Livres à offrir à Noël – Julie de Musemaniasbooks
Curieuse : voici un adjectif qui qualifierait très bien Julie. Depuis toute petite, Julie est une lectrice avide et passionnée. Si elle a une préférence pour la littérature noire, vous constaterez que ses coups de coeur sont très éclectiques. Son Blog « Musemaniasbooks » sous sa forme actuelle existe depuis juin 2019, mais sa passion pour la lecture est bien plus ancienne. Ensemble, nous avons fait partie du jury pour le prix Audiolib, une aventure que nous ne pouvons que vous recommander, et du podcast « Un certain goût pour le noir- le club sang », un épisode enregistré par mois. Si vous consultez le blog de Julie, vous verrez qu’elle est aussi hyperactive et a fait partie de nombreux jurys littéraires. Son sens du partage de ses lectures est une passion commune qui nous anime au quotidien. Ce qui est également très chouette, c’est de pouvoir nous tenter l’une l’autre avec des lectures coup de cœur. N’hésitez pas à vous abonner à son blog !
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Au travers de plus de 501 pages, l’auteur français, Frédéric Couderc m’a embarquée dans une enquête fascinante au sujet de cet homme abject. Doté d’un texte très dense, mais ô combien intéressant, ce roman historique m’a tenue en haleine jusqu’à la toute fin.
4ème de couverture :
Hambourg, été 1947. Le jeune Viktor Breitner arpente sa ville dévastée. Un jour, il croise Nina, une rescapée des camps dont il tombe éperdument amoureux. Elle disparaît, son absence va le hanter pour toujours, autant que le fantôme de sa soeur Vera, morte au début de la guerre.
Soixante-dix ans plus tard, Viktor s’évanouit à son tour. En se lançant à sa recherche, son petit-fils Paul découvre avec effroi que celui-ci est mystérieusement lié à un doktor SS d’Auschwitz semblable à Mengele : Horst Schumann. Paul est un écrivain à succès, l’histoire de son grand-père, c’est le genre de pépite dont rêvent les romanciers. Mais il redoute par-dessus tout la banalisation de la Shoah, et sa soif de vérité le mènera jusqu’aux plaines d’Afrique, dans une quête familiale aussi lourde que complexe.
Éditeur : Les Escales, 512 pages, date de sortie : 5 janvier 2023

Elif Shafak mêle à la fois une fiction avec Ada, lycéenne de 16 ans à Londres et sa famille, avec l’Histoire, avec un H majuscule qui est contée au travers d’un figuier. Oui, vous avez bien lu, par un figuier ! Cette originalité se marie extrêmement bien au contexte et en produit un personnage à part entière.
Petite pépite de la littérature selon moi, ce livre comptera indubitablement parmi mes coups de cœur de 2023 ! Je peux que très vivement vous le conseiller. À vos risques et périls d’éprouver, comme moi, une profonde mélancolie une fois les dernières pages tournées….
4ème de couverture :
Ce roman commence par un cri et s’achève par un rêve. Le cri, interminable, est celui que lance aujourd’hui une adolescente de seize ans, prénommée Ada, en plein cours d’histoire dans un lycée londonien. Le rêve est celui d’une renaissance. Entre les deux a lieu la rencontre du Grec Kostas Kazantzakis et d’une jeune fille turque, Defne, en 1974, dans une Chypre déchirée par la guerre civile.Elif Shafak crée des personnages débordant d’humanité mais aussi de failles et de doutes, d’élans de générosité et de contradictions, pour conter l’histoire d’un amour interdit dans un climat de haine et de violence qui balaie tout sur son passage. Sa prose puissante convoque un savant mélange de merveilleux, de rêve, d’amour, de chagrin et d’imagination pour libérer la parole des générations précédentes, souvent réduites au silence.
Éditeur : Flammarion, 432 pages, date de sortie : 12 janvier 2022. Existe en format poche chez J’ai Lu.

