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BILAN LECTURE NOVEMBRE 2020.

C’est l’heure du bilan : 17 ouvrages lus ce mois-ci, dont 1, fabuleux, à paraître en janvier dont je vous parlerai… en janvier. (le suspense est insoutenable !)J’en profite pour vous rappeler la sortie de « L’Enfance c’est » le 28 octobre illustré par Jack Koch, projet dont j’ai eu la chance de faire partie cette année. Achetez-le, offrez-le, dégustez-le : 120 citations sur l’enfance qui devraient faire remonter quelques émotions. Merci, Jack, de m’avoir associée à ce projet.

Dix-sept livres et peu de retours écrits… C’est un peu à l’image de mon ras-le-bol général. J’ai donc décidé de publier les liens vers des chroniques pertinentes pour tous les livres non chroniqués. De quoi vous donner envie de découvrir d’autres blogueurs que j’apprécie énormément et qui ont lu ces livres eux aussi.

Ce mois-ci, j’ai piqué une petite crise. Voilà ce que j’écrivais sur mon compte Facebook le 10 novembre : « La chaîne du livre souffre. Depuis le confinement, nombreux sont ceux qui essaient de défendre le livre sous toutes ses formes et d’en encourager l’achat pour ne pas faire disparaître l’essentiel de ce que nous sommes : des êtres pensants attachés à la culture.J’apporte régulièrement ma pierre à l’édifice, comme beaucoup d’autres, en mettant la lumière sur des livres qui m’ont touchée, parfois des livres dont on ne parle pas.Cela peut se faire de différentes manières : une vidéo, un post Instagram, quelques lignes, une chronique écrite. Personnellement, une chronique écrite me prend 4 heures au minimum, parce que je suis soucieuse de parfaitement retranscrire mes émotions, avec les mots justes. Force est de constater que certaines maisons d’édition s’en tamponnent le coquillard. Ce qu’elles regardent c’est le nombre de gens qui vous suivent. Ne virez pas les pervers qui s’abonnent à vos comptes, les débiles qui ont 2 de QI, les plans cul à peine voilés, les faux comptes, les trolls, l’important c’est le NOMBRE ! Si vous n’avez pas le nombre requis de “followers”, on vous virera sans autre forme de procès de la liste des services presse (et je parle ici de service presse numérique, pas de version papier). Que vous écriviez 3 lignes ou 3 pages, ce qui compte c’est le nombre de followers. Que votre chronique soit bonne, ou à chier, ce qui compte c’est le nombre de followers. Il faut que vous ayez derrière vous, une “communauté” importante, même si elle est tronquée, même si la moitié n’en a rien à cirer de ce que vous racontez. Parce que oui, avant d’accepter quelqu’un dans mes amis ou sur BlaBlaBook, je regarde s’il partage la même passion que moi ! Faut-il être conne ! Alors, dans ce “nouveau” monde où l’on devrait tous s’entraider, aider les auteurs qui, je le rappelle n’ont pas de salaire quand ils ne vendent pas de livres, on parle “chiffres”, “followers” et “communauté”. Alors, vous savez quoi ? Aujourd’hui, je suis profondément écœurée et grande est mon envie de jeter l’éponge… Transmettre une passion ne se mesure pas en chiffres, en tout cas, pas dans mon monde, et si les choses évoluent de cette manière, clairement, cela ne m’intéresse plus ! »

Je le reconnais : j’étais un peu fâchée. J’avoue que je n’ai pas encore totalement décoléré et que cette manière de faire suscite encore beaucoup de questionnements de ma part sur les suites à donner à mon blog. Pour avoir échangé avec certains d’entre vous sur le sujet, nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous évoluons dans un microcosme dans lequel nous nous lisons les uns les autres, sans garanties de vraiment toucher le cœur de la cible : les lecteurs, ceux qui vont en librairie choisir leurs livres, ceux qui ne lisent pas les chroniques et ne sont abonnés à aucune chaîne littéraire. Cela m’amène à de nombreuses réflexions pour 2021 et une idée est née de tout ce remue-ménage. En fonction de l’évolution sanitaire en 2021, elle verra peut-être le jour… ou pas… Je me permettrais alors de contacter certains d’entre vous pour bénéficier de vos précieux conseils.

Parce que la chaîne du livre souffre, j’ai décidé de ne pas rédiger de chroniques négatives et ceci jusqu’à nouvel ordre. J’espère que les maisons d’édition qui m’ont fait confiance le comprendront. L’heure est à la solidarité, et non à la polémique en ce qui me concerne. Les choses sont assez difficiles comme ça sans que l’on rajoute de l’huile sur le feu. Je salue l’énergie de certains qui sont plus actifs que jamais et me procure l’envie de lire : Caroline Vallat et Caroline Noël avec leur apéro des Caro toujours passionnant, Yvan du blog EmOtions pour le partage de conseils littéraires donnés par les auteurs ou les libraires. Ce confinement aura resserré des liens autour d’une passion commune dans la bienveillance et le partage. L’heure est plus que jamais propice à choisir ceux qui feront partie de votre cercle proche. Je vous souhaite un excellent mois de décembre, de beaux moments avec les gens que vous aimez, de belles lectures et beaucoup de sérénité. Je vous embrasse.

