Aude Bouquine

BLOG LITTÉRAIRE

Nathalie du bog Mes lectures du dimanche

Des livres à Noël – Nathalie Mes lectures du dimanche

Nathalie est une passionnée de polar, thriller et roman noir, mais pas que! Son blog, « Mes lectures du dimanche » a été créé le 28 février 2017, un nom venu tout naturellement : le dimanche, jour où elle peut enfin lire tranquillement, sans se prendre trop au sérieux (expression « du dimanche », se dit d’une personne qui exerce une activité en amateur). Nathalie et moi nous suivons depuis un moment déjà, mais c’est vraiment lors de l’enregistrement du Podcast « Un certain goût pour le noir, le club sang » que nous avons appris à nous connaître. On peut lui faire confiance pour ses conseils en littérature ! Malgré un travail très prenant, Nathalie est aussi bénévole au salon Iris Noir à Bruxelles. Vous pourrez aller la rencontrer l’année prochaine. (week-end de la Toussaint)

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Prêts ? Munissez-vous d’un stylo et prenez note de ses recommandations de livres à offrir à Noël.

La cave aux poupées de Magali Collet
Des livres à Noël - Nathalie Mes lectures du dimanche

Pour « Celui qui aimait l’innocence » 

Magali Collet nous narre l’histoire d’une jeune femme, complice involontaire de la perversité de son père. De la vie, elle ne connaît que la normalité que ce « Père » lui impose : inceste, soumission, déshumanisation. Pour elle, comme pour celles qui sont séquestrées dans la cave et dont elle doit s’occuper…

Entrer dans la cave aux poupées, c’est s’asphyxier sous le poids des mots les plus simples qui dessinent une histoire terrifiante, malsaine, dérangeante. Ce récit est d’une puissance insoupçonnée, et en ressortant de cette cave, le seul son qui vous parviendra encore sera celui de votre cœur qui se brise en mille morceaux.

4ème de couverture :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge. En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé. Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale… Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Éditeur : Taurnada, 211 pages, Date de sortie : 19 mars 2020

Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
Des livres à Noël - Nathalie Mes lectures du dimanche

Pour « Celui qui voulait être libre » 

Il existe des romans dont vous savez qu’ils sont incontournables, qu’on vous a chaleureusement recommandé de lire tellement de fois qu’il est impossible de se souvenir de toutes et pourtant, vous en repoussez la lecture, pas convaincus. Puis un jour, vous décidez, sans convictions, de partir à la rencontre de celui qu’on encense tant ! Et là, de mots en mots, de phrases en phrases, le roman vous emporte, vous envole, tant et si bien que vous finissez à court de mots pour le décrire, le cœur en morceaux, tentant discrètement d’effacer toutes traces des larmes qui ont brouillé la lecture des dernières pages, écrasantes d’émotions.

Voilà exactement ce qui s’est passé lorsque je suis enfin partie à la rencontre de Bohem, qui nous emmène à sa suite à travers ses convictions, ses rêves. L’un des héros littéraires les plus touchants et les plus désarmants qu’il m’ait été donné de rencontrer…

4ème de couverture : 

Providence, le grand nulle part.La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté. »Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

Éditeur : J’ai Lu, 496 pages, Date de sortie : 29 mars 2017. Existe en grand format chez Flammarion et en version Audio.

22/11/63 de Stephen King
Des livres à Noël - Nathalie Mes lectures du dimanche

Pour « Celui qui voulait changer l’Histoire » 

Celui-ci aussi est incontournable ! Le King s’est longtemps demandé ce qui arriverait si Kennedy n’était pas mort en cette date fatidique du 22/11/63. Dans ce roman, c’est ce questionnement qui va nous accompagner, tout au long de l’aventure de Jake Epping, qui, peut-être, détient le moyen de changer les choses… Avec le talent qu’on lui connaît, Stephen King m’a emmenée en 1958, aux côtés de ce héros qui doit s’adapter à une époque qui n’est pas la sienne, tout en luttant contre le passé, qui n’aime pas beaucoup qu’on tente de le modifier… Tout m’a plu dans ces pages ! Jake, l’idéaliste, un prof comme tout étudiant mériterait de croiser sur sa route ; l’ambiance de ces années tellement différentes des nôtres ; le regard que pose Jake sur cette société qu’il ne comprend pas toujours, mais qu’il ne juge pas ; la vie de Lee Harvey Oswald, tristement célèbre, et celle de ceux qui en étaient proches ; le climat politique d’une époque particulière, entre menaces nucléaires et embargo cubain… et puis l’amour, tout simple, qui survient quand on ne l’attend pas !