Il y avait très longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant ébranlée que celui-ci ! Je pense être passée par tous les sentiments au travers des pages de ce livre. Terminé depuis près de 10 jours, j’ai préféré le laisser décanter avant de m’atteler à l’écriture de ma chronique. Les jours passants, je ne trouve pourtant que peu de mots pour exprimer mon ressenti. Un sentiment de nostalgie m’étreint encore à chaque fois que je repense à lui.
« Ton absence n’est que ténèbres » est tout simplement magistral ! Ce qui pourrait s’apparenter à une saga familiale islandaise, somme toute banale, est en fait bien plus que cela. Jón Kalman Stefánsson, son auteur, démontre par cette histoire la puissance des mots et celle des émotions qui peuvent être transcrites et transmises par l’écriture.
4ème de couverture :
Un homme se retrouve dans une église, quelque part dans les fjords de l’ouest, sans savoir comment il est arrivé là, ni pourquoi. C’est comme s’il avait perdu tous ses repères. Quand il découvre l’inscription « Ton absence n’est que ténèbres » sur une tombe du cimetière du village, une femme se présentant comme la fille de la défunte lui propose de l’amener chez sa soeur qui tient le seul hôtel des environs. L’homme se rend alors compte qu’il n’est pas simplement perdu, mais amnésique : tout le monde semble le connaître, mais lui n’a aucune souvenir ni de Soley, la propriétaire de l’hôtel, ni de sa soeur Runa, ou encore d’Aldis, leur mère tant regrettée. Petit à petit, se déploient alors différents récits, comme pour lui rendre la mémoire perdue, en le plongeant dans la grande histoire de cette famille, du milieu du 19ème siècle jusqu’en 2020. Aldis, une fille de la ville revenue dans les fjords pour y avoir croisé le regard bleu d’Haraldur ; Pétur, un pasteur marié, écrivant des lettres au poète Hölderlin et amoureux d’une inconnue ; Asi, dont la vie est régie par un appétit sexuel indomptable ; Svana, qui doit abandonner son fils si elle veut sauver son mariage ; Jon, un père de famille aimant mais incapable de résister à l’alcool ; Pall et Elias qui n’ont pas le courage de vivre leur histoire d’amour au grand jour ; Eirikur, un musicien que même sa réussite ne sauve pas de la tristesse – voici quelques-uns des personnages qui traversent cette saga familiale hors normes. Les actes manqués, les fragilités et les renoncements dominent la vie de ces femmes et hommes autant que la quête du bonheur. Tous se retrouvent confrontés à la question de savoir comment aimer, et tous doivent faire des choix difficiles. Ton absence n’est que ténèbres frappe par son ampleur, sa construction et son audace : le nombre de personnages, les époques enjambées, la puissance des sentiments, la violence des destins – tout semble superlatif dans ce nouveau roman de Jon Kalman Stefánsson. Les récits s’enchâssent les uns dans les autres, se perdent, se croisent ou se répondent, puis finissent par former une mosaïque romanesque extraordinaire, comme si l’auteur islandais avait voulu reconstituer la mémoire perdue non pas d’un personnage mais de l’humanité tout entière. Le résultat est d’une intensité incandescente.
Éditeur : Grasset, 608 pages, date de sortie : 5 janvier 2022. Existe au format de poche chez Folio.

Alors qu’on pourrait s’imaginer que les émotions seraient absentes d’un polar de ce type, j’ai trouvé qu’au contraire, on ne pouvait qu’en éprouver : que ce soit bien entendu pour ce personnage central, mais aussi pour les autres habitants. J’ai trouvé Madame Ramia exquise ainsi que ces anonymes qu’au final, on pourrait croiser à bien des coins de rues.
Dotés d’un style très fluide, le livre nous apporte des événements cocasses qui s’enchaînent et on ne voit pas le temps passer. Agréablement surprise par une fin qui a été terriblement bien pensée, je n’ai eu au final qu’un seul regret : arriver à la fin de cette lecture que j’ai tout simplement a-d-o-r-é-e !
4ème de couverture :
Quand Thibault débarque à Planoise, quartier sensible de Besançon, il est loin de se douter que la vie lui réserve un bon paquet de shit. Conseiller d’éducation au collège, il mène une existence tout ce qu’il y a de plus banale. Sauf qu’en face de chez lui se trouve un four, une zone de deal tenue par les frères Mehmeti, des trafiquants albanais qui ont la particularité d’avoir la baffe facile. Alors que ces derniers se font descendre lors d’un règlement de comptes, Thibault et sa voisine, la très pragmatique Mme Ramla, tombent sur la cache de drogue.
Que faire de toute cette came ? Lorsque notre duo improvisé compare ses fiches de paie avec le prix de la barrette, il prend rapidement une décision. Un choix qui pourrait bien concerner tout Planoise.
Éditeur : Seuil, 320 pages, date de sortie : 3 mars 2023.