Lien vers l’interview de Jack Koch faite par Yvan, blog EmOtionS

Lien vers le billet de Carobookine

Faites-vous votre propre avis sur le dernier roman de Maxime Chattam. Les opinions sont partagées mais vous aurez le dernier mot. En attendant, voici deux chroniques diamétralement opposées pour vous faire une idée du débat qui agite la toile.

Chronique de Katia, blog Encore un livre

Chronique de Lord Arsenik, blog Amnezik 666

LE PUITS, Iván Repila – 10/18, sortie le 4 mai 2016.

LA MAISON DES VOIX, Donato Carrisi – Calmann-Lévy, sortie le 4 novembre 2020.

INTUITIONS, Paul Cleave – Sonatine, sortie le 5 novembre 2020.

CHAMBRES NOIRES, Karine Giebel – Belfond, sortie le 5 novembre 2020.

Elle nous a fait mourir de rire avec « Vie de mère » en jouant une mère débordée de 4 enfants, mariée avec Bertrand spécialiste de la fuite par le cycle à 2 roues.
« Pour quand tu seras grande » est l’histoire de Marie, mère débordée, épouse délaissée, victime d’une « routinite » aiguë qui l’empêche de respirer. Marie est au bord de l’abîme, prête à tout envoyer valser. Alors, lorsqu’un drame survient dans sa famille, que le silence devient plomb, et que certains secrets se révèlent, c’en est trop : Marie explose et envoie tout valser. Véronique Gallo raconte avec une grande justesse l’histoire de Marie qui s’est un peu perdue sur le chemin de la vie, qui s’est oubliée et a aussi négligé de rester une femme en devenant mère. Il lui faudra réapprivoiser ses rêves pour redevenir elle-même.
Après les éclats de rire provoqués par ses sketches,Véronique Gallo signe ici un texte intimiste, tout en émotions qui nous interroge sur le quotidien qui prend toute la place, la vie qui déborde et les secrets de famille. Un roman bien ancré dans notre temps où la femme jongle perpétuellement avec tous les rôles en oubliant d’exister pour elle-même.
À lire si vous vous êtes un peu perdue sur le chemin de votre vie…
Merci aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

LE SACRE DES IMPIES, Ghislain Giberti – Cosmopolis, sortie le 5 novembre 2020.

« Il y a tant de façons de mourir » est redoutablement efficace! Le suspense est parfaitement distillé dans ce roman où 2 voix se répondent pour raconter une histoire commune, une relation mère-fille et les causes et conséquences d’un crash d’avion. Les fréquents retours dans le passé rendent le récit vraiment passionnant. Si j’ai un petit bémol sur la fin, cela n’enlève en rien l’attractivité de ce récit certes classique mais bien maîtrisé qui tient toutes ses promesses dès les premières pages. Une très bonne surprise qui a réglé ma panne de lecture.

Mon premier roman de Camilla Grebe. J’avoue ne pas être une grande fan de la littérature nordique mais « L’archipel des larmes » a réveillé ma curiosité… J’ai totalement adhéré au récit et pris beaucoup de plaisir à découvrir cette auteur.

Chronique de Nadia, blog Livresse du noir

Après « Le loup de cordeliers », Henri Loevenbruck continue à narrer les aventures de Gabriel Joly dans « Le mystère de la main rouge ». Durant la première moitié du roman, je me suis vraiment demandée ce qui amenait un peuple à une révolution, en transposant les causes de 1789 et notre situation actuelle. Le parallèle mérite d’être fait et j’avoue m’être posée des tonnes de questions. La seconde moitié est digne d’un roman de cape et d’épée : totalement dépaysant.

Marielouiseleonie sur insta et en video

Chronique d’Anaïs, blog Anaïs serial lectrice

Chronique de Carobookine

Chronique de Pascal, blog univers polar

Difficile de rester insensible à ce roman… C’est l’histoire d’une descente aux enfers.

Chronique de Marie-Louise Leonie, blog évasion polar

ÇA N’ARRIVERA PAS, Nicolas Beuglet – XO éditions- Nouvelle

Chronique d’Yvan, blog EmOtionS

Chronique de cannibal lecteur

Une magnifique métaphore de l’existence dont on ne comprend pas forcément toutes les ramifications dans le premier tiers. Hervé Le Tellier débute par de nombreux portraits qui rendent toute direction impossible à imaginer, chaque portrait bénéficie d’une écrite très précise qui met en valeur le personnage. Le second tiers ouvre le champ des possibles et permet l’ouverture de tous nos chakras imaginatifs. Le dernier tiers est magistral, ingénieux, original. Une vraie lecture plaisir, fascinante, profonde, parfois totalement folle et souvent hilarante. Un large éventail d’émotions pour ce roman remarquable, une imagination débridée, une plume magnifique. On sent que l’écrivain s’est lâché, a pris un plaisir fou et cette joie est communicative. Prix Goncourt 2020.

Chronique d’Yvan, blog EmOtionS

Ce roman raconte le destin de 3 femmes en Afrique de l’Ouest. Entre mariages forcés, viols conjugaux, violence physique et poids de la tradition, trois regards de femme: Ramla qui subit la décision de son père, Safira dont le mari prend une seconde épouse, Hindou forcée d’épouser son cousin. Djaïli Amadou Amal dénonce la condition des femmes dans la tradition peule et donne tout son sens à ce mot « munyal », patience, que les femmes apprennent depuis leur plus jeune âge. Un roman fort et révoltant qui ne peut laisser indifférent. Prix Goncourt des lycéens 2020.

Sonia du blog Sonia boulimique des livres

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