Il existe un mensonge qui circule dans le milieu littéraire, un mensonge discret, poli derrière les photos de piles de romans parfaitement alignés. Ce mensonge, au cœur de « la vérité sur les partenariats éditeurs », c’est l’idée qu’un partenariat avec un éditeur serait forcément un cadeau, une chance, une transaction sincère entre passionnées de la littérature. Au-delà des stories bien léchées, des hashtags et des coups de coeur « automatiques », émerge une réalité bien plus trouble : un système où la visibilité compte plus que la qualité, où l’on préfère un compte décoratif avec des milliers de followers, qu’une plume qui pense.
Ce billet « La vérité sur les partenariats éditeurs » est né du besoin de remettre un peu de vérité et de sens dans un univers qui devrait avoir comme obsession l’essence du texte et non des chiffres, followers, likes et reposts. Je vous propose de retirer les paillettes (et les œillères) pour décortiquer ce que ces partenariats devraient être.
Pour ce faire, il faut rappeler ce qu’est réellement un partenariat avec un éditeur. Celui-ci envoie un livre pour obtenir un retour, une visibilité, des échanges et des avis sur les réseaux sociaux. Attention, ce n’est ni un cadeau ni une faveur, c’est un échange de bons procédés. Au cœur de cette chaîne, l’attaché de presse joue un rôle central. C’est lui qui identifie les partenaires, envoie les services de presse, organise la circulation des livres et assure le lien entre la maison d’édition et les « partenaires ». Sa mission première est de faire connaître les nouveautés en s’appuyant sur des voix susceptibles d’en parler avec sérieux et cohérence.
Il existe plusieurs types de partenaires : ceux qui remplissent un formulaire pour l’être toute une année, ceux qui font des demandes ponctuelles pour certains titres, ceux à qui, parce qu’ils sont dans la base de données, reçoivent tout et n’importe quoi.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, il ne s’agit pas d’un pacte d’enthousiasme obligatoire. En effet, il est tout à fait possible de recevoir un service de presse, de le lire, de l’analyser et d’en rédiger une chronique mitigée, voire négative.
Dans l’absolu, on pourrait même affirmer que c’est précisément cela qui distingue un prescripteur d’un panneau publicitaire.
Or, depuis quelques années, la frontière entre chronique et communication est devenue très poreuse. Les lecteurs ne savent plus vraiment distinguer qui conseille réellement et qui utilise le livre comme accessoire. De la même manière, ils ne savent plus qui lit vraiment, et qui se contente d’alimenter ses réseaux sociaux. Et cette confusion, ce mélange des genres affaiblit la portée de la critique littéraire. C’est exactement ce que souligne « la vérité sur les partenariats éditeurs » : un brouillage généralisé qui nuit à la confiance.
Aujourd’hui, force est de constater que le visuel prend le dessus sur la lecture. Les maisons d’édition ont massivement investi Instagram et Tik Tok, attirées par l’idée que le lecteur de demain serait un « scrolleur ». Sur Tik Tok, la mode américaine de Booktok a franchi les frontières pour arriver jusqu’à nous.
Mais, derrière ces pratiques du « scrolling » fantasmé, se cache un mécanisme invisible et silencieux : l’algorithme. Il ne valorise ni la pensée ni la nuance. Il se contente de retenir l’oeil et ce qui se consomme vite. Il déclenche alors un like ou un partage. Il impose un rythme court, l’antithèse du temps long de la littérature. Ce décalage est d’autant plus flagrant que le travail littéraire repose, par essence, sur un tempo bien différent. Lire demande du temps, réfléchir au texte aussi, et le chroniquer encore davantage. Cette temporalité lente ne s’accorde ni avec la logique du flux ni avec l’immédiateté des réseaux.
Ainsi, les contenus travaillés, fouillés, sont mécaniquement pénalisés. Ils ne plaisent pas à la machine. C’est aussi cela que j’interroge dans « la vérité sur les partenariats éditeurs »… Comment défendre un espace critique quand un contenu qui prend son temps devient suspect ?
