Livres à offrir à Noël – Caroline Le murmure des âmes livres
J’ai demandé à quelques blogueurs de nous donner leurs recommandations livresques pour ce Noël 2023.
Pour ce deuxième épisode des « livres à offrir pour Noël », c’est Caroline du blog « Le murmure des âmes livres » qui nous parle de ses coups de coeur. Caroline officie sur Instagram depuis décembre 2020 et a ouvert son blog en juin 2021. Lectrice très éclectique, nous avons une passion commune : le livre audio (c’est d’ailleurs par ce biais que nous nous sommes rencontrées). Depuis 2014, date de sa première écoute audio, elle n’a plus jamais lâché cette « autre façon » de lire. (N’hésitez pas à lui demander des conseils sur ses livres audio préférés, elle a beaucoup de choses à dire !) Caroline vit entourée d’animaux, et d’abeilles. Elle a également une grande passion pour l’Histoire. J’aime son compte pour sa diversité, son éclectisme et ses visuels élégants et efficaces. Abonnez-vous !
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Prêts ? Munissez-vous d’un stylo et prenez note de ses recommandations de livres à offrir à Noël.

Un récit captivant et poétique
En cette journée de deuil, on suit Paulot qui se laisse porter, un pas après l’autre, vers l’adieu au fils. Son monologue intérieur est comme un chemin de croix, qui nous plonge également dans les coutumes et traditions tahitiennes. Je l’ai imaginé prendre part à cette journée sans y prendre part vraiment, comme envahi par un vague à l’âme, le « Moana Blues ». J’ai beaucoup aimé ce roman, qui s’apparente davantage à une introspection de la part de son protagoniste, Paulot. L’écriture, superbe, authentique, suscite une empathie immédiate.
Un récit que j’ai trouvé aussi captivant qu’émouvant, essentiel et poétique, jamais larmoyant.
4è de couverture :
Sur la presqu’île de Tahiti, Paulot, la cinquantaine, affronte une journée sans fin dans sa maison endeuillée : son beau-fils Moana, 16 ans, s’est noyé.
Accablé de chagrin mais étranger à un cérémonial qui lui échappe, l’îlien d’adoption ne parvient à trouver ni sa place ni ses mots au sein d’une famille recomposée, à la fois unie et fragile, qu’il aime et défend farouchement sans toujours la comprendre. Une famille qui, elle non plus, ne le comprend pas toujours, mais sait faire bloc pour le protéger. Dans un état proche de l’apnée, il s’immerge au milieu de ses souvenirs et de ses démons avant de refaire surface, purifié par la douleur.
Une plongée lumineuse et sensible au coeur d’un être déchiré, un appel à l’empathie au-delà des différences.
Éditeur : Au vent des Iles, 140 pages, date de sortie : 20 janvier 2023

Une ambiance parfaitement réussie
Ce qui m’a marquée dans ce roman, c’est avant tout son atmosphère saisissante, qui rend palpable chaque scène de cette histoire. L’air gelé qui s’infiltre dans les poumons, le froid glacial qui transperce les os, le brouillard intense qui désoriente et la famine qui noue l’estomac. J’ai aimé observer cette plongée inéluctable dans la folie collective, renforcée par cette atmosphère oppressante de huis clos, où les superstitions poussent aux plus effroyables agissements. La tension monte au fur et à mesure que la haine s’amplifie et que la paranoïa envahit les esprits. On constate, avec horreur, que les mêmes schémas peuvent se répéter inlassablement, d’autant plus quand les hommes, et pas les plus sensés, prennent les rênes de la communauté et décident de rendre la justice par eux-mêmes.
J’ai passé un excellent moment de lecture, dans une ambiance parfaitement réussie.
4è de couverture :
Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.
Lauréat du Grand Prix des enquêteurs 2021 et du Prix Polar en séries 2022.
1561, Sologne. L’hiver s’abat sur Ardeloup. Nuit et jour la neige tombe, transformant implacablement le village en prison. Puis un mal mystérieux se répand parmi les habitants. Certains ont des hallucinations terrifiantes, d’autres hurlent qu’ils brûlent alors qu’ils sont glacés.
Cette maladie qui imprime sa marque noire sur le corps des mourants est-elle l’œuvre d’un démon ou celle d’un assassin ?
Bientôt, la superstition embrase les esprits. Il faut un coupable avant qu’il ne reste plus personne pour enterrer les morts…
Éditeur : Robert Laffont, 312 pages, Date de sortie : 16 septembre 2021. Existe en version poche chez Pocket et ne version audio chez Lizzie.