Page-turner dès les premiers chapitres, cette histoire m’a séduite en quelques pages seulement, mais surtout, m’a conquise jusqu’à la dernière page. Avec une écriture très visuelle, ce livre fait vivre l’histoire à ses lecteurs comme s’ils y étaient, les faisant frissonner à bien des égards. Le style très fluide accroche et maintient son lectorat en plein suspens, montant crescendo avec un final en apothéose.
Sans vous en révéler la teneur, car cela vous gâcherait tout le plaisir (j’en suis certaine), il y a un élément présent dès le début qui vous surprendra à la toute fin et vous risquez de tomber de votre siège ou de votre divan, tout dépend où vous lirez ce livre. Nicolas Druart vous aura sûrement, comme je l’ai été, TOTALEMENT baladée. J’en tire mon chapeau.
4ème de couverture :
Un zoo niché dans une vallée des Pyrénées et, au sommet d’un plateau brumeux, quatre chalets prisés par les touristes en quête de nature. On s’isole ici pour souffler, se retrouver, profiter d’un cadre grandiose. En ce week-end de Toussaint, il y a des femmes, des hommes, un bébé. Il y a même un écrivain. Sept âmes perchées dans les nuages.
Éditeur : HarperCollins, 400 pages, date de sortie : 3 mai 2023.

Lisant le récit à la première personne du singulier, le lecteur a l’impression de s’immerger au sein même des pensées des personnages, tous plus viciés les uns des autres. Chacun de ceux-ci sont liés d’une manière ou d’une autre à l’adolescente disparue. Malgré les différents protagonistes (féminins ou masculins), j’ai trouvé que le ton usité était juste et vraisemblable, l’auteur se les appropriant parfaitement.
Maîtrisant adroitement le thème des secrets de familles et du poids qu’ils occupent, il est frappant d’observer à quel point Jérémy Fel se plaît à décontenancer ses lecteurs, à jouer avec leurs émotions et ressentis.
4ème de couverture :
C’est enfin la liberté et l’insouciance pour Juliette, Chloé, Manon et Thaïs : les premières vacances entre amies, à l’autre bout du monde – l’Afrique du Sud. Mais celles-ci vont être de courte durée : l’une d’entre elles est enlevée au bout de quelques jours et sauvagement assassinée. Alors que l’enquête commence au Cap, les proches de la victime, évoluant dans le milieu feutré et trompeur de l’édition parisienne, tentent douloureusement de faire leur deuil. Véritable déflagration familiale, la mort de la jeune fille encourage les protagonistes à se dévoiler peu à peu, et souvent pour le pire.
Tandis que ses personnages se débattent avec leurs pulsions, de lourds secrets en révélations inattendues, Jérémy Fel pousse ses lecteurs dans leurs retranchements et les invite à s’interroger sur l’origine du mal et ses effets sur l’âme humaine.
Éditeur : Rivages, 512 pages, date de sortie : 23 août 2023.

Bien loin du conte de fées, ce roman fait preuve de violences et de méchancetés. Mais pas gratuitement, bien du contraire ! Cette tragédie familiale met en exergue ce qui peut y avoir de plus vil dans l’être humain.
Évoluant au fil des pages, comme Françoise passant de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, le lecteur sera happé tout comme je l’ai été et aura bien du mal à décrocher de ce livre au quotient hautement addictif et brûlant qu’il n’est pas près d’oublier…
4ème de couverture :
Dans un village reculé de Normandie, Thérèse Sommer attise les passions et dicte sa loi : à son mari qu’elle trompe, à sa mère qu’elle méprise, à ses amants qu’elle consume.
Libre et indépendante, maîtresse de son petit monde, on ne lui connaît pas de rivale. Jusqu’à la naissance de sa fille.
Enfant non désirée, Françoise grandit entre haine et maltraitance. Nuit et jour, elle implore le Ciel et les saints de la libérer de la tyrannie de sa mère. L’une d’elles est de trop.
Françoise doit faire un choix : cultiver la flamme d’un cierge pour son salut ou allumer le brasier de la colère ?
Éditeur : L’Archipel, 455 pages, date de sortie : 24 août 2023.