De cette façon, les partenariats se sont multipliés, certains comptes ont grossi à vue d’œil, de façon naturelle ou artificielle par l’achat de followers. Depuis, il en découle de très nombreuses dérives. On a vu apparaître des « chroniques » de lecture construites sur la seule base de la 4e de couverture ou du communiqué de presse, des « coups de coeur » publiés 24 heures après réception du colis, des services de presse qui s’empilent comme des trophées, des photos léchées et si chargées en décoration que l’on voit à peine le roman.
Comprenez-moi bien. Le problème, ce n’est pas l’esthétique, c’est le mensonge qui s’y cache. Derrière des bibliothèques fournies et bien rangées, des ornements, on ne dit plus grand-chose du livre. Le texte devient secondaire et vide. Vide d’analyse et vide d’engagement. À force de vouloir plaire à tout le monde, certains comptes ne disent plus rien. Ils se contentent d’exhiber, et d’offrir en spectacle. C’est l’un des constats les plus marquants de « la vérité sur les partenariats éditeurs ».
La grande confusion vient du mélange des genres, puisqu’on confond influenceur, chroniqueur et prescripteur. L’influenceur cherche à séduire une large audience. Le chroniqueur préfère analyser un texte, le fond et la forme d’une œuvre. Le prescripteur jouit d’une crédibilité acquise par la qualité de ses analyses et de son regard.
À mon sens, le problème vient aussi du fait que beaucoup mélangent les trois sans jamais définir leur rôle.
Aussi, l’influenceur n’est pas un critique littéraire. Le chroniqueur ne saurait être une vitrine publicitaire. Le prescripteur n’a nul besoin de séduction pour convaincre, il a lentement créé sa crédibilité.
Les maisons d’édition ont la fâcheuse habitude de confondre ces trois profils. Je dirai même qu’elles créent ces dérives, qu’elles les exploitent et, parfois, les déplorent à terme ! En majorité, elles privilégient l’audience (nombre de followers) et la vitrine esthétique. Il n’y a qu’à observer les nouveaux appels à partenariat : il faut tant de followers Insta, tant sur Tik Tok, faute de quoi il est même inutile de postuler.
Au cœur de cette agitation, il existe pourtant un micro-prescripteur. Il n’a ni gros compte, ni chiffres énormes, ni projecteurs. Pourtant, ces voix souvent ignorées portent loin, car elles sont incarnées et relient des textes à des émotions, prennent le temps de nuancer leurs avis, et d’analyser. Leurs communautés sont réduites, certes, mais extrêmement fidèles et engagées. Ils sont de véritables passages de relais et des acteurs de transmission sincère. On aurait tout intérêt à ne pas les oublier.
Dans ce premier volet de « la vérité sur les partenariats éditeurs », il fallait poser les bases : comprendre comment un système pensé pour accompagner les livres s’est progressivement dévoyé en une immense vitrine où l’apparence l’emporte sur la lecture, où la vitesse écrase la nuance, où les algorithmes décident à la place des lecteurs. Derrière ces mécanismes, il y a des choix, des tendances, des effets de mode, mais aussi un malentendu collectif qui brouille tout : celui de confondre visibilité et crédibilité, esthétique et engagement, influence et transmission.
Dans un article à paraître plus tard, soit une partie 2, j’aborderai les dérives de ces partenariats littéraires : conséquences, dangers, effets sur les acteurs.
Lien vers la partie 2 :Les dérives des partenariats littéraires.
S’il fallait (et il faut) quelqu’un qui ose dire les choses, ça devait être toi, avec ton intégrité, tes valeurs, la qualité de tes retours de lectures (qui rencontrent un gros succès au passage), ton respect des auteurs et des livres, ton dégoût du mensonge et de la tricherie. Je valide à 200% tout ce que tu dis (et plus encore, ça viendra avec la partie 2), ce n’est pas pour rien que j’ai pris du recul par rapport à ce milieu. Que certain(e)s community managers et autres responsables des services de presse sortent de leur tour d’ivoire et de leurs théories à deux balles (et se rappellent un peu ce qu’est avoir des valeurs tout en faisant le boulot). Que tous ces influenceurs arrêtent de tirer vers le bas à penser à leur image et à rien d’autre. Il faut de tout, mais sans passion réelle et sincère, la littérature mourra (et j’ai fait des études de marketing, je sais parler d’où placer le curseur).
Bravo pour cet article.