Un récit d’aventure exaltant
Avec « Guyanes », Jean-Paul Delfino vous assure un dépaysement total dans des décors magnifiques. L’histoire se déroule au XIXe siècle, en Guyane, mais pas que, car nous découvrons aussi, durant quelques chapitres, le Brésil. On côtoie également les chercheurs d’or au bord du tempétueux fleuve Maroni, on se balade dans la ville de Cayenne et, comme ces colons venus de France, on ne veut plus repartir. Un récit d’aventure passionnant, porté par une plume immersive, que je vous recommande chaudement ! C’est presque un coup de cœur !
4è de couverture :
Paris, 1870. Clara, gamine de quinze ans, est cueillie sur les barricades de la Commune et condamnée comme pétroleuse à huit ans de bagne. Au même moment, Mané, esclave, rentre de la guerre qui a opposé le Brésil au Paraguay. L’empereur Dom Pedro II lui a promis la liberté. Il n’a pas tenu parole. Mané s’enfuit donc vers cette terre de liberté voisine, une terre nommée Guyane. Alphonse de Saint-Cussien, rejeton d’une famille de parvenus, multiplie les frasques. Joueur invétéré, il accumule les dettes et se voit contraint de quitter la France pour échapper à ses créanciers.
Au fil de cette flamboyante saga, Jean-Paul Delfino confirme son immense talent de conteur. Son tableau sans concession de la politique coloniale française en Guyane entremêle ces trois destins, trois affluents qui n’auraient jamais dû se croiser, mais que le cours de l’Histoire a réunis en un seul fleuve, puissant et tumultueux comme le Maroni.
Éditeur : Héloïse d’Ormesson, 592 pages, Date de sortie : 11 mai 2023.


Coup de cœur pour cette superbe saga
J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette duologie et je ne m’y attendais pas du tout. J’étais partie pour passer un bon moment, sans plus, mais je suis littéralement tombée en amour pour Swan Song. Le premier tome est assez noir, brutal, choquant, éprouvant aussi. On assiste au pire de la nature humaine, comme on peut s’y attendre en période de désolation. Je n’ai pu m’empêcher de penser à « La route », lors de certains passages. Ce n’est pas aussi silencieux, en revanche, dans ce récit-là également, l’humain reste le pire ennemi de l’humain. Même les loups, pourtant effrayants, ne le seront jamais autant. Cela dit, la lumière n’est jamais totalement absente des ténèbres, et on sent que certains protagonistes, à l’instar de Swan, la portent en eux. J’ai aimé suivre leur destinée, chacun traçant sa propre route, comme guidé par une main invisible. Vers quelle destination ? Ils l’ignorent et nous aussi, mais dans un monde dévasté, il faut bien se trouver un but pour avancer. J’ai tellement aimé Swan, cette enfant puis cette jeune fille, qui m’a énormément touchée. J’ai encore davantage aimé le second tome, que j’ai pourtant trouvé totalement différent du premier. Il y a comme un changement d’ambiance dans l’air. Swan Song est un roman véritablement addictif, et comme Sister, on avance, « un pied devant l’autre, et t’arrives là où tu veux », jusqu’au final. J’ai trouvé cette saga superbe, et le message très beau.
4è de couverture du tome 1 :
L’apocalypse, c’est maintenant. Missiles et fusées se croisent dans le ciel et font s’abattre sur la terre des tornades de feu. Un vent terrible se lève, les poussières radioactives voilent le soleil, la vie telle qu’on la connaît va s’achever. Dans une plaine déserte du Kansas brûlée par le feu nucléaire, Black Frankenstein, une force de la nature, se voit confier une mission par un vieillard mourant : protéger une enfant au don particulier.
Dans les décombres d’un New York annihilé par les bombes, une sans-abri à moitié folle découvre un étrange anneau de verre. Dans les ruines souterraines d’un camp survivaliste des montagnes de l’Idaho, un adolescent apprend à tuer… Plusieurs vies, plusieurs trajectoires, un seul but : survivre à la fin du monde.
Chevauchée sauvage dans la terreur, œuvre grandiose et troublante, Swan Song est une immense fresque post-apocalyptique sur les derniers restes d’une humanité se débattant dans la grisaille d’un hiver sans fin.
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture, 540 pages et 540 pages , Date de sortie 12 mai 2023

