un kangourou (ça ne s’invente pas), elle perd du sang et les eaux. Tout ce qui se passe ensuite est très flou dans son esprit. Elle sait qu’on lui a fait une césarienne en urgence et qu’elle a accouché d’un petit garçon prématuré. Première surprise : l’échographie annonçait une fille, mais c’est bien un garçon qu’elle a mis au monde. Lors de sa première rencontre avec son fils, Sasha ne reconnaît pas son enfant, ne ressent aucune émotion pour lui et se persuade que cet enfant n’est pas le sien. Ce sentiment devient une obsession qu’elle décide de ne pas cacher : elle en parle à son mari, à son père, à sa meilleure amie, aux infirmières, aux médecins et à la psy de l’hôpital. Tous, lui affirment qu’elle se trompe. Elle va donc se retrouver dans un service psychiatrique mère-enfant pour se faire soigner, mais cette étrange sensation ne va pas la quitter. Toby est-il son fils ? Que s’est-il passé à la maternité après l’intervention chirurgicale ? Va-t-elle être entendue par ses proches ? Lire la suite

Pour comprendre le roman noir et le nature Writing, il faut ABSOLUMENT avoir lu David Vann ! David Vann par ci, David Vann par là, si tu ne l’as pas lu, tu restes une quetsche pas mûre qui mérite simplement de rester sur son arbre à quetsches avec ceux de ta race…

En vacances à Moorea, situation idéale, temps idéal, état d’esprit idéal, je me lance donc dans ce fabuleux livre aux critiques dithyrambiques, prix Médicis étranger 2010 en me disant d’avance que je vais grave kiffer ma race …. de quetsche. Lire la suite

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