Voilà qui est dit et bien dit. C’est vrai que les partenariats et les booktokeurs « polluent » l’espace critique. Mais l’honnêteté intellectuelle me pousse aussi à dire que les éditeurs ne sont pas étrangers à ce phénomène, certains l’encourageant sans vergogne.
Un excellent article qui montre à quel point l’édition est, avant tout, un business faisant feu de tout bois. Faut-il être niais et dépourvu de tout jugement critique pour se laisser embobiner par tel ou tel « influenceur » ou par les éloges dithyrambiques agrémentant les couvertures, éloges qui ne sont que des « renvois d’ascenseur » entre auteurs ! Bravo à ce blog, très apprécié pourr son impartialité, ses fines analyses et ses qualités littéraires.
Nous sommes bien d’accord. Tout est une question d’intérêt… de marketing et de gros sous.
Merci beaucoup
C’est vrai qu’il y a confusion. Je pense souvent, agacée, « je suis une blogueuse, pas une agence de com gratuite ».
Je me trompe peut-être, mais il me semble que les blogs littéraires suscitent un regain d’intérêt.
Un regain d’intérêt des vrais lecteurs oui, mais pas des maisons d’édition. Celles-ci se sont embarqué dans les partenariats sous formulaire (qui tiennent compte du nombre de followers sur les réseaux), ou, et c’est de plus en fréquent, des partenariats rémunérés. J’en parlerai dans la deuxième partie.
Bravo pour cet article car il montre parfaitement les réalités de ces partenariats. J’effectue des retours de lecture moi aussi, et j’ai été recalée parce que je ne suis pas super active sur les réseaux, que je ne suis pas sur tous les réseaux. Moi, je partage mes lectures sur mon blog, sur des pages dédiées sur les réseaux et je ne suis pas là pour regarder les « like ». C’est juste un partage. J’attends la suite de votre article…Encore bravo.
Très bon article de fond Aude, merci.
Le monde du livre est un gros business et à l’image de n’importe quel business, le livre est devenu un produit de l’ultraconsommation ; les réseaux sociaux sont donc à l’avenant, ces influenceurs vendent de l’ultraconsommation et hop ! on passe au suivant, sans fond, sans réflexion. Et en même temps la production littéraire est surréaliste, des sorties pléthoriques tous les mois, et cela encourage le système.
Quand on pense au temps nécessaire à l’écriture d’un livre, qu’il soit fiction ou non … c’est un peu désespérant
Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris : on est passé du fond d’un texte, à un moi, moi, moi qui poste sa tête partout. Où sont les analyses de fond ??
Quant à la production littéraire, c’est n’importe quoi… trois mois de durée de vie et hop, au panier !
Quel est le nom de votre blog ? Parce que ça m’intéresse de suivre des gens qui proposent des articles de fond et qui ne font pas la course aux likes, ou qui prennent 1000 followers par semaine. Certaines techniques sont très visibles et là où je suis sidérée c’est que peu les voient !
Je ne suis qu’un simple lecteur de récits (romans , nouvelles de l’imaginaire) mais aussi des blogs (pour un avis éclairant ou pas) et parfois avec tout le respect que j’ai pour ces derniers , lire une chronique à un moment où l’objet livre n’est même pas disponible donc pas paru m’exaspère , créant un stress , sensation de rater le bus de l’actualité , auquel je me sens conditionné, malgré un recul réflexif de temps à autre. Vive les blogs tout de même.
Ça ne m’étonne pas de toi ce genre de post. Depuis le temps que ça couve, il est temps de remettre l’église au milieu du village, et tant pis pour les éclaboussures. Je suis impatiente de lire le n° 2.
Merci à toi pour ton coup de gueule 🙏😘
Voilà un autre sujet qui me rend dingue : voir des chroniques de livres non parus… C’est dire comment les gens pensent et ce qu’ils montrent d’eux : j’ai lu le bouquin avant tout le monde. Je vais en parler aussi parce qu’il est vrai que cela a des effets sur les lecteurs et que cela crée une forme de stress.
Bonjour Aude! Quelle vaste et ancienne thématique que celle des partenariats, sur laquelle je découvre ton regard neuf et actuel. J’ai hâte de lire le deuxième épisode que tu annonces! Merci pour ce partage d’opinion.