4ème de couverture : 

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. à moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

Éditeur : Albin Michel, 944 pages, Date de sortie : 27 février 2013. Existe en version poche chez Le livre de poche et en version Audio.

L'oiseau bleu d'Erzeroum de Ian Manook

Pour « Celui qui ne craignait pas les larmes »

L’Histoire regorge d’horreurs. Mais certaines sont un peu moins connues que d’autres. C’était, me concernant, le cas de cette déportation, organisée par l’Empire Ottoman, des chrétiens d’Arménie en 1915… En s’appuyant sur son histoire familiale, Ian Manook nous plonge au cœur de l’enfer. Pourtant, si les premières cent pages sont difficilement supportables, l’auteur n’oublie jamais de rallumer la flamme de l’espoir, au travers de personnages extrêmement attachants.

Une ode à la vie et à la liberté, payées au prix le plus fort et le plus ignoble, voilà la promesse que contient cet incroyable roman qui, à coup sûr, restera parmi mes lectures les plus inoubliables !

4ème de couverture :

L’odyssée tragique et sublime de deux petites filles rescapées du génocide arménien.

1915, non loin d’Erzeroum, en Arménie turque. Araxie, dix ans, et sa petite soeur Haïganouch, six ans, échappent par miracle au massacre des Arméniens par les Turcs. Déportées vers le grand désert de Deir-ez-Zor et condamnées à une mort inéluctable, les deux fillettes sont épargnées grâce à un médecin qui les achète comme esclaves, les privant de leur liberté mais leur laissant la vie sauve.

Jusqu’à ce que l’Histoire, à nouveau, les précipite dans la tourmente. Séparées, propulsées chacune à un bout du monde, Araxie et Haïganouch survivront-elles aux guerres et aux trahisons de ce siècle cruel ? Trouveront-elles enfin la paix et un refuge, aussi fragile soit-il ?

Éditeur : Albin Michel, 544 pages, Date de sortie : 7 avril 2021. Existe au format poche chez Le Livre de poche.

Le manufacturier de Mattias Koping

Pour « Celui qui n’avait pas peur du Noir sans espoir » 

Avec ce titre, l’auteur nous plonge au cœur de la noirceur humaine, au travers d’une histoire abominable dont les racines maléfiques se situent au cœur du conflit yougoslave.

Ce livre est atroce, d’une violence intolérable. Abject. Révoltant. Dégoûtant. Fascinant. Bluffant.  

Ce qui est incroyable, c’est la force avec laquelle j’ai adoré ce livre totalement inhumain et sans espoir. Il restera à jamais l’un des livres les plus marquants de ma vie de lectrice !

4ème de couverture :

Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilić tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et sont prêts à se livrer une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder, et vomir des monstres trop vite oubliés.

Éditeur : Ring, 548 pages, Date de sortie : 25 octobre 2018. Existe en format poche chez Magnus.

Les enfants du serpent de Clarence Pitz

Pour « Celui qui était mon coup de cœur 2023 »

Même si je reconnais sans honte que je suis amatrice de polars sombres et violents, j’aime quand même préciser que les romans qui me marquent le plus sont ceux qui, sous couvert de fiction, dénoncent des faits de société. Tous les massacres perpétrés par des milices en Afrique, les corps dévastés de ces femmes, violées, torturées, et ensuite rejetées, ce n’est pas un délire d’écrivain. C’est le quotidien de milliers de femmes, de nos jours encore. Et ces enfants orphelins trop vite, ces autres engendrés dans la violence, tous ceux-là courent vers un destin tragique, écrit depuis leur naissance. S’ils sont de papiers, les personnages de Clarence Pitz ne sont pourtant que l’illustration de ceux que ce monde a engendrés. Et nous voilà spectateurs du sort de cette poignée d’hommes et de femmes, des cœurs les plus purs aux monstres les plus redoutables, obligés de choisir dans quelle case il faut ranger lesquels. Et si vous croyez que rien n’est plus simple, attendez d’avoir lu…

