Bilan lecture juillet 2024, c’est parti.
Ce mois-ci, peu de chroniques, mais beaucoup de lectures, papier ou audio. J’ai battu tous mes records en matière d’écoute : 7 livres audio pour ce mois de juillet, du jamais vu ! Cela veut dire qu’en parallèle, j’ai fait beaucoup d’autres choses dans ma maison, notamment de la cuisine et du tri !
J’ai bien avancé sur la rentrée littéraire puisque j’ai terminé quatre romans et je suis plongée dans un cinquième qui va me prendre un peu de temps (+ de 1000 pages). Au 28 juillet, j’aurai donc lu 15 livres de la rentrée littéraire, et il m’en reste une vingtaine à découvrir.
Dans ce bilan lecture juillet 2024, je vous ai également remis les liens vers : le podcast BePolar du mois où nous avons parlé lecture et séries TV, mon top séries à voir absolument et mon article sur les 10 livres qui auront marqués le premier semestre de l’année 2024.
Vous avez sans doute remarqué que les chroniques écrites se font rares… je réfléchis toujours à la pertinence du format. Les longues heures passées à l’écriture de ces retours ne me semblent plus autant à propos qu’avant et je crois que j’ai envie d’utiliser mon temps différemment. Force est de constater que je lis beaucoup plus quand je chronique moins !
Je vous souhaite à tous un très bel été, un beau mois d’août et de belles lectures.


Pour quelques heures, retour à Malibu, un endroit où j’ai vécu et que je connais très bien. Ce roman a été une véritable madeleine de Proust. A l’occasion de la fête annuelle donnée par Nina Riva, le lecteur fait la connaissance d’une fratrie très soudée qu’elle protège comme une louve. Nina, Hud, Jay et Kit, sont jeunes et talentueux, mais sous les apparences, ils cachent quelques fêlures et bien des secrets.
Une lecture très dépaysante, prenante, à déguster au bord de la piscine.

Mais où est passée l’écrivaine de « Les sept maris d’Evelyn Hugo » ou des sirènes de Malibu ?
Ce roman est mièvre à souhait, tout est cousu de fil blanc, les dialogues sont beaucoup trop nombreux et les personnages clichés à mort !
J’ai rarement lu un livre aussi ennuyeux, aussi peu travaillé et aussi plat. Il n’y a aucun enjeu, aucun attachement, et même l’écriture n’a pas trouvé grâce à mes yeux.
Lisez les autres romans si vous voulez la découvrir mais celui-ci vraiment…. a été un désastre de lecture pour moi.

Chronique à paraître

Chronique à paraître

Chronique à paraître

Chronique à paraître

Quelle révélation ! Ce roman m’attirait pour son côté post-apocalyptique et pour l’écriture nature writing de Jean Hegland. Nelle et Eva ont toujours vécu au coeur de la forêt où leurs parents leur ont tout appris. Lorsqu’ils meurent, il leur faut mettre à profit leurs enseignements et se débrouiller seules. Alors que l’électricité est coupée, qu’il faut sauver chaque bougie, chaque litre d’essence et leur foi en l’avenir, Nelle et Eva comptent sur cette forêt pour les protéger.
« Dans la forêt » peut sembler simpliste, mais il replace au coeur du monde, l’essentiel : l’amour de la nature, et l’amour qui nourrit deux soeurs. C’est beau, profond, et follement romanesque.
« Dans la forêt » existe en version audio chez Audiolib, lu par Maia Baran et en graphique chez Sarbacane.
Si vous n’avez jamais lu Jean Hegland, je vous recommande vraiment « Apaiser nos tempêtes« .

J’ai eu beaucoup de mal avec le début de ce roman tant Stanislas, 40 ans, n’est pas facile à aimer. Mais… Lorsqu’il reçoit un message de son amour de jeunesse, Sara, qui lui annonce la mort d’un homonyme, l’intérêt a passé un niveau. Ensemble, ils enquêtent sur cet autre Stanislas, prétexte à bien d’autres choses…
Si la seconde partie est plus attrayante que la première, je n’ai pas été entièrement convaincue par ce roman. Il n’y a pas eu cette étincelle, ni le degré d’émotions nécessaire pour qu’il reste accroché dans mon esprit.

J’ai aimé l’idée de départ : Estelle n’a plus que deux mois à vivre, que faire de ce temps ? Placée dans un centre de soins palliatifs, elle rencontre Juliette, une infirmière en souffrance, et Benimar, un médecin taciturne. A croire que les âmes qui souffrent savent se reconnaître… Entre ces trois-là, l’histoire ne fait que commencer.
J’ai été touchée par l’idée de Sabrina Philippe qui consiste à laisser une lettre à ceux que l’on aime. Pour laisser une trace de qui nous sommes. La façon dont elle déroule le sujet n’est pas mièvre et ne verse pas dans le pathos. Et puis, je crois qu’il nous reste tous des choses essentielles à dire à nos proches…

Lecture en cours

Un destin hors du commun pour une petite fille de l’assistance publique ! « La cuisinière des Kennedy » est une biographie romancée de la vie d’Andrée qui grandit dans la Drôme, apprend la cuisine à Lyon et sera amenée à cuisiner pour les plus grands. De Camus aux Kennedy, Andrée se retrouve au coeur du quotidien de ses employeurs, entre joies et drames, au mépris de sa vie personnelle.
Enorme coup de coeur pour cette interprétation audio lue par Marie-Eve Dufresne. Dans la grande Histoire, il y a aussi la petite, celle d’Andrée et de ses recettes qui vont vous donner faim. C’est également l’histoire d’une femme dans son époque qui démontre bien à quel point il est difficile d’avoir une vie professionnelle quand les autres sont au foyer.
Un récit savoureux, généreux et tendre. Magnifique !

