Site icon Aude Bouquine

BILAN LECTURE NOVEMBRE 2021.

OYEZ, OYEZ, il aura fallu attendre le mois de novembre pour qu’un miracle se produise !

Un mois à marquer d’une pierre blanche puisque j’ai eu quatre sublimes lectures successives qui à elles seules auront illuminé ce mois traditionnellement gris et maussade. 

D’abord je voudrais parler de « La carte postale » qui, à mon sens, a cruellement souffert d’une polémique nauséabonde lors de l’attribution des prix littéraires. Sans revenir sur cette polémique, sachez que ce roman est une merveille, une œuvre de premier plan qui mérite amplement qu’on la lise tant l’écriture, le sujet, les questionnements sont éclairants. Ne passez pas à côté de ce roman. Puis, je voudrais mettre en lumière les deux premiers tomes de la grande fresque entreprise par Éric-Emmanuel Schmitt « Paradis perdus » qui narre l’histoire de l’humanité. De l’érudition, de l’immersion, des émotions, une trame narrative palpitante, j’ai tout adoré dans ces deux romans : du grand art ! (pensez aux versions audio lues par l’auteur lui-même !) Enfin, si vous voulez découvrir un récit original, sensible, tout en finesse, penchez-vous sur « Sidérations » de Richard Powers. Il y a là de la forme et du fond, de quoi solliciter quelques interrogations sur notre monde.

Je n’ai pas de planning de lecture très précis pour le mois de décembre. Je verrais bien où mon cœur me porte… Je publierai mon top 2021 courant du mois, je n’ai pas encore décidé quand exactement, avant ou après Noël. Nous ne sommes pas à l’abri d’un coup de cœur de dernière minute ! Je vous embrasse.

 

LA TRAVERSÉE DES TEMPS – PARADIS PERDUS TOME 1, Éric-Emmanuel Schmitt – Albin Michel, sortie le 3 février 2021.

 

 

LA PORTE DU CIEL – PARADIS PERDUS TOME 2, ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT – Albin Michel, sortie le 3 novembre 2021.

 

GLEN AFFRIC, Karine Giebel – Plon, sortie le 4 novembre 2021.

 

J’ai toujours aimé Stephen King pour le temps qu’il s’accorde à créer son intrigue et à lentement développer ses personnages en racontant, bien souvent, des anecdotes de leurs vies, leurs relations familiales et/ou amicales. Cela engendre habituellement des romans qui dépassent 500 pages. C’est le temps qu’il me faut pour me laisser apprivoiser les personnages et avoir cette sensation de les connaître profondément, jusque dans leurs secrets les plus intimes. Si « Après» reste une lecture agréable mettant en scène un garçon qui peut voir les morts et dialoguer avec eux, et qui, à l’âge adulte, nous raconte comment ce phénomène est arrivé, il m’aura manqué ce sentiment de proximité, cette empathie qui font des personnages de King des membres à part entière de ma famille littéraire. L’histoire est connue et fait penser au film « Sixième sens ». Si le style est fluide, la lecture agréable et l’intrigue divertissante, il n’y a pas eu assez de pages pour me permettre de totalement m’immerger dans le vécu de Jamie… parce que ses émotions, ses terreurs, ses incompréhensions sont survolées, les évènements qu’il doit affronter effleurés. L’histoire reste bien présente à mon esprit plus d’un mois après la lecture, mais les émotions demeurent inexistantes. Et sans émotion, je ne peux pas adhérer pleinement au récit. Plus embêtant, je me suis ennuyée à la lecture de ce récit, sans parvenir à plonger totalement dedans, laissant mon esprit vagabonder vers d’autres cieux. Stephen King n’aura pas réussi, cette fois-ci, à m’attraper, à adhérer, à créer ce lien unique entre lui et moi, comme pour l’un de ces ouvrages précédents « L’institut » par exemple. Cela n’enlève en rien l’attachement que j’ai pour cet auteur. Je vais d’ailleurs bientôt attaquer « 22/11/63 » que certains qualifient de chef-d’œuvre. Partie remise !

 

LA CARTE POSTALE, Anne Berest – Grasset, sortie le 18 août 2021.

 

SIDÉRATIONS, Richard Powers – Actes Sud, sortie le 22 septembre 2021.

 

LÀ OÙ SONT LES OISEAUX, Maren Uthaug – Gallmeister, sortie le 7 octobre 2021.

 

En lecture…

Aller à la barre d’outils