Ça couve depuis longtemps effectivement… mais depuis quelques semaines je vois des choses qui me hérissent le poil.
Entre deux ateliers pâtisserie, et une lecture audio, tu trouves aussi le temps d’aller sur les réseaux sociaux ? Je suis admirative. 🤗 Je me languis vraiment du second coup de gueule ☺️
Entièrement d’accord avec tes propos. Heureusement je trouve que les blogs en général évitent cet écueil et c’est la raison pour laquelle je favorise ce format autant pour écrire que lire des avis.
Le soir… je me fais une petite revue de presse réseaux 😉
Pas étonnant que je dorme si mal 😬
Tout à fait
Et personnellement j’en ai plus qu’assez de voir ces cultes de la personnalité en faire des tonnes. Quand tu analyses les posts, qu’ils appellent « chronique », il n’y a que du vide. Rare sont ceux qui parviennent en 2000 caractères à me séduire.
Ah ben voilà. Une gélule de mélatonine et hop, au dodo. C’est vrai que ça énerve un peu. Relax 🤗❤️
Je plaisante
Ça fait longtemps que ces trucs ne m’empêchent plus de dormir.
Ça ne veut pas dire que je dois être complice 😉
Je t’avoue que je ne lis quasiment pas d’avis sur les réseaux sociaux même si je pensais renouer avec Instagram en suivant les personnes que je suis sur leur blog. Pour moi, le format même ne permet pas la réflexion et ne permet pas de venir et revenir lire un avis comme sur un blog.
Et puis, n’ayant jamais sollicité de SP (j’accepte éventuellement quand on m’en propose et avant, j’en sollicitais sur Simplement pro parce que les auteurs les proposaient eux-mêmes), je n’ai jamais été prise dans cette course aux SP qui me laisse sceptique.
Je regarde donc ça de loin même si j’ai été choquée par la polémique sur une ME qui a totalement détruite l’image que j’en avais. Je n’achète donc plus que de l’occasion de cette ME, les pressions quasi mafieuses sur les partenaires ne me plaisant pas des masses…
Je peux te demander quelle maison ? Parce que moi j’ai deux anecdotes vécues pas piquées des vers…
Aujourd’hui il faut savoir que certaines maisons, et très cher, la micro chronique sur les réseaux… et ceux qui sont payés doivent l’afficher. C’est une obligation de l’ARPP. Du coup, et c’est mon avis, la chronique est biaisée, de fait.
Il s’agit des éditions Charleston. Autant je me doutais de certains choses pour des ME Young adult autant j’avais une bonne image de cette maison d’édition…
Je vois… y a toute une démarche chez eux qui met en PLS leurs partenaires !
Après, je me dis que pour proposer de telles conditions, il faut bien que derrière des personnes soient volontaires pour les accepter et que la responsabilité n’incombe pas qu’aux ME. Du coup, ma comparaison était mal trouvée mais tu as compris l’idée.
Oui j’ai compris 😉
Tu sais déjà ce que j’en pense! Avec nos blogs, on touche un public beaucoup plus attentif et passionné. Mais il est vrai que sans réseaux, il est aujourd’hui quasiment impossible de faire un partenariat avec une maison d’édition. Et comme toi, je me pose la question, si certaines ”grosses’’ influenceuses font vraiment vendre des livres, avec si peu de contenu travaillé…
Est-il utile de préciser que je partage tes conclusions ? Ma CM de belle-fille me dit souvent « tu devrais faire ça sur ton insta, c’est ce qui marche ! » Oui mais non, parce que ce n’est pas ce qui me plaît. J’ai pris le parti de ne même plus postuler pour des partenariats, parce que ça ne me ressemble pas. Je me sens bien sur la blogosphère, entourée de passionnés, qui proposent des avis travaillés, argumentés et surtout sincères. Quand bien même on ne devrait plus qu’être une poignée de « vieux cons de lecteurs » (pour paraphraser Anthony), j’y resterais quand même 😊
Cette manie d’encourager à faire « ce qui marche »
Si on te dit saute dans la rivière hein ?? Ma mère me disait ça… 😉
On en a souvent discuté ensemble et cette obsession du paraître devient insoutenable, démotivante pour les blogueuses que nous sommes mais je ne rentrerai jamais dans ce concept. Maintenant certaines ME demandent l’âge de la personne qui postule, effarant. J’ai ressenti très fortement cet écoeurement de l’etalement du paraître dans mes rencontres en salon littéraire. Je communique sur mon blog, sur les réseaux toujours après une lecture et un travail de rédaction et certainement plus en partageant mes avis , et autour de moi avec mes amis lecteurs qu’avec une belle photo mise en situation. Merci pour ton post. J’ai maintenant hâte de lire l’épisode 2.