Alors que j’avais déjà beaucoup aimé « Matière noire », cette fois-ci, c’est le coup de cœur total. De nombreux rebondissements égrènent le récit et quant au final, n’en parlons même pas. Celui qui dira qu’il se doutait de la fin est tout simplement un menteur, car c’est tout simplement impossible.
Je remercie Ivan Zinberg d’avoir écrit ce petit bijou de littérature noire ! Enfin presque je dirais plutôt… Car mon manque de sommeil à cause des heures d’insomnie de lecture ne m’a pas permis d’avoir une mine fraîche et lumineuse, mais pour un si grand plaisir de lecture, c’est tout pardonné.
4ème de couverture :
Entre-deux-tours de la présidentielle 2022.
Dans le 93, un dealer, un gitan, une prostituée et un chômeur sont tués à bout portant. Aucun n’avait d’ennemi connu. Tous vivaient des vies ordinaires, faites de petits trafics, de secrets, de rêves et de ratés.
À la Crim’, le groupe du commandant Delmas est saisi de l’enquête. Une enquête qui survient dans un moment crucial pour ce flic hors des clous, auquel on reproche son laxisme ou, en tout cas, de fermer les yeux sur les écarts de son équipe.
Très vite, la piste terroriste ne fait aucun doute. Et le tueur, qui agit seul sur un scooter, semble suivre un modèle : Mohammed Merah. La chasse à l’homme peut commencer.
Course contre la montre et contre les extrêmes jusqu’au final stupéfiant, ce nouveau polar d’Ivan Zinberg, bluffant de réalisme, offre un regard acéré sur la radicalité.
Éditeur : HarperCollins, 320 pages, date de sortie : 11 octobre 2023.

Vraiment hyper bien construite et travaillée, l’histoire autour de cette enquête est vraiment très prenante. À côté de ça, il y a la recherche par Amy, une jeune Anglaise, de son fiancé de même nationalité, disparu aux combats, un an auparavant.
Tant les personnages que le récit sont réfléchis dans les moindres détails. Les décors sont fascinants de réalisme. Le lecteur a lui-même l’impression d’évoluer parmi les terres, la boue, la pluie dans ces tranchées et décombres. C’est à de nombreuses reprises tout simplement bluffant !
4ème de couverture :
Trois mois après la fin de la Première Guerre mondiale, une jeune Anglaise, Amy Vaneck, arrive à Amiens afin d’en apprendre davantage sur l’homme qu’elle aime, Edward Haslam, porté disparu dans les tranchées. Les champs de bataille de la Somme sont désormais silencieux. Ne restent sur place que quelques hommes qui se livrent à la tâche difficile de rassembler les dépouilles et d’essayer de les identifier. Parmi eux, le capitaine Mackenzie, qui se propose d’aider Amy. Mais lorsqu’on retrouve treize cadavres dissimulés dans un tunnel au fond d’une tranchée, celle où Edward a été vu pour la dernière fois, tout change. D’autant plus qu’il apparaît bien vite que leur mort n’a rien à voir avec les combats, ni avec l’armée allemande.
Éditeur : Sonatine, 491 pages, date de sortie : 7 septembre 2023.

J’ai trouvé que le dernier tome était le plus « personnel » des trois, car l’accent est mis avant tout sur l’histoire personnelle des protagonistes et le lecteur y découvrira plusieurs révélations à leur sujet.
Le rythme est toujours aussi soutenu dans l’intrigue. Véritable page-turner, le lecteur est vite embrigadé dans le récit et ne peut s’empêcher de poursuivre sa lecture pour connaître le sort réservé aux personnages et l’aboutissement ultime de la trilogie. Quant au final, je vous invite à bien vous accrocher, car il se clôt en apothéose, prend aux tripes et ne vous laissera certainement pas indifférent.
4ème de couverture du tome 1 :
Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.
Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ? Mais un mystère plane autour d’elle. À l’orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés… Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?
Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre. Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait…
Éditeur des 3 tomes : Robert Laffont. Les tomes 1 et 2 sont sortis en poche chez Pocket.

