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AUDE BOUQUINE A 3 ANS!

Samedi 5 septembre 2020 était une date un peu particulière : cela fait 3 ans que mon blog Aude Bouquine existe. Pour ceux qui n’en connaissent pas la genèse, il est né à Santa Barbara, Californie durant une expatriation, à un moment où, je me sentais très seule et assez inutile. 

Me voyant sans cesse le nez plongé dans un bouquin, mon mari m’a suggérée de faire « quelque chose de tous ces livres lus ». L’idée du blog est venue assez naturellement. Précédemment, j’avais un blog qui s’appelait Aude papote dans lequel je racontais nos aventures d’expatriés pour nos amis, et c’est tout naturellement que mon nouveau blog s’est appelé Aude bouquine. Pas d’une grande originalité, mais en tout cas dans la même veine. 

J’ai commencé sur Blogspot, mais rapidement, j’ai rencontré des problèmes sur cette plateforme. J’ai donc rapidement migré vers WordPress qui présentait plus de fonctionnalités. 

Voici donc quelques chiffres :

Depuis la création, et jusqu’à maintenant, toutes plateformes confondues, j’ai eu 136.373 vues, autant dire que je n’en espérais pas tant !

Le plus difficile, dans les premiers mois, a été l’éloignement. Être loin des salons, et de tout évènement littéraire n’a pas toujours été simple à gérer. J’ai donc créé BlaBlaBook, dans la foulée, un groupe de lecture pour avoir le sentiment de créer une communauté près de moi. Par l’intermédiaire des réseaux sociaux, j’ai rencontré de très belles personnes. Avec certaines, j’ai rapidement eu des contacts réguliers où nous échangions sur nos lectures, les sorties à venir, et nos coups de cœur. 

Les choses ont vraiment décollé grâce à deux personnes. 

D’abord, Yvan Fauth du blog ÉmOtions qui m’a prise sous son aile, donné des conseils, fait confiance sur certains projets. Aujourd’hui encore, il est là quand ma motivation flanche ou que certaines choses m’énervent tellement qu’elles m’empêchent d’avancer. Il est la voix du sage !

Ensuite, il y a eu René Manzor qui a partagé une chronique que j’avais écrite sur un roman de Guillaume Musso… Cette chronique a été vue plus de 20.000 fois, chose inespérée pour une débutante comme moi. Depuis une certaine table ronde avec René et RJ Ellory, j’ai l’impression qu’il est toujours un peu là, au-dessus de mon épaule à veiller, présent aux moments décisifs. Et surtout, il ne me laisse pas m’endormir sur mes lauriers 😉

Après des aller-retour express Los Angeles – France pour participer à certains salons, dont le fameux Quais du polar, nous sommes définitivement rentrés en France en juillet 2019 : une belle occasion de me rendre à tous les salons pour rencontrer les gens « en vrai » et revoir auteurs et copains. Puis, le virus est arrivé, réduisant à néant toutes mes bonnes résolutions.

Lorsque j’ai créé mon blog, j’ai souhaité qu’il soit surtout une base de partage puis d’échanges sur les réseaux, matière à discussions, et à découvertes. Objectif atteint même si je sens que l’atmosphère actuelle a tendance à renfermer un peu les gens sur eux-mêmes, moi la première. J’espérais aussi quelques partenariats avec des maisons d’édition. Objectif atteint également puisque certaines d’entre elles m’ont fait confiance en m’envoyant des services presse. Je les en remercie. C’est une forme de reconnaissance qui fait du bien au moral, quand on chronique par passion et qu’on y passe beaucoup de temps.

Quels sont donc mes objectifs pour la prochaine année ? 

D’abord, essayer de faire des chroniques plus courtes. Je sais, je suis très bavarde ! Condenser est un exercice très difficile pour moi, mais je me rends bien compte que peu de gens lisent des textes de 900 mots en moyenne. Donner un avis en 140 caractères c’est comme m’embaucher pour « Mission Impossible. » 

Ensuite, travailler mon réseau. Si j’en crois mes statistiques, beaucoup lisent mes chroniques par l’intermédiaire de Facebook, soit sur ma page, soit sur mon compte personnel. Il faudrait donc augmenter le nombre d’abonnés du blog sans harceler les gens et enfin comprendre à quoi peut bien servir Instagram ;-). Oui les jolies photos de mise en scène des livres, ce n’est pas trop mon truc et je pense que ce n’est pas parce qu’on fait une belle photo que les gens vous lisent. (les statistiques instagram sont implacables !)

Enfin, je souhaite que mon blog sorte en peu prendre l’air pour aller voir de vraies gens. Cela peut se faire de différentes manières : rencontres littéraires, club de lecture, job dans une librairie et pourquoi pas, dans une maison d’édition ! (on a le droit de rêver !)

Je termine par un sujet qui me tient à cœur et qui fait souvent débat dans la blogosphère : la chronique négative. Aux auteurs, je voudrais dire que je ne connais aucun blogueur qui prenne du plaisir à rédiger un avis de lecture négatif, bien au contraire. Personnellement, cela me prend le double du temps. Sachant que je mets au moins 4 heures à écrire une chronique, sans compter les heures de prises de notes en amont, vous pouvez imaginer le temps consacré aux lectures et relectures d’un avis négatif… Malheureusement, je ne peux pas tout aimer. Parfois, je n’adhère pas à une histoire ou à un style d’écriture. Je pourrai me taire et ne pas partager mon avis, mais quel serait alors le sens de ce blog ? Quelle crédibilité aurait-il ? Certes, je choisis mieux mes lectures ces derniers mois, donc mes avis sont plus positifs qu’ils ne l’ont été, mais ce n’est pas toujours le cas. Je vais donc continuer à exprimer ma pensée, même si je comprends que vous soyez blessés, ou en colère, ou que vous trouviez cela injuste alors que vous avez passé une année à écrire un roman. 

Merci à ceux qui me suivent régulièrement et qui prennent le temps de laisser un commentaire sur le blog, ou sur les réseaux sociaux. 

Merci à Caroline Vallat, qui saura pourquoi. 

Merci à Katia pour ses conseils toujours avisés. 

Merci à Caroline Noël qui m’a ouvert des horizons.

Merci à Yvan, même s’il file un mauvais coton (private joke).

Merci aussi à Ophélie toujours droite dans ses bottes, à Valérie la passionnée, une très belle rencontre, à Yannick toujours très inspirant, à Marie-Louise pour être un modèle de bienveillance, à Nadia pour toute l’aide apportée et à tous ceux qui contribuent à faire vivre le livre. 

J’espère vous revoir tous très bientôt, « en vrai ». On n’est jamais rien tout seul, ce sont les autres qui vous portent et vous aident à grandir et à devenir meilleur. 

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