Cette course au paraître est insupportable…
Je n’en ai pas encore fini avec ces sujets.
L’âge de la personne ? Ça j’avais encore jamais entendu !!
Bonsoir, quel très bon article ! Depuis un ou deux ans, j’ai arrêté de suivre quotidiennement la communauté Bookstagram, vous avez mis les mots sur ce qui m’y déplaisait.
Je me contente de rédiger des avis sur mon blog, que je partage après sur Babelio, Livraddict et parfois Sens Critique.
J’ai commencé un blog littéraire en 2012, arrêté en 2020 en pensant que j’allais partager mes avis sur Instagram car c’était là où il fallait être, mais finalement le format m’a déplu, j’ai rouvert un nouveau blog en 2022 et je me mets moins la pression : si je ne veux pas partager mon avis sur une lecture, je ne me force plus.
Les gens ne laissent pas de commentaires sur mon blog, mais les statistiques montrent qu’il y a quand même un peu de passage. Ça me plaît de garder une trace de mes lectures, je tiens ce blog plus pour moi que pour les autres.
J’ai reçu quelques SP à une époque où on pouvait prendre le temps d’élaborer un avis, d’avoir un avis mitigé, voire négatif. Aujourd’hui, sur Bookstagram, les « lecteurs » postent des avis bien trop courts, pas assez détaillés, qui manquent de nuance.
En revanche, je prends plus de plaisir à lire des avis sur les blogs littéraires, c’est vraiment un espace pour développer sa pensée. On n’y encense pas tous les livres sans esprit critique et chacun a sa propre voix.
Mais MERCI !! Vous avez tout compris !
Je rajoute que sur les blogs les chroniques restent et vivent leurs vies 😉
Développer son esprit critique, réfléchir sur ce que l’on vient de lire et essayer de le formuler c’est tellement important ! Et ça rend les gens moins cons ( pardon, mais je crois que notre société manque cruellement de gens qui pensent et qui prennent le temps de penser).
Merci d’être venue apporter votre pierre à l’édifice.
Mince, j’ai lu l’épisode avant l’épisode 2, mais je le trouve tout aussi intéressant. Sur ce, je m’en vais lire l’épisode 3. 😁
Voilà pourquoi je suis indépendante, que je n’ai pas de partenariat éditeur (juste quelques fois avec Netgalley, pas la même chose), que je lis ce que je veux, quand je veux et que je ne suis même pas obligée de faire des retours. Vive la liberté et bravo pour ton article ! Que je suis contente de ne jamais avoir mis les pieds dans ce système !
Meilleure chose à faire : ne pas mettre le pied dedans …
Je suis comme toi, j’aime me sentir libre, et les rares fois où je fais des demandes, c’est sur NetGalley, parce que je suis vraiment très tentée par un résumé. Je n’aime pas me sentir obligée d’écrire une chronique en retour si je n’ai pas envie, alors je préfère m’acheter mes livres.
Un article engagé et sincère qui explique bien ce qu’est devenu l’industrie du livre… Je partage mes avis sur mon blog depuis des années, je relaie sur Facebook, Livraddict et Babelio mais je lève le pied de plus en plus… Il est facile de constater la disparition de la visibilité face aux vidéos, face aux influenceurs… Les blogs sont devenus des dinosaures peu fréquentés, ils sont pourtant le format le mieux adapté pour chroniquer comme il se doit les livres, pour prendre le temps d’y apposer un véritable avis, développé. Bref, face à Instagram, on ne pèse plus grand chose et j’en viens à perdre en motivation, mais pour le moment je poursuis par amour de la lecture (jusqu’à quand ?). En tout cas, merci pour cet article !
Je comprends …
Thank you for Charing this topic
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Thanks for sharing this topic
Bravo pour cet article