Certains personnages de littérature résistent au temps, traversent les siècles et les mémoires et contribuent à ce cri, « Je voulais vivre », eux qui ne sont que personnages de papier. Parmi ceux-là, « Les trois Mousquetaires » ont envahi l’imaginaire collectif par les nombreuses adaptations dont ils ont fait l’objet. Qu’en est-il de Milady de Winter, cette femme étrange et mystérieuse qui traverse le roman d’Alexandre Dumas ? Forte d’incarner la femme fatale par excellence, dangereuse, manipulatrice, espionne au service d’un certain cardinal de Richelieu, que savons-nous réellement d’elle ? Condamnée par d’Artagnan, exécutée tel un monstre, la voix de Milady s’est tue, étouffée par les trop nombreuses voix masculines chargées de conter son histoire. Adélaïde de Clermont-Tonnerre lui redonne la parole dans « Je voulais vivre », un texte vibrant et romanesque de cette rentrée littéraire.