Coup de cœur pour la version Audiolib
« Moi, j’aurais été plus heureuse si j’étais née garçon, comme Cosimino, mais quand on m’a faite, personne ne m’a demandé mon avis. »
J’ai tout aimé dans ce roman, les protagonistes, l’histoire, le décor, la narratrice Marie du Bled. Le récit d’Oliva, c’est un peu celui d’une multitude d’autres femmes. Un récit qui nous emmène en Sicile, dans les années 60, à une époque où les femmes ont une place bien définie dans la société. Une vie faite de règles imposées par des hommes, qui nuisent à leur liberté, qui brisent leurs rêves, enchaînent leur destin. Des femmes qui élèvent leurs filles selon ces mêmes diktats, génération après génération. Mais un jour, des voix s’élèvent, sortent de l’ombre pour changer les mentalités. J’ai tellement aimé les protagonistes, Liliana, Calò, le père d’Oliva, « tout en silence », et le courage de cette dernière, elle qui pourtant, durant toute son enfance, a été marquée par les injonctions maternelles sur ce qui convient de faire ou non pour une femme. J’ai ressenti une foule d’émotions lors de ma lecture, j’avais envie de marcher aux côtés des personnages, j’ai été emportée par leur ardeur autant que par leur peur.
4è de couverture :
«Une fille, c’est comme une carafe : qui la casse la ramasse, dit toujours ma mère. »
Martorana, un petit village de la Sicile des années 1960. À quinze ans, Oliva Denaro rêve de liberté. Elle étudie le latin et aime découvrir dans le dictionnaire des mots rares qui l’aident à formuler ses pensées encore confuses. Elle aime courir à en perdre le souffle, aller à la chasse aux escargots avec son père, viser avec son lance pierre ceux qui se moquent de son ami Saro.
Aussi, quand les conventions l’obligent à se soumettre à une loi ancestrale, Oliva se rebelle et fait valoir son droit de choisir. Au risque d’en payer le prix fort.
Éditeur : Audiolib, Lu par Marie du Bled et jean-Marc Delhausse, Temps d’écoute : 7h03, Date de sortie : 19 juillet 2023

En un mot ? Passionnant !
Il s’agit d’une saga historique qui se déroule majoritairement en Aquitaine, et je suis complètement tombée sous le charme de ce premier tome. C’est bien simple, j’ai tout aimé dans ce roman, mêlant aventure, amour et histoire. Du pays des amandiers à celui de la langue d’oc, la Dame de la Sauve nous plonge dans une aventure historique exaltante, où se côtoient des personnages incroyablement attachants. Deux pays, deux cultures, l’Orient et l’Occident, et une héroïne, la fougueuse et brillante Brunissende. Une femme exceptionnelle en son temps ! Si je devais résumer ce livre en un mot, ce serait « passionnant » ! Je n’ai qu’une hâte, poursuivre avec la suite de la saga.
4è de couverture :
Brunissende naît à Jérusalem en 1108. Elle est la fille d’un seigneur aquitain parti en Orient lors de la première croisade et d’une jeune femme médecin, arabe de la dynastie des Abassides. Elevée dans ces milieux de grande culture et de tolérance que sont l’Orient et le Moyen-Orient de cette époque, elle a accès à un savoir qui fait d’elle un danger dès son arrivée en Aquitaine et ce, malgré le soutien de son père Philippe. Elle se heurte d’emblée aux moines de l’abbaye de La Sauve-Majeure, toute proche. Son intelligence, sa volonté de soigner mais aussi sa liberté de pensée et sa beauté font d’elle une femme que beaucoup veulent détruire. Elle décide alors de lutter. De double culture, elle devra faire sa place dans cette Aquitaine du Moyen Age sans renier ce que lui a donné le pays de sa mère et sans refuser celui de son père.
Éditeur : Éditions du Halage, Date de sortie : 4 décembre 2017