J’ai beaucoup aimé la justesse de ce livre. Ne tombant jamais dans le larmoyant, Sandrine Collette offre un roman quelque peu solaire malgré le caractère de Liam, si taiseux dans ces décors dans lequel le lecteur a l’impression lui-même d’évoluer.
Quant à l’écoute du livre, la voix de Thierry Hancisse se confond parfaitement bien par rapport à ce qu’on pourrait imaginer pour Liam, personnage principal. C’est un peu comme si le lecteur nous confiait un pan de sa propre vie. J’ai trouvé que le choix de confier la lecture à Thierry Hancisse était parfaitement judicieux.
4ème de couverture :
Ce soir-là, quand Liam rentre des forêts montagneuses où il est parti chasser, il devine aussitôt qu’il s’est passé quelque chose. Son petit garçon de cinq ans, Aru, ne l’attend pas devant la maison. Dans la cour, il découvre les empreintes d’un ours. À côté, sous le corps inerte de sa femme, il trouve son fils. Vivant. Au milieu de son existence qui s’effondre, Liam a une certitude : ce monde sauvage n’est pas fait pour un enfant. Décidé à confier son fils à d’autres que lui, il prépare un long voyage au rythme du pas des chevaux. Mais dans ces profondeurs, nul ne sait ce qui peut advenir. Encore moins un homme fou de rage et de douleur accompagné d’un enfant terrifié.
Dans la lignée de Et toujours les Forêts, Sandrine Collette plonge son lecteur au sein d’une nature aussi écrasante qu’indifférente à l’humain. Au fil de ces pages sublimes, elle interroge l’instinct paternel et le prix d’une possible renaissance.
Éditeur : Audiolib, 3 heures 59 minutes, date de sortie : 24 août 2022. lu par Thierry Hancisse.

Ce roman sans prétention offre un très beau moment d’évasion. Alors que j’étais passée à côté de sa parution en broché en 2021, j’ai découvert un livre, empreint d’une touche de philosophie qui fait réfléchir et encore plus apprécier le moment présent.
4ème de couverture :
Chez Funiculi Funicula, le café change le cœur des hommes.
À Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.
Éditeur : Audiolib, 5 heures et 24 minutes, date de sortie : 11 mai 2022. Lu par Philippe Spiteri.

Écrit d’une plume parfaitement maîtrisée, ce primo-bouquin intimiste est d’une lucidité et d’une justesse incroyables. Je me suis fortement attachée aux membres de cette famille qui, malgré leurs efforts conjugués afin d’aider cet oncle, n’ont pu qu’assister à son lent déclin.
Ce roman sera l’un de mes coups de cœur de l’année et j’attends avec impatience le prochain livre d’Anthony Passeron, qui j’espère, me transmettra autant d’émotions que celui-ci.
4ème de couverture :
« Mon oncle était mort quelques années après ma naissance. J’avais découvert des images de lui dans une boîte à chaussures où mes parents gardaient des photos et des bobines de films en super-8. On y voyait des morts encore vivants, des chiens, des vieux encore jeunes, des vacances à la mer ou à la montagne, encore des chiens, toujours des chiens, et des réunions de famille. »
Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du SIDA dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.
Dans ce roman de filiation, mêlant enquête sociologique et histoire intime, il évoque la solitude des familles à une époque où la méconnaissance du virus était totale, le déni écrasant, et la condition du malade celle d’un paria.
Éditeur : Audiolib, 4heures et 36 minutes, date de sortie : 5 juillet 2023. Lu par Loïc Corbery
Bonus :
La bonne nouvelle, c’est qu’elle m’a déjà tenté avec certains de ses coups de cœur donc ils sont déjà dans ma PAL 😊
J’aime bien les curieuses en lecture. Merci beaucoup pour le partage 🙏 😘
J’aime ces univers différents. J’en ai lu certains que j’ai moyennement aimé, d’autres qui furent d’excellentes lectures et très fortement attiré par ton 2bsence n’est que ténèbres. Je ne connais pas non plus musemania je vais découvrir de ce pas merci Aude
Encore une belle sélection, bien variée ! Merci pour ce partage
Elif Shafak m’intrigue vraiment !!
Il me tente aussi. Il existe en poche chez Folio
Une sélection qui commence fort car le premier livre me tente déjà énormément. Je crois que je vais me jeter rapidement sur « L’île aux arbres disparus », les quelques mots qu’en dit Julie m’ont déjà émue. Le personnage du figuier me rappelle un autre roman que j’adore, « Malfront, les fantômes de la combe » de Gérard Coquet, où l’histoire nous est contée par un vieux chêne.
J’avais déjà repéré « Shit », mais là, je suis encore plus enthousiaste ! Vous êtes nombreux à recommander « Malgré toute ma rage », il va vraiment falloir que je prenne le temps de découvrir cet auteur.
Merci encore pour le partage de ces coups de cœur, qui fait encore augmenter ma wishlist ! 😁