La femme de ménage, Freida McFadden.

Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été, Clara Héraut.

Second tome des aventures de Millie, déjà rencontrée dans « La femme de ménage« . Ici, elle est embauchée chez les Garrick qui possèdent un penthouse avec vue sur Central Park. Encore une fois, Millie se retrouve confrontée à un couple étrange où l’épouse, Wendy, passe ses journée enfermée dans la chambre d’amis.
Curieusement, j’ai préféré ce tome-ci, même si, là encore, le dénouement de l’intrigue est assez prévisible. Comme pour le premier tome, les comédiennes sont fabuleuses. Millie est toujours interprétée par Laure Filiu (quelle voix!) et Wendy par Marie Bouvier. Elles donnent une véritable âme aux personnages !

Accrochez vous, parce que pour cette écoute, il faut avoir le moral ! Une maman en fin de vie décide de mentir à son fils en bas âge sur son décès prochain. Elle invente alors une histoire de mission spatiale sur Uranus pour préparer Arthur à son départ. Elle doit remplacer le gardien des Merveilles et devenir une « Faiseuse d’étoiles« … A 5 ans, cette mission prend des allures magiques, une nouvelle terre à conquérir même si cela revient à devoir quitter sa maman.
Vingt ans plus tard, Arthur devient père à son tour et se souvient… Il prend alors conscience de tout ce qu’en parent peut faire pour protéger son enfant.
Une interprétation fabuleuse de Fabian Finkels, toute en émotion.

Première remarque : le nom de la comédienne n’est pas indiqué sur la couverture du livre audio. C’est systématique chez Audible et à mon avis, anormal. Il s’agit de Olivia Nicosia.
Je n’ai pas été convaincue par cette écoute. Pourtant, il y a là tout ce j’aime : double temporalité, secrets de famille etc… Je ne m’explique pas tout à fait pourquoi, mais la narration m’a semblé plate, sans entrain, et sans envergure.

Une belle surprise pour « Peindre la pluie en couleurs« . Emilie et Morgane sont soeurs. La première est mère de deux enfants. La seconde, directrice de crèche sans enfant. Lorsqu’Emilie et son mari meurent dans un terrible accident de voiture, ses deux enfants, Eliott 10 ans, et Léa 6 ans sont confiés à Morgane. Celle-ci voit son existence bien huilée voler en éclats, elle qui n’a jamais envisagé d’être mère et qui cache de profondes blessures et un grand secret qui l’a séparé de sa propre mère.
Le récit se fait en deux temps : la voix de Morgane interprétée par Sophie Frison et celle d’Eliott interprété par Quentin Minon. Deux voix qui se répondent, deux façons différentes de lire les événements.
« Peindre la pluie en couleurs » porte bien son titre. Après des sujets douloureux, Aurélie Tramier fait jaillir la lumière.

Lien vers l’épisode du Podcast

Dix romans du premier semestre 2024.

Aurélie Tramier ❤️ ce livre qui nous fait pleurer à grosses larmes, et puis qui fait couler des larmes sur nos joues, parce que c’est plus doux. Merci de l’avoir remis au goût du jour.
Joli bilan et prometteur de belles chroniques à venir.
Joli mois d’août à toi également. Des bisous 😘❤️
Bravo pour ton bilan. Comme toi, je constate que je lis bien plus quand je chronique moins…
Bon mois d’août 🙂
Bises, et bel été 😘
C’est assez logique comme constat finalement 😉. Très bel été à toi aussi
🥰❤️
Oui, écrire des chroniques étant somme toute chronophage même si plaisant 🙂
Merci !
Quel bilan ! Comme toi, je chronique moins, en fait depuis mai je n’ai plus écrit de chroniques sur mon brouillon (même si j’en ai publiées quasiment tout de suite après ma lecture). Mais je dis toujours quelques mots dans mon bilan lecture.
Sinon, je suis ravie que tu aies apprécié ta lecture de Dans la forêt. Quel livre ! Tu n’as pas aimé Le secret des Agapanthes alors ? La narratrice n’est pas indiquée sur la couverture mais quand tu cliques sur le détail du livre, tu l’as, c’est bien Olivia Nicosia. Je l’ai découverte dans Blackwater, où j’avais adoré sa prestation. Pour Le secret des Agapanthes, je disais justement à d’autres lectrices que pour le personnage italien, son accent était tout sauf Italien, on aurait dit un mauvais accent allemand, du coup, ça me sortait de l’écoute à chaque fois. Mais sinon, j’aime beaucoup sa voix. Quant à Peindre la pluie en couleurs, j’ai aimé le duo qui interprète mais j’avais trouvé que le livre manquait un peu de profondeur.
Encore merci de nous partager tes avis sur toutes ces lectures, Aude !
En ce moment, j’ai besoin d’écouter des choses un peu plus légères en audio, mais qui me plongent quand même dans un autre univers. J’adore la voix de Sophie Frison, et même si l’intrigue est assez prévisible, j’ai passé un bon moment d’écoute. En audio, c’est plus la prestation qui m’intéresse et savoir si la voix va réussir à m’emporter ( et m’apaiser…)
Chez Audible, ça me gêne vraiment cette manie qu’ils ont de ne pas mettre le nom des comédiens sur la page de garde ! J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire pour être honnête, et certains passages sont surjoués à mon avis.
Je vais essayer d’écrire quelques mots sur Dans la forêt parce que quel livre !!! Des pépites dorment dans nos PAL 😉. Je t’embrasse et j’attends tes recommandations audio avec impatience ( j’ai farfouillé hier sur ton blog 😬)