La tempétueuse histoire du vaisseau HMS Wager
Quelle excellente découverte que ce récit retraçant l’histoire vraie du vaisseau HMS Wager, ayant fait naufrage au large de la Patagonie, en 1740. C’est une véritable épopée que nous livre David Grann ! Bien que présenté de manière très factuelle, l’auteur parvient à rendre son récit incroyablement captivant, nous plongeant dans les entrailles de l’enfer en mer… et sur terre. J’ai adoré le découpage de l’histoire en différentes parties, qui donne du rythme à l’histoire. Tout y est : les personnalités remarquables, les conditions de vie à bord, le naufrage, la survie et la tension qui enfle alors qu’on sent se profiler la mutinerie. Un excellent moment de lecture, qui se conclut par un épilogue véritablement intéressant, qui donne matière à réfléchir sur l’Histoire et comment elle est écrite ! À lire !
4è de couverture :
En 1740, le vaisseau de ligne de Sa Majesté le HMS Wager, deux cent cinquante officiers et hommes d’équipage à son bord, est envoyé au sein d’une escouade sous le commandement du commodore Anson en mission secrète pour piller les cargaisons d’un galion de l’Empire espagnol. Après avoir franchi le cap Horn, le Wager fait naufrage.
Une poignée de malheureux survit sur une île désolée au large de la Patagonie. Le chaos et les morts s’empilant, et face à la quasi-absence de ressources vitales, aux conditions hostiles, certains se résolvent au cannibalisme, des mutineries éclatent, le capitaine commet un meurtre devant témoins. Trois groupes s’affrontent quant à la stratégie à adopter pour s’en échapper. Alors que tout le monde croyait que l’intégralité de l’équipage du Wager avait disparu, un premier groupe de vingt-neuf survivants réapparaît au Brésil deux cent quatre-vingt-trois jours après la catastrophe maritime. Puis ce sont trois rescapés de plus qui atteignent le Brésil trois mois et demi plus tard. Mais une fois rentrés en terres anglicanes, commence alors une autre guerre, des récits cette fois, afin de sauver son honneur et sa vie face à l’Amirauté et au grand public.
Éditeur : Éditions du Sous-Sol, 448 pages, Date de sortie : 25 août 2023

Un roman noir sous tension
Laurent Mauvignier c’est avant tout une écriture spécialement immersive, un phrasé puissant et intense, où le lecteur demeure en symbiose avec les personnages. Il se dégage de ce récit une forme de lenteur presque contemplative, où l’auteur décortique les pensées et les gestes de chaque protagoniste. Un ancrage dans la vie réelle, qui nous happe sans que l’on y prenne garde. Dans cette histoire qui va se transformer en huis clos, et où quelques heures vont paraître durer des jours, la tension est tellement présente qu’on en viendrait presque à manquer d’air.
J’ai tout aimé dans « Histoires de la nuit », du style aux personnages, en passant par cette immersion si juste dans la vie quotidienne. Mais plus encore que pour le roman, c’est pour la plume de Laurent Mauvignier que j’ai eu un véritable coup de foudre !
4è de couverture :
Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu’une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années. On s’active, on se prépare pour l’anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se profile, des inconnus rôdent autour du hameau.
Éditeur : Éditions de Minuit, 640 pages, Date de sortie : 3 septembre 2020 ( existe au format poche)
En Bonus :
LA FAMILLE, TERREAU D’ÉMOTIONS : Mes coups de coeur à offrir.
C’est chouette de mettre « Une tete » sur un pseudo et c’est hyper intéressant les lectures conseillées mis à part le choix je n’en ai lu aucun et ma wl s’allonge. 😊
Qu’est ce qu’elle est jolie cette Demoiselle😍 ma whislist ne la remercie pas du tout par contre.😂 Merci pour la petite sélection 🙏😘
J’adore son compte ♥️
Et ses choix de lecture 📖 :
Très éclectiques avec de vrais choix personnels qui ne surfent pas forcément sur certaines vagues 😉
Encore merci Aude pour cet article. 😊 Je suis ravie d’avoir pu présenter certaines de mes plus belles lectures !
encore une belle sélection qui me sort de mes bouquins habituels
Merci à Caroline pour ces bons conseils, ces découvertes et ces confirmations ;-). Merci Aude pour ce partage !
Que des découvertes par ici ! Merci à vous deux !
Merci, le roman de Mauvignier me tente, je n’ai jamais lu cet auteur. Je lirai aussi celui de Violaine Ardone dont j’avais lu Le train des enfants.
J’ai noté « le choix » 😉 Merci