4ème de couverture : 

Tout le monde est capable d’aimer. Même les pires ordures. 2012. La brutalité des hommes s’abat sur le village de Bumia, à l’est de la République Démocratique du Congo. Un groupe armé surnommé « les arracheurs » y commet les pires atrocités. Parmi les victimes, Gloria et sa fille Phionah. Seules survivantes, elles parviennent à prendre la fuite, l’âme blessée et le corps ravagé… 2017. Au cœur de Bruxelles, dans le quartier populaire de Matongé, un homme défiguré et énucléé est retrouvé dans un caniveau. L’inspecteur Karel Jacobs reconnaît la signature des « arracheurs ». À l’approche du procès d’un des miliciens, il craint que les témoins du massacre de Bumia ne soient à nouveau en danger. Engagé dans une course contre la montre, il va devoir se plonger dans ses souvenirs pour sauver la vie des deux rescapées. Mais aussi de ses proches… Pour son quatrième roman, Clarence Pitz, lauréate du Prix de l’auteur belge Club 2022, signe un récit poignant, à la fois dur et profondément humain.

Éditeur : Phénix Noir, 478 pages, Date de sortie : 9 octobre 2023.

COUPS DE COEUR DE LIBRAIRE : Benoît Lacoste, Aux feuilles Volantes

14 réflexions sur “Livres à Noël – Nathalie Mes lectures du dimanche

  1. Yvan dit :

    Thrillers mais pas que ! ;-). Avec deux romans cités qui font partie de mon « wall of fame », mes quelques précieux livres que je conseillerai encore et encore (le meilleur roman de Stephen King comme le meilleur des Loevenbruck, à mon sens).
    Au diable les étiquettes !
    Et je reconnais bien Nathalie dans ses choix, ses goûts, ses envies et sa belle sensibilité.

  2. Aude Bouquine dit :

    Tu as tout à fait raison !
    Je vais rajouter le « mais pas que »
    Clairement nous avons plein de points communs, de lectures communes. Sauf ce 22.11.63 toujours pas lu ( pas taper) ! J’ai trouvé un moyen de l’intégrer à mon planning : merci l’audio ♥️

  3. Yvan dit :

    A voir si l’audio rendra hommage à ce texte exceptionnel, j’ai des doutes, tu me diras

  4. laplumedelulu dit :

    Me manque juste l’oiseau bleu et les enfants du serpent. Bohem est dans ma pal. Merci pour cette belle initiative Aude, et à Nathalie pour ses conseils. 🙏😘

  5. Céline C. dit :

    Merci Aude et merci Nathalie pour tes belles propositions.
    Un Loevenbruck que je n’ai pas encore lu, je ne sais pas pourquoi, alors que j’aime tant cet auteur.

  6. Il faut rendre à César ce qui est à César ! (Yvan, dans ce cas-ci !) Si j’ai sorti 22/11/63 de ma PAL à l’époque, c’est sur ta recommandation ! 😉
    Aude, je suis sûre que tu vas l’adorer…

  7. Yvan dit :

    Et rien ne peut le faire plus plaisir 😉

  8. Mais j’applaudis pour loevenbruck, même si ce n’est pas mon préféré 😉 le manufacturier bien sur, j’ai le King dans ma pal et j’ai lu la cavé aux poupées

  9. J’ai tellement aimé ce Loevenbruck que je suis curieuse de savoir lequel tu as préféré ?

  10. Aude Bouquine dit :

    Je crois que c’est : J’irai tuer pour vous que Christine a préféré 😉

  11. Ouf, il est dans ma PAL 😅

  12. Ah « Nous rêvions juste de liberté »! ❤️ J’ai aussi beaucoup aimé « 22/11/63 ». Quand au Ian Manook, il est déjà dans ma wishlist, ainsi que le Clarence Pitz.

  13. Anonyme dit :

    Pour 22/11/63 je vais me mettre à dos Yvan ….. 300/400 pages de trop , King est un psychopathe du moindre détail , et ça a tendance à ralentir cruellement le rythme selon moi

    Pour nous rêvions juste de liberté , nous sommes tous d’accord 😬

  14. Aude Bouquine dit :

    Nous rêvions juste de liberté : une merveille ♥️
    Tjs pas lu le King 😱

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